INTRODUCTION. IX^U
des indigens, et sur le mode d'action qu'une charité éclairée peut exercer sur eux. L'ouvrage qu'il vient de publier renferme, la substance de ces rapports périodiques : on suit, en lisant j les traces du ministre de l'évangile portant , au sein des familles que le malheur accable, l'assistance et les con- •fiolations, s'attachant à relever des êtres abattus, à réformer des êtres dépravés, associant ainsi les deux plus. belles missions qui soient sur la terre. C'est à une semblable école, que l'on s'instruit éminemment des secrets qui appartiennent à l'art de la bienfaisance. L'auteur trouve, au reste, en traitant ce sujet, l'occasion de s'élever aux plus hautes considérations sur les règles de cet art et sur la théorie qui y préside. Il fait sentir toute la puissance du christianisme sur la moralisation des classes inférieures; il compare la législation de sa patrie sur les pauvres, avec celles de TAngleterre et de l'Ecosse; il discute les droits de l'indigent; il compare la situation du riche et celle du pauvre, pour assigner les rapports qui doivent exister entre ces deux classes de la société. Il s'applique à distinguer 12l pauvreté proprement dite, ,du paupériême, en signalant les fâcheux effets de l'erreur qui confond souvent l'une avec l'autre. Nous ne pouvons mieux terminer, que par ce passage de son livre (1), l'aperçu que nous venons d'esquisser : « Les termes à& pauvreté et de paupérùme ont acquis graduellement, dit-il, une valeur distincte par suite des progrès qu'a obtenus cet ordre de connaissances; la distinction est relative aux mœurs et aux dispositions des indigens. Le paupérisme se rapporte à cette classe de misérables, la plus abjecte et la plus dégradée, que lé Vice a le plus souvent conduite à la misère, et qui croupit encore dans le vice; la pauvreté n'exprime que des nécessités réelles , qui souvent s'allient à un caractère estimable et même quelquefois à de hautes vertus. Ces deux classes d'indigens diffèrent essentiellement entre elles; l'abus qu'on
(1) Yoyes rouvrtge ci^iewus cité, 2® partie, lettre 4, page 200.
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feiit du terme de paupérisme tend à les confondre; cette oènfusion est une injustice, et produit des maux considé^ nbles sous le rapport moral. ^£n traitant également tous les iadigens, comme s'ils étaient tons vicieux, on s'expose à leur faire contracter à tous ces funestes habitudes ; laissons aa p^mptfrisme le sens par lequel il désigne les gens qui préfèrent être nourris par l'aumône, à la subsistance qu'ils pooiw ratent acquérir par leur travail. C'est dans ce sens, mais dans ee sens seulement, qu'il doit être considéré conune on véri»table fléau pour ceux qui ré]|)rottyent , comme pour la société Wtière. Mais ne l'appliquons^ point à cette pauvreté digne iirla^foîs d'une estime profonde et d'un tendre inlérét, qui se IHroduit au milieu de nous par des revers non mérités. Ses droits sont sacrés, et dans les exemples de vertu et de piété qu'elle donne, se retrouve le centuple de ce quelle a reçu de