PREMIÈRE PARTIE. LIVRE I. CHAP. IV
si nous ne pouvons obtenir que des notions aussi imparfaites, sur i*état réel dés choses, tel qu*ii est sous nos yeux, et malgré les recherches qui ont, depuis quelque temps, occupé les amis de l'humanité^ que sera-ce si Ton veut riemonter aux temps antérieurs, aux diverses périodes de Thistoire, lorsque les historiens, plus occupés en général de fixer les dates, de noter les évènemens extérieurs que de pénétrer dans Télude des mœurs , se soiy. si peu occjipés^qs 4pstinées des classes inférieures de la société? Macfarland seul a écnt une Histoire des pauvres.
Nous demandons humblement pardon aux personnes qui glorifient la puissance des chiffres dans lesti^ences njprales, d'avoir été conduis ^ ^core sur ce sujet à ébranler une autorité qui a reçu déjà tant d'autres atteintes. La même nécessité nous sera plus d'une fois imposée dans la suite de cet écrit. Toutefois, en avouant l'imperfection de nos connaissances actuelles sur la st^tisti^u^ ^^ ['in^i^ence ^ jïOjfj sommes loin d'en tirer des conclusions trop décourageantes dans les intérêts de la bienfaisance publique. D'abord, signaler l'Imperfection présente de nos connaissances, c'est pro- . voquer les travaux* qui servfroiît*à les perfectionner. Ils pourront procurer une partie des faits, qui nous manquent. Ceux même que nous possédons déjà, quelque incomplets qu'ils soient , peuvent cependant être consulté^ avec fruit , pourvu qu'on ne leur attribue que leur j^ste^v^leuf , et qu'on n'en tire pas d'autres conseque|}c^* que. celles qu'ils comportentr •••••••* ^
La science d'ailleurs n'est pas ici dans une dépendance servile delà statistique* L'étude de la nature humaine, la connaissance des lois qui régissent l'orgaiûsation sociale, les faits généraux de l'hi^toj^e , sont autant de flambeaux qui la guident dans sa marc|^e javec ^lus de sécurité peut-être. Il ne s'agit pas d'ailleurs d'établir îcî des démonstrations géométriques , mais d'obtenir des appr^ia^ons/iiorales.
Après nous être mis en garde contre le danger d'attribuer