PRBMIÀRS PARTIE. LITRE II
classes qui la composent est affectée par les conséquences de l'aisanci^ ou de la détresse.
En s'élevant ensuite aux sources de la richesse sociale, c'est-à-dire au travail et aux forces dont il dispose, on découvrira comment le monvemeût de l'industrie agit sur le développement de l'indigence.
la population exprime à-la-fois et retendue de la consommation et ia puissance productive ; sur elle se mesurent les besoins et les ressources; sous ce dbuble rapport elle occupe un rang essentiel parmi les causes de l'indigence.
Mais l'homme est lui-même en grande partie l'auteur de sa propre destinée ; soit comme producteur, soit comme consommateur, l'homme a une valeur essentiellement morale ; l'emploi qu'il fait de ses facultés réjigit à^la-foîs et sur ses besoins et sur ses forces ; de là l'influence des moeurs sur l'indigence : c'est Tellement philosophique du grand problème.
Enfin, en remontant plus haut encore, les institutions sociales se présentent à l'a pensée, comme agissant à-la^fois sur la production, sur la répartition de la richesse, sur les succès de l'industrie , sur le mouvement de la population , sur tes mœurs publiques; tandis' que, par une réaction naturelle, elles en ressentent aussi les effets. Voici donc un dernier ordre de causes qui, bien que de loin, se fait puissamment sentir dans les destinées de la classe malaisée.
La richesse sociale, l'industrie, la population , les mœurs, les institutions publiques, telles sont donc, si nous ne nous trompons, les cinq sphères successives que nos méditations doivent parcourir, dans l'étude des causes de Findigence. Cependant les erreurs de la bienfaisance, elle-même, peuvent accroître et perpétuer la misère en essayant de la soulager : nous devrons donc examiner aussi dans quels cas. et jusqu'à quel point elle peut encourir ce reproche;.