CHAPITRE I
De la nehesfë sooîale.
ARTICLE l*'.
Diitinedon de la dôtMe influence exercée par la masse de la richesse, et par
son mode de r^artition.
Si Ton supposait pour un instant que la richesse totale d'un pays fut également partagée entre tous ses habiians, que celte égalité fût fixe et permanente , la richesse commune né pourrait s'accrottre bu décroître, sans que Faisance de chacun foi accrue ou diminuée dânâ le même rapport. La condition ifldi?iduelle suiyrait la situation générale. Mais les choses ne sont point ainsi, ne peuvent , ne doivent pas être ainsi, dans un état de civilisation avancé et progressif.
Si l'on supposait que la distribution de la richesse entre les habitaiis, quoique inégale, conservât du moins les mêmes proportions , et présentât toujours des différences semblables , Taccroissement ou l'affaiblissement de la richesse commune déterminerait encore une augmentation ou une diminution corrélatives dans le bien-être individuel. Dansie|)remier cas, les riches «deviendraient plus riches, les pauvres plus aisés. Dans le secobd, les riches deviendraient moins aisés; les pauvres plus misérables.> Là seulement où le mode de distribution de la richesse subsiste le même, on peut conclure de la situation générale aux conditiops individuelles.
Ge que nous disons d'un pays comparé à ]ui-méme à diverses éjgoques , doit se dire de deux pays comparés entré eux. Si, dans chacun, la richesse était également répartie , le pays le plus riche aurait le moins d'indigens. Il en serait de même si , dans chacun', le mode de répartition était semblable.