CHAPITRE II
De l'industrie, àamM lef rapports avec les causes de l'îndlgenoe. Xi'ou-* vrier considéré sons le double rapport de consommateur et de producteur.
Considérations préliminairts.
Si le travail est la source de la richesse, Tinduslrie qui n'est que le mouvement général du travail pourfait-elle êire accusée d'engendrer l'indigence? n'en est-elle pas au contraire et le préservatif et le remède?
Long- temps cette question ne fut pas même mise en doute. On tenait pour constant qu'aucune cause ne contribuait aussi puissamment et aussi directement au bien-être de toutes les classes de la société, que les progrès de l'industrie. Cependant, c'est à l'époque même où ces progrès sont devenus plus rapides et plus sensibles, que des alarmes inattendues se sont manifestées. Quelques-uns ont redouté l'excès de production; d'autres se sont effrayés de l'essor des grandes exploitations; d'autres ont redouté la simplification introduite par les machines; d'autres ont signalé les dangers d'une industrie qui repose sur le commerce extérieur; d'autres ont déploré les développemens acquis par l'industrie agricole ; d'autres, enfin, ont vu la misère s'accrottre avec le luxe né de l'aisance, et ihéme par l'activité des ateliers. Sous ces apparences de prospérité que les créations gigantesques de l'industrie étalent à la surface de Va société hu-