‹ De la bienfaisance publique; (volume 3)Chapitre 56 sur 90 · CONDITION BU PAUVRE COMME CONSOMMATEUR · texte numérisé non relu

CONDITION BU PAUVRE COMME CONSOMMATEUR

De la condition du pauçif. ( i ) considéré comme consommateur.

Les progrès de Tindastrie deviennent autant de bienfaits pour le consommateur mal aisé, en tant qu'ils rendent ou plus abondans, ou plus accessibles, ou plus utiles, les objets qui sont à son usage. Mais la sphère des objets qui sont à Tusage du consommateur malaisé, est assez restreinte ; elle ne s'étend guère au-delà des premiers besoins : simple spectateur des jouissances de commodité ou de luxe que verse sur les personnes plus fortunées une production nouvelle ou plus abondanlfe, sa condition n'en est pas changée.

Ce n'est pas que les personnes de la classe mal aisée, alors même qu'elles n'entrent pas en partage direct , ne profitent indirectement, quoique d'une manière peu sensible, des améliorations qu'éprouve la condition de ia classe supérieure, surtout celle de la classe moyenne. Mais elles ressentent plus vivement aussi les privations auxquelles eiles sont condamnées, lorsque les jouissances des classes supérieures, dont elles se trouvent exclues, venant à s'étendre, rendent le contraste des situations plus frappant encore. . Il faut le reconnaître : le pauvre, considéré dans sa qualité de consommateur, ne participe immédiatement que dans une proportion assez ^faible, à l'accroissement d'abondance qu'amène le développement des manufactures. Non-seulement

(x) G*est à dessein que nous parlons ici des consommations du jyauvre^ en général , et non de celles de Vindigent en particulier.

Nous prions le lecteur de se rappeler la distinction que nous avons établie entre le pauvre et Vindigent (livre i", cHap. i**", art. a, page 4).

En recherchant les causes de Vindigence, on arrête ses regards sur la considération immédiatement supérieure, afin d'observer quelles sont les circonstances qui la font succomber, ou qui la préservent de la chute.

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