‹ De la bienfaisance publique; (volume 3)Chapitre 58 sur 90 · COICDITIOK DU PAUVRE COMME CONSOMMATEUR · texte numérisé non relu

COICDITIOK DU PAUVRE COMME CONSOMMATEUR

généralement plus élevé pendant la première moitié de cet iotervalle de temps que pendant la seconde ; il donne en effet, de 1599 à 1712, une moyenne de ,"'o de marc; et, de 1712 à 1830, une moyenne seulement de-r^: différence rU-o ou 1/27'. La moyenne des quinze dernières années, de 1817 à 18^0^ est elle-même un peu au-^lessous de la moyenne générale des 218 années précédentes. Or, on ne ^aurait douter que le marc d'argent ne représente aujourd'hui une valeur beaucoup plus faible, puisque la quantité de ce métal répandue dans la circulation s'est beaucoup accrue, et que d'ailleurs son office, comme moyen d'échange, a été, par le développement du crédit, suppléé en mille manières. Il résulte de là que la valeur réelle du froment sur nos marchés est sensiblement réduite , quoique la population pendant le cours de ces 232 années se soit considérablement accrue. Elle a certainement doublé depuisle règne de Louis XIV, et cependant les vingt dernières années de ce règne nous présentent le prix du froment à une moyenne de ^ de marc d'argent, tandis que pendant les quinze années de 1817 à 1830, elle ne s'élève pas au-delà de r^. L'industrie agricole a donc réussi à élever le produit des récoltes en grains de notre sol, dans une proportion beaucoup plus forte que celle de Taccroissement de la population. Aussi la France, aujourd'hui comme pendant le cours des derniers siècles, jet mieux encore, se suffit-elle ordinairement à elle-même, et produit même au-delà de ses besoins, année. moyenne, en approvisionnemens de blé, bien que le nombre des individus qui se nourrissent de fromcutse

soit proportionnellement accru par suite des progrès dé l'ai- f sauce générale (1). En 1815, les recolles ne produisaient guère au-delà des besoins d'une population de 28,998,680 habitans. En 1835, le produit des récoltes, après avoir abondam-

(i) Nous avons emprunté le tableau suivant aux savantes recherches et aux. ingénieux rapprochemens de M. le baron de Morogues, dans son traité lilbo-^ graphie Dej causes de la richesse et de la misère chez les peuples civilisés, 1833^

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