SECONDE PAKTIE. LIVRE I. CHAP. III
bornée à le recommander aux soins de la charité . humaine ; elle Ta placée sous la sauvegarde de Dieu même (1). Aussi , le christianisme, dès sa naissance, institua-t-11 pour .les or-> phelins une paiernllé adoptive, l^gr ouvrit-il un asile dans les premiers établissemens hospitaliers formés sous ses . auspices. Dotés et entretenus par les ofTrhndes des fidèles , les orphixnotropions étaient dirigés et surveillés par les ministres du culte ; Içs premiers empereurs chrétiens les investirent de ^ prérogatives légale.
Un décret des empereiirs Léon et Ânthémius, adressée ali préfet de Constantinople, au v® siècle, caractérise ces établisT semens comme inspirés par le sentiment religieux «destinés à a élever avec une affection paternelle les enfans privéls à-laa fois déparons et de ressources; ministère pieux, diseht-iis^ a dont les organes remplissent les fonctions de tuteur vis-à-vis <c des pupilles, de curateurs vis-à-vis des adolescens. y> Us. veu* lent donc que les établissemens érigés dans ce put soient dispensés des frais, des formalités judiciaires, et qu'ils soient protégés par l/es tribunaux (2;. Les canons de Téglisè confient
prème bienfaiteur; voyez entre autres Exode, chap. 22, v«. 22. — Dèutéronome^ chap. 16, V. 14; chap. 24, v. 17 ; chap. 10, v. 26 ; chap. 26, v. 12 ; chap. 27 , \/19.'^ Ecclésiastique, chap, 4, v. 10, etc*, etc. .
(1) £t orphano tu eris adjutor.
(2) Dioscoro prœfect. Prœt,
. ' Orphanotropkoshujus incljrtœ urbis {nulla suhtilitate jurîs obsisienie) qui qui' dempupUlorum sunt quasi tutores, adolescentium vero quasi curatores, sine uUo fidejussionis gnwamine in emergentibus causis tant in judicio,quam extra judi» cium {ut opus exegerit) ad simiUtudinem tutoris et curatotis, personas et n^gotia eorum (si quapossint habere) defendereac vindicare jubemus : ita 'vidélicet, ut prœsentibus publîcis personis, idest tabulariis, aut inte/venientibus gestis in hac quidem incljtaurbe apud wrurn per/ectissimum magistrum census, in provineiis vero tqtud moderatores earum, vel defensores locorum, res eorum eis tradantury à quibus sunt custodiendœ t ut si quas earundem rerum^propter fœnus ' forsifym,/vel aliam urgentem causam vel eo quod servari nonpossunt, alîenandas esse perspexerint,prius habita astimatione , liceateis alienationismore contractum utpretia eor^, quœ inde coUiguntur, ab eisdem personis. eustodiantur, Hujusmodi aufempium atquê reUgiosum o/fiçium pro tempore orphanotrO"
' * . ÉDUCATION DBS OEPHBLIKS. 57
expressément les orphelins aux soins des prêtres (1) ; les capitulaires leur donnent les évoques eux-mêmes pour d^ fenseurs (2) ; ils veulent que les comtes, les Misri domihici concourent avec les évéques pour leur prêter le nécessaire (d). Ils assimilent les intérêts des orphelins à ceux des églises elles-mêmes (&) ; ils recommandent qu'on assiste ceux qui auraient été dépouillés de leur héritage (5) ; ceux dont les droits auraient été méconnus (6) ; ils leur donnent des tuteurs institués d'olBce (7) f ils assignent up rang de faveur aux causes qui intéressent ces nwlheureux devant les tribunaux (8). Le prince, en rappelant que Dieu m/Sme les a marqués du sceau de ^tf prédilection y s'honore d'être leur protecteur ei leur défenseur Ç^). La loi des Lombards renferme des dispositions analogues. (10)
phos îta peragere convenît, ut minime ratiociniîs tutelaribus teu curationibus obnoxiisint: grave enim atque iniquum est^calUdis quorumdam {si iiacontigerit) mackinationiius iosvexarif quipropter timorem Dei, parenii6us atque substan» tiis destitutos minores sustentare, atque velut affectione paterna educare fetti^ nant (Godîqp, Ub. 1 , iiu m, c. 82). Voyez aussi au code, liv. 1, lit. 1, ch. lit $ 2, 22, as ; tit. 3» chap. 33 ; Ç 7.
Voyez égaJenfent k Novelle 131* chap. 15, vers la fin.
On trooTera dans h 3* et la 4* partie de cet ouvrage les priucipales dispositions d^ loîsromainei sur les établissemens hos^taUers, dans lesquels figurent toujours les Orpkanotropions,
(1) Voyez la collection d'Uérard, archevêque de Tours, ch. 1, art. 18f etc.
(2) Capiiul, liv. v, cap. 182.
(3) Capitui, de Chartes-le-Guiuve, de Tan 857; tit. xziv, chap. 2.
(4) Capiiul, de CharUmagne, année 788, chap. 2.— /<^m, dit des Saxons, année 707, chap. l.^Jdem, année 801, chap. 2. — )t^ Capitui. de rannée806f chap. 2. — 3" de l'année 806. chap. 2. — Capitui, liv. vi, chap. 247.
(5) Ihid» liv. II, chap. 31.
(6) Capitui, lib. vi^ cap. 288. Collection de Baluze, t. 1, p. 520.
(7) €apitul. de 703, chap. 8. •
(8) C<ap/W. de Tannée 855, chap. 28. — Cap, de Tannée 801 1 chap. 2é* liv. Il, chap. 33.
(0) id, liv. VI ^ chap. 247, etc.
(10) Tit, V, chap. 27.— Tit, XLViii^chap. l. — Voyet le Recueil de Baluze^ t. 2, paç. 387.
S8 SECONDS PAETIB. LIV1IB I. GHAP.JII.
On est frappé de voir cependant que , dans toutes ces dis^ positions , le législateur n'est guèce occupé que de préserver im infortuné sans défense des périls de tout genre qui le mé-^ naceqt, de lui porter des secours pour assurer sa subsistance et de lui faire rendre justice. Il était réservé aux temps modernes de concevoir sous'un point de vue plus' étendu Texercice de la bienfaisance dont les orphelins sont Tobjet, en prenant un soin particulier de leur éducation. Cette nouvelle direction de^la charité religieuse s'est produite dès le xvi" siècle.
''article U;
f Institutions érigées dans les temps modernes, pour l'éducation des mpheiim.
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Italie.
Lesétablissemens d'éducation pour les orphelins se sodt rapidement multipliés en Italie, avec un zèle très remarquable. Dès le XVI* siècle il s'en est formé deux dans la capitale du monde chrétien. L'hospice des Orfanelli îvx fondé à Rome, par les curés de cette ville (1), et d'après les conseils de saint Ignace de Loyola : 300 orphelins y trouvèrent non*seulement tm asile , mais les bienfaits d'une éducation libérale. Les enfans y étaient destinés et préparés à des professions utiles. Mais, comme on remarquait chez quelques-uns d'entre eux un degré de capacité qui pouvait les faire réussir dans des carrières plus relevées^ le cardinal Salviati, peu de temps après, y adjoignit un collège par une dotation spéciale ^ afin
(1) A Santa Maria in aquiro. "
éDUCATlÔH DIS ORPHBLIHS Bfr ITAUH* "" 59
qu'à r&ge de 12 ans, les enfons qui montreraient dé l'aptitude pussent passer du premier établissement dans le second, et y recevQirrinstrucfion littéraire. La plus grande partie des. élèves profite en ^ffet de cet avantage j et Texpérieuce n'a point donnélieude regretter l'étendue qu'a ainsi reçue le bienfait (1). 800 autres orphelins (2) furent encore recueillis, peu après, au grand Hospice Apostolique de Saint-Michel par les soins et les libéralités d'Innocent XII. Ils y composèrent la première des quatre classes d'infortunés qui peuplent cet immense établissement hospitalieir. On n'y admet que des orphe- 1ms nés à Rome, otî au moins dans l'état Romain, et d'un âge quine ^dépassepas 11 ans. Une*partie d'entre eux y est élevée gratuitement ; une autre paie une très modique pension (3). Ils sont distribués, suivant leur âge, en 6 classes dont chacune est dirigée par un ecclésiastique préfet, et par deux soufr* préfets appelés dtfcurions y choisis parmi ceux des élèves, qui montrent le plus de sagesse et de maturité. Une partie d'entre eux est instruite dans les arts mécaniques; une autre, dans les arts libéraux. Les arts mécaniques qu'on leur enseigne ( sont très variéiâ : depuis les plus humbles , comme ceux de ^ tailleur et de cordonnier, jusqu'aux plus relevés, conmie ceux d'ébéniste, dlmprimeur, de relieur. Les beaux-arts comprennent la peinture, la sculpture, la gravure sur bois et métaux, . l'ornement , les camées, les médailles , les arazzi en figures et en ornement (&). Desmaitres d'élite dirigent leur appren--
(1) Il est vrai que daiu^ les derniers temps le nombre des élèves s*est trouvé réduit à 50 , par Feffet de la diminution que rétablissement à éprouvé dans sies revenus.
Cet étabtissement fat d*abord dirigé par une confrérie spéciale, qui portait le titre délia Vuitaztone tU Maria Vermine Hegr orfani. Il a été ensuite fx>nfié aux PP. Somasques.
(2) Xeur nombre actuel est d'environ 200, savoir : 160 gratuitement reçus, 40 penâônnaireB.
(S) 4 écus l/a romiiiui p«r mois, L'inaùfllsance des revenus a fiût introduire
^ (4) Cette febrique est la seule du genre qui existe jusqu'à ce jour en Italk.
60 SBrCONBE i»ABTIB; LIVKB I. OIIAF. lit.
tissage ; auciia^inoyeii n'est négligé pour les^ perfectionner dans Tetercice des arts auxquels ils s'appliquent. Quelquesuns d'entre eux , occupés à la tenue des registres , à la çojnptabilité, à la correspondance, dansées bureaux de l'administration^ y font l'apprentissage de ce genre de service, ejt deviennent une pépinière d'excellens employés pour les servie ces publics , comme pour les particuliers ; cette institution est complétée par les études littéraires convenables pour les professions respectives. Les jeunes artistes sont conduits à l'école du nu , qui existe au Capitole ; ils reçoivent des notions d'anatomie, de mythologie, d'histoire sacrée et profane. Les jeunes ouvriers suivent des cours de géométrie et de mécanique et, depuis peu, un cours d^ chimie, appliquées auxirts. La musique elle-même leur est enseignée, et ils y acquièrent un certain degré d'habileté. Cet établi^ement réunit ainsi les caractères d'une sorte d'école des arts et métiers, d'une institution polytechnique (1); c'est ainsi qu'on a compris à Rome l'adoption des orphelin^ par la société , et les devoirs qu'elle impose.
Dans les deux établissemehs qui viennent d'être indiqués, • loin d'interdire les communications des orphelins avec les personnes auxquelles ils sont liés par des relations de parenté, on favorise au contraire ces relations; on va jusqu'à permettre aux élèves d'aller quelquefois chez elles : on considère qu'il est utile à leur caractère et à leur moralité (l'entretenir dans ces jeunes cœurs , pat* de semblables rapports, les affections de famille.
Les orphelines sbnt admises à l'Hospice Apostolique de * Saint-lMichel,sur les bords du Tibre, avec d'autres jeunes fliles délaissées , à des conditions analogues , et elles y re-
(1) Nous empruntons ces détails peu connus à Tintéressant écrit publié de- .pub peu à Rome, par Monsignor Morichinii sous le titre de Degi' Istituti di publica cariià e d' insiruzione prîmaria in Roma, un vol. in-8; 1836 ; VP partie^chap, !9.
ÉDUCATION fiBS OBPnBLIHS BN ITALIE. , 61
çoivent une éducation très soignée , mais appropriée à leur , sexe. D'autres encore sont recueillies dans quelques-uns' de ces nombreux Conservatoires que Rome renferme pour les jeunes personnes malheureuses ou en péril , spécialement dansceux des Quatre'Saints(X)i deSaint-Clémeniei de Sainir Creseeniin (i)j des Trinitairès et de Sainie-Euphémie (3). Les mêmes bienfaits que nous avons signalés par les orphelins sont répandus sur elles; il y a plus :,des dots sont instituées en leur faveur \ pour l'époque où elles trouveraient à s'établir, et celles d'entre elles qui préféreraient passer leur vie dans la paix de la rétraite, peuvent facilement aussi obtenir une semblable destinée dans quelques-uns de ces asiles.
Les orphelins des deux sex0s sont presque toujours admis dans les nombreux hospices qui s'élèvent de toutes parts dans les villes d'Italie' , alors même que des établissemens spéciaux ne leur sont pas réservés ; mais, lorsque des maisons leur sont particulièrement affectées , ils y reçoivent une éducation plus complète. Milan- dans ses deux orfanotropi, l'un pour les garçons, appelé Mariinetiij du nom du fondateur; l'autre, ppur les filles (\es Stellities')^ fondation d'un cardinal Borromée , rivalise presque avec Rome. 200 orphelins sont élevés dans le premier; il forme des . élèves pour les professions industrielles, et les répartit chaque jour à cet effet dans divers ateliers 4e la ville. 42& sont r^ues dans le second, et y obtiennent une éducation très soignée sous les rapports religieux et moraux , comme à l'égard du travail ; aussi les élèves de ce dernier établissement sontelles recherchées en mariage par les artisans honqêies; elles
(1) Fondé en 1560, par Pie IV» pour élever lés orpheliiles précédemment tdmises k S.-Barthélemi , lors de la création de Thospioe des Orfonelli. (/(/., iBiiL,cha^. 12.)
(2) Foûdé par Clément XII. (/d?.»iW./cliap. 16.)
(8) Sa fondation est due à une sœur Catherine Marchctti, sous le pontificat dePieVI.
62 ' nCOlTDB rÀftTIB» UTBS I. CIIA9. III.
peuvent d'ailleurs se retirer, pour leur vie entière , àTbos^ pice de Santa^Maria de Loreto, Pavie , Bergame, Lodi, dans le royaume lombard- vénitien , possèdent chacune deux orfanotropi , pour les orphelins des deux sexes, dirigés dans te même esprit. Dans celui de Parme, les enfans sont élevée pour les arts mécaniques.
L'établissement des pauvres orphelines de Turin prit nais^^ sauce Vers le milieu du XVI® siècle, fut placé sous la prptecliot royale par Charles-Emmanuel I*^ , en 15B3 , et devint en i586 une sorte de monastère. 11 mérite, par la forme de son organî- ' sation, une attention spéciale. Il sjobsistait uniquement dans l'origine par le produit du travail des élèves^ et par les dons des fidèles ; il a reçu depuis une subvention de l'étau Lea orphelinea y sont reçues en nombre indéterminé, à l'âge de 8 à 12 ans I elles y apportent une petite dot (i). Elles sont di** visées en 2 classes ; les novices, et celles qui, après 6 ans, sont admises dans la communauté. Les premières reçoivent l'in* struction élémentaire dans toutes ses branches ^ le produit de . teur travail appartient à l'établissement. Les secondes sontoo^ cupées à divers ofiQces, à divers travaux i le 6« de la valeur d# leur ouvrage leur est réservé^ les plus diligentes ont, en outrei desTémunérations proportionnées à leur mérite. A 25ans, elles" ont la faculté de quitter la maison pour se marier , ou pour prendre le voile. Celles qui rentrent dans le monde doivent être cautionnées par des personnes honnêtes qui répondent * de teur subsistance , qui les protègent et les surveillent. On teur rend cette justice, qu'elles reçoivent une exeellente édtt«oation : elles aiment le travail; elles sont bonnes Ouvrières, modestes, sobres, d'une excellente conduite $ aussi, en sor^ tant, sont-elles recherchées par les familles les plus estimables. ' ^ Turin possède aussi un orfanotropio pour les garçons.
(1) Un tFonaseau et 260 fir. Cependant, quelques^mifis sont tdauseï gt«tui« tement.
ÉBirCAVIOK BBS 0BPH1LI9S ti9 IVALIB. 6B
Cette yille, si remarquable patr ses établi ssemens de charité , x)ffre l'exemple d'une institutiou récente, unique dans son e»pèce, sous le titre de Petite maison de la divine Providence et qui est l'ouvrage d'un sfiiû homme assisté par les dons des gens de bien (1). Là /parmi un grand nombre d'autres infortunés, se trouvent égalemtent des orpheliqs des deux sexes. Logés,. Têtus', nourris, instrufts, formés aux professions utiles, ils y/ sont encore exercés à un noviciat spécial ^ celui de la noble vocation qui appelle à servir les pauvres : les orphelines a|i^ prennent à soigner les malades , et quelques-unes se préparent à devenir sœurs de charité ; une partie des orphelins se dispos^ aux fonctions d'infirmiers ; les unes et les autres sont employés à instruire et à soigner de petits enfans indigens, qui viennent du dehors passer la journée dans l'établissement (2). Beureuse et louable combinaison qui, de l'éducation, donnée par la charité, fait nattre pour la charité de nouvelles générations de ministres ! ,
Les orphelines élevées dans les orfanotropios de Navare (S) , Pigneroles , Ghieri , tiennent aussi l'école pour les peiltes filles de ces villes. La plupart des villes du Piémont , Acqui , Alexandrie , Asti , Bielle , Casai , Cuneo , Fossano , Mondovi, Nice^ Novi, Pigneroles, Saluées, Sommarivadi Bosco, Verceil,etc., ont ouvert à Tenvi des asiles où les jeunes orphelines sont élevées chrétiennement , instruites , utilement occupées , formées aux travaux de leur sexe, quelquefois même à certains arts , comme la fabrication des fleurs artificielles, et souvent encore aidées pour obtenir une situation convenable/ Gênes , indépendamment des ressources qu'ofirent ses nombreux Conservatoires pour le placement
(1) Le cbanOiiie GotoUogo. U « &it oomiaitrd en 1SS9 la aituatioB mique de cette maison.
(a) Yoyez Tintéressante relatkm publiée en 1838, à Biilan , par M. Tavacat Saoehi, sous le titre de InsHtuH di benefieenxa à Torino, Pag. 80 et 47*
(3) Novare a wm «Pae îiiMîtutHNi récente poor TédiicatifKi dea orpk#ait
6A SBOCMBB VAETIS. UTBS I. CHAP. III.
des orphelines, a consacré un établissement q>écial pour 60 orphelins, à qui y font Ta^prentissage des arts mécaniques (1). On Yoit à Lomelline, à Yerceil , deux maisons séparées pour les orphelins des deux sexes. A Bnsca, ils sont élevés dans le même collège. Dans le boui^* d'Avona , le riche orfanotropio Petrossi élève ^es orphelins sous la direction dès^ * PP. Somasques. Partout, l'apprentissage du travail est joint à rinstmction élémentaire et aux influences de la moitié feligiense. Dans quelques-unes de <;es maisons , comme dans celles de Nice , on élève aussi les orphelines pour en faire de bonnes filles de service.
Alléknasne.
Quoique les nombreuses institutions, que Tltalie referme * pour réducatioB des orphelins, aient pour la plupart une dale déjà assez ancienne, leur histoire n'a point été encore publiée; un petit nombre seulement ont été décrites et les documens qui peuvent en donner quelques notions n'ont vu le jour que ' dans ces derniers temps (2) . En Allemagne, au contraire, ces pu- • blicationssonttrèsmultipUées :ellesremontentdéjà àun temps assez reculé. Dès le milieu du xvii" siècle, les réglemens relatifs à la maison des orphelins de Francfort-sur-le-Mein furent imprimés par le gouvernement de cette ville libre impériale. Au commencement du siècle suivant ', Herm traçait le tableau . de la maison des orphelins de Glaucha , et des heureux fruits quelle portait sous les rapports religieux, moraux et industriels (3) ; Frank , celui de la Maison de Halle , en la josii-
(1) En 1788, les OrfattL
(2) Saggio sul buon gopemo délia mendiciia, etc., par le comte Petit ti de IMkreto, t. Ut]^. 171, 176, 178, 180, 182, 186, 101, 103, 108, 206, 207 220,274.
(3) Voyez les titng écrits intitulés, le premier QEffentliches Zeugniss, etc. , ^ k second Naehricht^ etc. ; le troisième SegensyoUe Fussttqifen, etc., publiés à
li^ BMâson des orphelins elle-même^ en 1706» 1707 et 1800«
0RPHSLIH8 DANS LB NORD BT l'bST BB L*BUB0PB. 65
fiant contre les critiques dont die avait été l'objet (1) ; Granwald, celui de la maison de Zittauçt de Halle (2); Steinhart et Steinbart, celui de la maison de ZuUichau (3). Les institutions de StetUn, de Bayreuth , de Dresde, étaient décrites en détaM dans des comptes rendus au public (&). Plus tard des publications successives firent également connaître. celles de Torgau, de Yienile, d^Pra^e, de Géra, de Weymar , de Wurizbourg, de Nuremberg, de Laubau , de Waldhejm , de Barntrupp, de Magdeboui^, de Nordhausen , de Stuttgard, d'Altona, de Kœnisberg, de Carmin^ de Langendorff, de Grunan, de Gefle en Suède, de Hambourg, de Langhennçrs près dé Freiberg, de Berlin , de Potsdam, du pays de Nassau, de la principauté d*Halberstadt, de TAutriche, de la Bavière, de la Saxe etc. (5). Heymann , Breltmanq , Kroeger , écrivaient des histoires spéciales des établissemens pour les orphelins et les enfans trouvés (6). Gerstlacher réunissait les statuts de ceux du grand-duché de Bade (7). Le pasteur Wagemann (8) , Bergius (9) 1 le D. Julius (10), rassemblaient
(1) Naéiricht, etc. Halle, 1800. Voyez aussi sur le même élablisseroentles defcripttoiis données par Kœhler en 1704, par Niemeyer en 1700, etc. '(2) Beschrttbungt etc. Leipzig, 1810.
(3) Nacliricht, etc. ZûUichau, 1723, 1731.
(4) Stettin, 1732. — ^Baireuth, 1786, par SiechmuUer.— Dresde^ 1737. (6) Voyez le fFegweîser zur Uiteraiur der JVaUenpflege^ par Ristelhueber.
Cologne, 1831, V partie.
(6) Heymann, Nachrîch, etc. Gœrlitz, 1764r 1767. — Beckmann, Ge^ sdùchte der Flndel- und ff^auenheçuser, dans son recueil publié à Leipaig,
Kroger^ dans ses Archives allemandes sur l'éducation des orpltelins et des pauvres, recueil fort estimé en Allemagne. 1825 — 1828.
(7) Sammîung aller Baden-DurlachiscJien Anstalten und Ferordnungen, etc., t. 2. Francfort et Leipzig, 1774.
(8) Dans le recueil publié par lui à Gœttingue^ sous le titre de Magazin fur Industrie und Ârmenpflege, 1788 à 1806.
(0) Dans son : Polizeiund CamenU-Ufagazin, publié à Francfort, en 1774. (10) Dans son excellent recueil périodique, publié à Berlin, de 1820 à 1833, sous te titre de Jafirèiicher, etc.