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exemple, en 1380. Un nommé Fieintz érigea, en 1331, à Nu* remberg, un hôpital du Saint-Esprit, avec une double destina tlon, Tune pour les femmes en couche, Tautre pour les enfans trouves; il avait attaché à celle-ci une condition remarquable : on tenait une note exacte des frais avancés pour l'éducation de reniant, et Féiève était appelé à les rembourser plus tard, lorsqu'il était devenu capable d'un travail lucratif. En 1362, il se forma à Paris, sous la direction de Tévéque, une confrérie pour secourir les pauvres enfans, et, dès Tannée suivante, elle les recueillit dans l'hôpital du Saint-Esprit. Les lettres patentes délivrées en faveur de cet établissement, par Charles VII, en ikkh , ne permettent , il est vrai , comme nous l'avpns vu (1), d'y recueillir que les enfans nés en légitime majriage; mais les défenses qu'il prononce à cet égard font •supposer que^ dans cet asile, comme dans d'autres du même genre, on cherchait à faire admettre des enfans illégitimes, en les délaissant. Le motif qu'elles invoquent est remarquable : (c Si l'on recevait sans distinction les enfans illégitimes, ce disent-elles, il pourrait advenir qu'il y en aurait si grande ce quantité, parce que moult de gens s'abandonneraient et fe- (c raient moins de difficultés de eux abandonner à pécher, (ç quand ils verraient que tels enfans seraient nourris davan- ((;tage et qu'ils n'en auraient pas la charge première ni solc( liçLtude> que jtels hôpitaux ne les sauraient porter ni sour <c tenir. » Dès 1523, l'Hôtel-Dieù de Lyon recevait et élevait les enfans trouvés (2). En 1 536, François I" érigea, pour les enfans dont les pères ou mères seraient décédés à l'Hôtel- Dieu, un refuge appelé d'abord des Enfans-Dieu , puis des Enfans rouges. On lit dans le règlement rendu, en 1547, par le parlement de Paris, pour l'hôpital de la Trinité , que jcei établissement est destiné aux enfans mâles des pauvres in-
(1) Voyez le chap. m, page 80.
(2) Yoyez le discours prononcé à rAcadémie de Lyon , par M. Terme^ président de radmmistration des hôpitaux civils de Lyon. 1S36 , page 8 . '
OEIfUin MfUS lOfVUSBfi »'«Sr9A2f» TOOOTÉS. 147
paUd§9f ewrêléêêutimmôm de h piUe fit dfis fauhowrgfit ni$ en légitime mariage . Les lettres patentes 4e 1543 et d^ UM noiis apprennent qn'U était d'usage de quéteri ^ Tentréa de l'église de Notre-Dame, pour Içs edfans abandonnés aaiw distinction * A la porte de la cathédrale, était lu grabat sof ieqnel les sours bospîitalîères plaçaient quelques-uns de pes infortunés, sollicitaient pour eujL des secours 9lw heures dâ^ officesi et (oriaient publiquement au^ pass^ms : « Faites bien à ces pauvres enfans trouvés >». On les nourrissait, les logeait dans une petite maison appelée la Couche. On voit, ent|^ autres, dans un arrêt du parlement de Paris, en date du ^ décembre 1546, que le nunistère public exerçait alors les ac-: tions des enfans trouvés, faisait valoir leurs droits à Tassif-r tance $ que l'obligation de les entretenir était imposée à 1'^ véque, a^ chapitre métropolitain, à divers monastères ù^ Paris; m^ que rhôpita) du Saint-Esprit et d'autres enc9rç jetaient tenu^ d'y contribuer, (i) ^Espagne, dès le commencement du x* i^ièclè, avait eu SP9
il) Toiei rintitulé de cet arrêt :
« Airêt touchant les enfans trouvés entre le procureur-général du roi , de- « mandeur, pour raison de la nourriture et éducation des en&ns trouvés et « exposés en cette ville de Paris, d'une part; et les doyens, chanoines et « chapitre de Féglise N. D. de cette dicte ville , défendeurs en la ditte ma* « tière^ d'autre; et encore entre le dict procureur-général, demandeur, et « révéque 4e Paris, les religieux ^ abbé et couvent de Saint-Denis^ de Saint-
• Magloire à Paris, de Sainte-Geneviève', de Saint-Yictor-les-Paris , de « Saint-Germain-des-Prés à Paris, de Tiron à Paris, les religieux , prieur et
• couvent de Saint-Martin-des-Champs, le grand-prieur de France, corn- « mandeur du Temple de cette dicte vill6 , et autres appelés pour contribuer « à la nourriture et entretenement des dicts enfans d'autres; et aurez le dict « dem£wp4^ ix>mmi4sio& pour ffkp ^i^VIe^xx ]^ umXm px^nyp^wt^s du « Saint-Eqprit, du Sépulcre, et autres hôpitaux et gens d'église fondés en «c cette ville de Paris...... et ce, pour raison de la contribution de la dicte
« nourriture et éducation. *
O0t ayr^«t ceux qui sont cités ki, font partie d'im leeoeil, «nan)L,-db|