MINIMUM
Enl641 229
Tau 4 3,12206)
Pan 9 3,616
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Le nombre moyes des. en&ns admis? à lliospico do la char rite de Lyon, de 182,5 à tSSO, esl do 1990 par ^ aimée 9 pei»f>
(1) G*est Tannée qui appela la sévérité du parlement sur les transports d*en£fins envoyés des provinces. 'tl*6st le iMximum des admisslinis, pendant pv4t de deuK nèo^. Il Ait constaté par dos «amnfawirei q«e ior ee noi^rples 2/8 provfiDaiant de Paris on de la |>aiiUgiie, et Y/8 des pvQVinoei éloîgnéea.
(2) On voit dans iWiée suivante Tef&t aeiisible de Farrèt du parlement.
(3) Cette période vient immédiatement à la suite de Tarrêt du conseil dé 1779, et en montre Tefficacité.
(4) n est digne de remarque que le nombre des enfaus reçus a diminué de près d*un tiers pendant lé cours de la révolution. C'est que les atadtages promis alors aux filles-mères et à leurs enfans,'par la législation de l'époqfte, dtfli^ naient aux premièns, avec plus de iaeiUté d*fiv(mer ktnr position, les mo^fens de eonsérvet* leurs eoflott auprès d'elles.
(6) ITous ne tenons pas compte de Tannée 1793, parce que les rdetés ne eomprenneût que 9 mois cl 21 jours jusqû^ttu 21 septembre. '
(6) Cette période est cale qui a précédé le décret de 1811, et qui fAét!^ prend les' 10 premières aimées du consulat et de femplre.
(7) On reconnaît par ces relevés authentiques que lé nombre fl*admisrfiillA d'enfans trouvés, bien loin d'avoir augmenté à fhospice de Paris , comme ttt n*a cessé de le répéter, a sensiblement didnnné depuis près dfun deml^s&èeltt'y et que cette diminution a eu lieu d'une manière sensible pendant lis années
H0^IC|9 Ift'EHFiMIft mOV?iB,, B« 91UUICB. |6|
dantleseioq aonée6$uiyaate«, j) iî*est ptoa que d^ i995 (1), £ii 1895, cet bospice a reçu 1838 enfaos trouvés e( 43 a})SUH dounéa seuloment* U eu a 4té placé à la campagne s
En&iis trouvé^..*; ..........^ 1034
M ftbundomiéit •M*»ii»t»*<» 19 \
Il en restait à lliospiee mèiAe, en 188& :
Enfans trouvés. 136 /
Id. abîindoimé». 16 |
Et en' 1^35» enfans trouvés tl2 )
Enfems abandonnés. 18 f
II en restait à la campagne , savoir : . ^
Enfens tfoi|?és .,...,.,,,,, iai084 ï ^ntna
Id, abandonnés 05 l ^^>^'^
£t en 1836 , .enfans trouyéi 10,168
Id, abandonnés 68
10;2ai
' Les enfant abandonnés ne sont admis que sur la preuve authentiqua 4e ^impossibilité oii$ont les parons 4e le$ élever. ' Les frères q^i dirigent les écoles cbrétiennes, 4an$ les çi^nif pagnes I se chargent de la snn^i^ldoce des eufans plac^ dap» leur^ communes respectives* ,-,
L'b6tel-dieu de Marseille admettait, depuis un temps im^ mémorial 9 lejouretlanijut, \^ enfau$ exposés soit à /a^7
$Uêre de thôpUoi, soit au bureau de$ enfam trouvç'^, Aujouf-
4'iiuif les enfans y sont encore reçus ^ suivant les règles. pr^s«- <;ntes par Tinstruction ministérielle du 8 février i833| don^ uom aurons bientôt ocoasiou 4e pajrlert soit qu'x)u les déposa dau/5 te tour, i^it qu'o» les préscpte au bureau ;> wwhrf
fut m Mut mQ^4m d«pi|i# mti r «v^é f^/ffas^mmm ef9Wtm ^ w^f
4érable de 1a popnl^tiion de 1» (^pital^.
JX estvV^ (|ue la période de 1760 à 1780 renfi^rme un iotervaUe jlendant le4uel Pbospice de Paris recevait beaucoup d*enfans des provinces; mais, aujourd'hui eikcortï, il ea-adtnet un frès grand nombre des départemêni volsliia) iPalfleors, il ne faut pas perdre ai vua que, cbpiiîs 17M , ia ]Mi|puia|tiin Al feJ^rmmMfirtfceru^; queAoU^^f^aii/ifBpa^tjailUer 4F^^4o|»M^
(t) ^«l^hfiiACQmdiii cUéd9 4f. Jf?m^» pag? Ï2lr . ^
^mmr^^V^,
16& SfiCOUDB PART»; LIY&S I. CRAP. V.
de ceux qui sont déposés au tour ne fonnent qu'un treizième du nombre total des admissions. Ils sont ensuite transférés à l'hospice de la charité , qui les place en nourrice à la campagne. La moyenne du noçibre des enfans trouvés,, encore au lait, admis annuellement, est environ 500. On ne voit pas qu'il ait augmenté sensiblement depuis 1828 \ car il était de 4^2 en 1825 , savoir :
Enfiuis trouTés. ••••.••••••;•.•• 460 ) ^j.»
Id. abandonnés. .-*. . 22 } ^^
et de &79 seulement après 10 ans, en 183&, savoir :
En&nsV^UTés ..'•••• • 470 | -..^ '
La moyenne des 10 ans est, savoir :
Enfons trouTés 494 ( j.^.
Id. abandonnés Il j ^^'^
* Le nombre des enfans trouvés admis, chaque année, de 2 à Tans, s'élève à environ 200. Près de 300 enfans sont habi' tuellement dans la maison. Le nombre 'de ceux qui sont placés à la campagne s'est accru progressivement en 10 ans, (de 1825 à 183ft), de 1099 à 1999; tandis que le nombre des plàcemens en nourrice ou en pension ne s'est accru 4ue dans une très faible proportion, et a même diminué quelquefois pendant cette période. Il est digne de remarque que les enfans sortis de pension , comme ayant atteint l'âge de 12 ans, qui n'étaient qu'au nombre de 20 au commencement de la période , sont arrivés à 118, à la demiàre année (18S&).
Beaucoup d'enfai^s ramenés à l'hospice sont employés dans Içs ateliers de l'établissement. Il existe, en outre, pour eux une institution propre à la ville de Marseille et qui ç|ate de 1604 : c^^e&t F assisianee aux funérailles 'yXhospice perçoit à cette occasion une rétribution , proportionnée au Nombre des enfans, et qui monte de 3 fr. 50 c. à 35P fr., sui-r vaut l'importance du convoi; son produit a été, en 1834^ de plus de 18,000 fir. Cet exemple a été imité dans quelques villes.
H08MGS9 h'WtÂJXB TMVlÈSy BU FBAJfCE. 165
Sitoation présente des établissemens d'enfiEUis trouvés en France.
271 bospices se partagent acluellemeat, en France, le dépôt des enfans délaissés. Plusieurs départemens tels que la Seinet le Rhône, la Gironde, le Bas-Rhin, la CÔte-d'Or,la Moselle, la Loire-Inférieure , Tlndre-et-Loire, la Meurthe , le loi , la Sarthe, leDoubs, le Jura, la Haute-Saône^ la Nièvre, la Drôme, la Corrèze, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées- Orientales, la Lozère, n'en ont qu'un seul, situé au chef-lieu même. D'autres, au contraire, en ont jusqu'à 7 : comme l'Hérault, les Côtes-dtt-Nord, l'Ule^et^Vilaine. La plupart en pos-^ sèdént à-peu-près un, par arrondissement.
En 1809^ la dépense pour les mois de nourrice et les pensions des ^fans placés à la campagne formait , pour tous les enfans trouvés de la France , une somme de &,637,782 fr.; ce fut d'après cette base que le décret de 1811 supposa qu'une somme^ de quatre millions suffirait aux dépenses d.e ce service. Déjà, en 1815, elles étaient monté à 6,113,090 fr.; en 1817, à 6,763,179. Bientôt, elles se sont élevées, en dix années (182& à 1833) , de 9,800,00a fr. , à 10,2&0,000 fr. ; en y comprenant , il est vrai , les frais de layettes et (jie vêtures. En 1834, elles ont été ramenées à 9,/i&l,00/i fr., par Teflfet de quelques réformes ; sur cette àomnïe, il à été em« ployé, pour les mois de nourrice et les pensions , seulement 8,386,295 fr.
La moyenne de la dépense annuelle , pour chaque enfant , pendant ces dix années , a , au contraire , diminué : de 83 fr. 9S c. elle est descendue à 80 f. 31 c. ; en 1834, elle a même été réduite à 76 fr. 31 c. Nous en indiquerons bientôt la cause. Les mois de nourrice représentent environ 71 fr.,dans cette dépense annuelle. ^
Généralement, les enfans sont placés à la campagne, d'a<-
bord en nourrice, pois en pension , et. la. pension est payée jusqu'à Fâge de 12 ans.
Le tarif des mois de nourrice et des pension's varie suivant les hospices.
Celui de Paris paie ', savoir :
Pow iiÉ MilAt fl'tti JettP à ttn «1.9 iî% par ttbîi. Id. A*unk a«al • U.
§d. de 8 à 7 ans 6 Id, M de 8 à 12 ans 4 Id.
 ISi àâS| lés enfem sont placés ches désctdtiVateuFS oa dés Sirttsans. 80 tt. sont employés alors à les vêtir.
Les ttottriices reçoivent trois i*éoompenses i
La première ; de 8 fr. $5 c, lorsque le* enûmé âtteignwt 8 mois 'y
La seconde: de 6 fr., lorsqu'ils atteignent A mois $
La troisième : de 6 fr., lorsqu'ils atteignent 9 mois.
Les frais de voyage sont réglés suivant Téchelie des dis*tances , et suivant les saisons. Ils montent de 8 fr . , pour une distance de 10 lieues , à' 9 francs, pour une distance de iê à 68 lieues, dans la belle saison^ et croissent d'un tiersi pen*dant la mauvaise.
Les frais de layettes et éb vdtures, les hoiioraireB des médecins , les médicamens , les frais d'inhumation> forment le surplus de la dépense.
Les enfons ne sont ramenés à l'hospice, qu'en cas d'infirmitës graves ou chroniques ; à Paris , i|s sont alors placés dans l'hospice des orphelins.
Mais la moyenne de la dépense varie beaucoup suivant les localités. Tandis qu'elle reste dans les limites de 50 à 88 fr. dans quelque» départemens , comme la Haute-Vienne , ta Creuse , la Corrèze , l'Allier , le Puy^^e^Dôme , elle monte au-delà de 100 fr< dans quelques départemens, teisqtie t
HOirim p'BuvAna TAooviti w ibaitcb. 197
L*Toime . . • • 104 fr. SS c
L« Bas-Rhin 168 86
Le Ftts-de-Galais « 111 66
liCDmibs • 110 00
La Somme.* »••••••••• •' 110 72
La Seine • / 110 26
LeLmi«t ••..•• 100' *17
La Mayenne ; : . . . • 100 01 (1)
Les frais de nourriture et d'entretien des enfans, fig^ent pour environ 9 fr. 10 c. dans cette dépense; 1;10** est absorbé par les frais de transport i d'administration, etc.
Il est intéressant dé remarquer que les enfans, arrivés à fàge où ils cessent d*étre à la charge des hospices , n'étaient qu'au nombre de 7860 , terme moyen , à la fin de chaque année y dans la période décennale de 182A à 1833; et que, en 183&, ils étaient au nombre de 10,227 , bien que les admissions eussent été en décroissant. Il est à remarquer encore que le nombre des enfans retirés par des.parens ou parades bienfoitenrs s'est également accru, en 183& : en effet, il a été, dans cette année, de 7&26; et il n'avait été que de &600, année moyenne , de 182& à 1838. Des corollaires importans sortiront bientôt de ces remarques. (2)
L'hospice des enfons trouvés de Strasbourg, érigé en 17&8, offre seul, en France, l'exemple d'un usage utile adopté en Allemagne : en recevant et en élevant gratuitement les enfans abandonnés par leurs parens, cette maison admet aussi, moyennant une pension de 300 francs , les enfans illégitimes. Leur nombre réuni n'excède pas la moyenne de 180 admissions par an.
{%) Hwm ne tenons pas 4»mpte de la Corse mi la mo^ennd «std^ U^ fr. 22 c, y ni de 1^ Hàate-Saône oà elle est 160 fr. 38 c. , parce q^^ ces deu)^ d^partemens sont dans une situation exceptionnelle.
(2) Voyez le Happort déjà cité , présenté au roi , en 1S67, par M. le minîs« tre de Vintérieur.— Toyez aussi le Mémoire de M. le Ticomte ^Bondy, préfrt 4i fléHM ior te wfiiis ttoii9éh«lk» pifalié en taill • 4^
8Kfiditi»« timrtt, xxnSA i. 'Chav; ▼;'
' AE13CL£ lY.
Dts liospicés d'mfans trow^,^ians-les contrées de t Europe f qui prèfettent
.le. culte cathoUquel ■ • ^
Belgique.
Nous nous sommes arrêtés à dessein sur lès résultats obtenus» en France, par Tinstitution du régime hp^italier en faveur des enfans trouvés^ soit parce que la France est le pays où cette institution a reçu le plus vaste développement , soit parce qu'elle est aussi celui sur les établissemens duquel on possède jusqu'à ce jour les détails ies plus circonstanciés.
Le caractère que cette institution a reçu de saint Vincent de Paule explique en partie comment l'exemple de la France a été plus particulièrement suivi à cet égard par les pays qui professent la religion catholique. Cependant , dans les contrées qui conservaient les traditicms du régime féodal, l'entretien des enfans trouvés continuait à être une chaîne des seigneurs hauts justiciers et des communes , charge dont là répartition mal réglée donnait lieu à de nombreux différends. Ce mode d'agir se maintint, en Belgique^ sous la domination autrichienne. Mais, réunie à la France, précisément à Fépoque où la France venait de se donner une législation nouvelle , la Belgique , affranchie des droits féodaux , vit ses enfans trouvés passer sous la protection immédiate de l'état. Le régime établi parle décret impérial du 19 janvier 1811, y reçut son application. Cependant, le nombre des hospices destinés^ aux enfans* trouvés ne s'éleva pas en Belgique audessus de 18. Quatre provinces de ce royaume n'en possèdent même aucun.
'. Lorsque lA Itelgicfuefitts^pauréede la France V et pendant une période de huit années (de 1816 à 1822") ; la moyenne d^
HOSVICI» »'e1IFAK8 TROUVÉS^ EN BHLGIQUE. ij09
admissions d'enfansitrouTës, dans les hospices de la Belgique, fut de 8756 par année. A cette époque, un nouveau règlement d'administration pub^que (1) fit retomber la charge de Téducation de cette classe d*enfans sur les' communes et sur les maisons hospitalières , qui étaient par leurs fondations destinées à cette bonne ceuTre; les provinces furent seulement appelées à concourir à cette dépense , en cas d'insuffisance des ressources ainsi assignées. Dès-lors, pendant les 10 années suivantes , la moyenne d'admission des enfans n'a été que de 800, quoique, en Belgique comme en France, la pq[>u]a(ion n'ait pas cessé de faire des progrès sensibles. Le nombre total des enfans trpuvés et abandonnés élevés aux frais du public était dans ce royaume , en 1833 , de 9305 , et en 183& , de 8951 seulement.
En 183&(2), une loi nouvelle, mûrement préparée, longuement discutée, a partagé par moitié, entre les provinces et lés communes sur le territoire desquelles les enfans ont été exr posés j l'obligation de pourvoir à l'éducation et à l'entretien des enfans trouvés. Toutefois , cette loi a aussi appelé, pour soulager les communes, le concours desétablissemens de bienfiiisance dotés pour cette destinatioi^ spéciale ; elle a d'ailleurs, engagé l'état à fournir un subside annuel pour contribuer à cette dépense. Le législateur s'est proposé d'intéresser directement les administrations provinciales et comjnunales à prévenir, les abus des admissions trop faciles, à mettre des entraves aux expositions. Sans prescrire immédiatement la suppression des tours , il a espéré de la sagesse des autorités locales qu'elles tendront graduellement à en réduire le
(1) Voyez le Code administrai^ des étaiOssemens de bienfaisance deJa Belgique , 2* édit. BruzeUes , 1837, page 202.
(2) Voyez la loi du 80 juillet 1834. /^« , page 206.
Voyez aussi riostruction donnée pour son exécution , le 23 août suivant, /*., page 207.
Voyez'flussi Fart.' 181 deh ' loi communale du 80 mars 1830 » et Vtat 09 p S 19 de la loi proTindale du 80 awii suivant.- li. , page» 21 1 et 212.
oombrei et i'eat confié à elles pour appréder F^pcMiiiiiië de cette oiesure*
hk moyenne deia dépense annuelle , pour Tentretien d'un enâmt trouTé » yarie en Belgique 9 snivant les provinces /de 87 «t S8 florins (provinces da Brabant, de la Flandre orientale et de I4àge) jasqu*^ M^ S6, 58 (Anvers ^ limbourg^ Luxeni*bonrg)^ On fournit la vétnre aux eniSem^ jusqu'à Tàge de 16 ans. • La moitié des enâins succombe dans les hospices^ 1/6* est réclamé par lei parens.
Italie.
L'un des monumens les plus magnifiques dé la eharité chrétienne, le célèbre hôpital du Saint-Esprit à Rome(i), dont l'origine, comme nous Tavona dit , remonte au xir siède, a été successivement agrandi par Sixte XYIII, Benoit XIV et Pie VI. Il est destiné, en partie, au traitement des maladies, m partie, à servir d'asile pour les enfans trouvés ) un tour y est établi à cet effet. Il recudUe les enfons trouvés, wmseulement de la ville de Rome, mais des provinces de la 3abine , de la Maritime et de la Campagne $ il en re^it même dtt' Royaume de Naples. Ces infortunés sont transportés à Rome avec peu de soin, de distances qui s'étendent jusqu'à SO et 70 milles romains* Une succursale est aussi établie à Vitert>e t mais elle a. peu d'importance.
Sous l'administration française, de 1810 à 181&, hi moyenne
du nombre d'enfens annuellement admis était d'environ lOM,
et l'établissement en entretenait 1320. Un relevé dressé s^ur
fi années, de 1829 à 183&, a donné pour moyenne les résultats
' suivans:
(1) Il porte le nom de S. Spirîto in sassia, Mgr. Morichini fait dériver ceUe «Dmatioii de llioipiee quinte .roî dcitofâu, yérigiM «n 717, Jimt aa nation, lout )e titR d« 4$i(Mi ^iiMBpMiMb
noipmsi B'BMAiTB nomrit) m nyais. t71
GarçoiiB. .... 885 Filles. . . « . « 883
Total. 768
Le nombre des admissions a donc sensiblement diminué, à une distance de 20 années.
. Le nombre des enfans entretenus par Tétablissementi pendant les oinq dernières années, a été. de 15 à 1600 ; ce qui prouve une améliQration non moins sensible dana leur régime.
' Parmi les enfans ainsi reçus t se trouve un certain nombre d*enlans légitimes. Pendant les cinq dernières annéesi il en a été rendu, provenant de cette origiDe, près de 800 à leurs fiimilles. CS^st à-peu-près 1 sur 18 admissions. -^ Les enfans mâleS) comme on doit le présumer, sont beaucoup plus re^ demandés que les filles.
Les enfans nés à la maison d'accouchement (Saint-Rocb) sont immécfiatement reçus au Saint-Esprit.
50 nourrices sédentaires allaitent dans rétablissement, cba^ çune, 3 ou 8 ûouveau-*nés, à leur arrivée; cependant, on envoie les enfans le plus promptement possible à la campagne* Les nourrices qui les emportent reçoivent un écu, par mois, pen- ^ dant les 1& premiers mois} puià 60 bayoques, par mois, jusqu'à l'âge de 12 ans, pour les garçons, et de 10, pour les filles.
Les garçons, à cet âge, étaient autrefois élevés dans la maison, puis envoyés à Monte Ramano, pour y former une colonie agricole^ Aiyourd'hui, ils sont, en général^ placés à la campagne I Mt la plupart d'entre eux embrassent les professions agricoles. Ceux qui ne sV attachent pas « et qui sont ramenés à l'hôpital du Saint-Esprit, sont en partie placés à l'hospice de Yiterbe, ou à la maison d'industrie, pour y apprendre un métier*
Les filles sont réunies, au nombre d'environ 600, dans un conservatoire, et reçoivent 100 écus romains de dot, en se mariant. D'autres sont reçues dans un second conservatoire.
172 , ^ SlfiONDB PAIiTIB. UVmBrl^ eflULP. V.* -
OÙ elles s'exercent à bien, tisser la laine et le chanvre. Il s'en marie 2& ou 30 par an (1)« Gellejs qui ne trouvent pas à s'étatiilir. ou qui préfèrent prendre le voile, sont entretenues par rétablissement pendant leur vie entière.
On loue le régime disciplinaire et économique de cet établissement pontifical. (2) - Dans chaque commune du royaume de Naples , Tadministration municipale recueille, sans s'informer de leur origine, tous les enfans qui lui sont préis^entés , et les met en nourrice che^ des particuliers.
Le chef-lieu de chaque province possède aussi, dans le même royaume , un hospice spécial pour les enfans trouvé». Un petit balcon couvert fait Toiffice de tour y et l'enfant déposé' est recueilli immédiatement, à Taide d'une clochoUe qui avertit la surveillante. On reçoit dans ces hospices tous les enfans, sans difficulté. . Mais , dans les établissemens destinés aux pauvres , on n'admet point les enfans aii*dessus de trois ans, et l'on exigé même, à l'égard de ceux «ci, la preuve qu'ils appartiennent à des familles indigentes.
Il est très rare, dans ce pays, que les enfans légitimes soient portés aux hospices d'enfans trouvés; mais, d'un autre côté , il y a peu d'enfans naturels qui ne soient déposés dans ces asiles; une fille non mariée ne garde pas son enfant. Dans la classe pauvre, on conserve quelques garçons, seulement dans l'espoir que leur travail sera un jour utile à leur famille. Les hospices d'enfans trouvés du royaume de Naples sont donc essentiellement le refuge général des enfans illégitimes , et le nombre de ceux-ci exprime à-peu-près le nombre d'enfans qui peuplent ces établissemens. '
Les garçons, à l'âge d'adultes, passent dans les hospices des enfans pauvres^ les filles continuent à être entretenues et
(1) Degl' istituH dipubUca carità m Roma, par Mgr. Morichini, pages 87 etsuiv.
(2) ib» PnfoMum», pages zvif et XYiii.
HOSPiCtS h^pdkM TAOTTViS, tS rTAUB. 173
occupées daifs la maison qui les a élevées ; elles trouvent facilement à semsiviet : car (f est un usage dam le peuplent aller, par dévotion , chercher une époiue au milieu d'elleê. (1) L'hospice de Yj^nnunziata j fondé à Naples dès 1515 , reçoit les enfans trouvas de Naples et des environs. Les garçons à l'âge de sept ans sont envoyés à VAÎhergo de' Poveri^ où ils sont élevés avec les orphelins. Les filles sont reçues dans le monastère qui leur est réservé , et qui est placé dans la même ^ceinte; elles y habitent juqu'à leur mort, à, moins qu'elles ne se marient, auquel cas elles reçoivent une dot. Cet iiost>ice, qui réunit aussi deux autres services de bienfaisance puUique, entièrement distincts et séparés, jotût d'un revenu ^e 64^000 ducats. 200 nourrices y allaitent les enfans^ la pcH pvlation des enfans à la mameUe ou sevrés que contient cette maison, roule entre 3 et &00. (2)
( Lé régime des hospices d'enfans trouvés de la Toscane est soumis à un règlement général , approuvé par un resent du grand-duc, en date du 17 février 181S, et dontles dispositions sont pleines de sagesse. D'après ce règlement , l'enfant légitime ne peut être admis à Thospice, que si la mère est dans l'absolue impuissance de l'allaiier, ou s'il a pèrdii son père, unique soutien de la famille, ou dans tout autre cas 4'nne extrême urgence. Ces circonstances doivent être accompagnées d'une misère positive; elles doivent être aussi attestées par le curé, le médecin, le juge, dans la province ; par le commissaire de quartier dans la capitale^ et par le gonfalonier de la commune, chacun suivant leur compétence respective. Mais la déclaration du gonfalonier a poçr effet
(1) Yoyezune note adressée., par M. le docteur deR^nzi, à llnstitut de .France , et Insérée dans les Jnnales d'hjr^iène, n. 32.
Toyez aussi ube lettre de ce savant, sous la date du 20 février 1837» adres*sée à M. rabl>é Gaillard, et ajoutée par celui-ci à son appendice aux recher* ekes sur Us enfans trowés ^ publiées, en 1887, à Poitiers.
(2) y oyez Fouvrage déjà cité du comte Petitti de Roreto. Sag§io, etc. | tome II, page 122.
de mettre l'entretien de Fenfant trouve dans lliospiee à la charge de la commune dont il est l'administrateur. Le goufa^ looier'est responsable, en cas de connivence coupable. I4 métayer ne peut jamais être considéré eomm^ tombé dans l'extrême misère , pour obtenir cette faveur.
Les enfs^ns illégitimes , d'après le même règlement , sent admis au tour. Ceux qui sont distingués par un signe oaraén* téristique peuvent être rendus à leurs parensf mais, aeÉWment, après le remboursement de tontes les dépenses qufUs ont oocasionées.
Les enfans délaissés (1) mâles, restent à fai charge de VfMtk |ttoe jusqu'à 14ans$ les filles, jusqu'à 18. Toutefois, lesadmifnietrateurs sont autorisés à abréger ce temps, torsquMls trou** vent à placer l'enfant gratuUemmt. La tutelle des enCun mâles appartient aux administrateurs | elle est déléguée ai gonlilonier de la commune dans laquelle l'enfant est placé; les filles y sont soumises jusqu'à 35 ans. Les garçons qui , à Ift ans, né sont pas en état de 'gagner leur vie, sont d6stii»te i la milice, on placés dans un établissement de travail. Lw filles qui, à 18 ans, se trouvent dans le même cas, sontëgallh ment placées dans quelque maison de travail, ou employée» aux services domestiques dans les hôpitaux.
Les enfans délaissés sont rangés dans trois classes, d'après Tàge : 1* jusqu'à 2 ans; 3"^ dé^ ans à 7 ; 8^ de. 7 ans à 14, pour les garçons, et de 7 à 18 pour les filles. Il existe, pour chaque classe , des tari& qui embrassent la pension et la véture*
L'enfant délaissé ne peut rester dans l'hospice même^ 11 nft peut y être ramené qu'en cas d'infirmités qui lui rendent M. séjour nécessaire , et avec la permission de l'autorité supérieure. La famille à laquelle un enfant délaissé aura été OOnfié, qui l'a conservé et soigné, jusqu'à 14 ans pour les gar^ çons, jusquà 18 pour les filles ^^ et qui l'a instruit et élevé dans une profession utile, r^it une gratification de 70 liïf
(t) On les désigne sous le nom de GetiatelU,
mm^
nomim» n^m a» nèmUf nr nuiiCE. 171
Les filles dont la conduite est miib reproche touchent une dot, è rëpoipie de leur mariage. L'administration, en stipuh lant des contrats d'apprentissage pour les pupilles, peut en«gager leur travail Jusqu'à TAge de 25 ans, pour leur procurer on appraitissage gratuit.
Les fandlles auxquelles on confie lesenfhns, sont tenues de prévenir deux mois d'avance, lorsque, pour une circonstanœ quelconque, elles désirent les rendre. (1)
Des régtomens particuliers renferment 4e8 dispositiow relatives an choix dès nourrices, à celui des personnes qui prennent les enfans en pension , aux garanties nécessaires pour assurer à ees enfhns les soins qui leur sont dus.
Les enfans trouvés sont recueillis dans 12 hospices dtflE^ rens, appartenant aux principales villes de la Toscane.
L'hospice des Innocens, à FloreDce, fondé en 1421, et cou» slmit sur les dessins de Brunellesco , réunit la maison d*a<h ooucbement au service des enfans trouvés. U entretient gua^^ tre mille de ces enfons ( il pourvoit aux frais de leur éduca^ tionjusqu'à 10 an^ pour les garçons, et 18, pour les fiUes.
L'hospice de la Maternité el celui des enbns trouvés sont aussi réunis à Sainte-Catherine ^ti<ii2tf«l0, à Milan. Une Vfu^ Ue des enfans est envoyée par les communes qui font les frais de leur entretien % les antres soQt reçus par suite d'exposition* Cet hospioe compte plus de 6000 enfans à sa' charge , et (es d^ensess'élèvént à environ (50,000 livres d'Autriche. La moiv talité des enfans à l'hospice est évaluée à IS sur 100, pour cemi qui sont àia mamelle j et & 6 sur 100 , pour ceux qui sont sevrés.
ABergame, à Brescia, à Lpdi, les hospices destinés aux eO'«' fisms exposés f sont; réunis aux hôpitaux de malades (3)» 0» cite avec éloges celui de Pavie.
(1) Quelques autres dispositions «ont analogues à celles des réglemens suivis en France, par exemple coUef f{}à «gnccment les linets, Ws cnM>iom de Cernent, ete»
(2) Ibid. pages 186 etsuiv. -- Voyez aimi UMS notkêinBém ifmh Bvi' letinde la société des étabUssemens .charitables ^ tome l^n. 3» p. dO.
176 SBOOITDV Pi^m. XITBS I. CBAP. T.
L*h08pice des en&ns trouvés de Venise a été étH^fië, en 1780) par Horizon y sous le rapport politique, comme sous le rapport économique (1). &000 enCuns environ, dont près de la moitié a été exposée , y sont annuellement admis. Les enfans sont envoyés à la campagne, à Texception de 360 qpi restent dans l'établissemient. Les filles, en se nuiriant, reçoivent une couverture de laine, et 75 livres 75 centimÉs d'Italie. Les enfans ramenés ou conservés dans la maison, y reçoivent rinstmcti<m , dans une éoole d'ensd^ienient mutuel; les filles y sont occupées à des travaux de leur sexe.
L'hospice des enfans trouvés de Parme, fondé en lâ(M>| est flàainienantétabli au couvent desiGràoeêi et reçoit les enfans du duché. Le nombre de ceux qu'il entretient esit allé en croissant, dépuis Quelques années, par l'efllet d'une diipînution dans la mortalité. U s'élèye à environ 1500. Les enfons smit confiés à des nourrices à la campagne , jusqu'à 12 ans^ âge auquel ils sont places chez des cultivateurs ou des artisans ^ Les adultes des deux sexes sont admis à fhù^ce d$i AHf^ et occupés à des professions utiles. La dot des enfans qui se màrîent est de 1 16 francs 5ft cenliioties.
A Turin, l'hôpital de la MatemMj.el l'hospice des enfans trouvés, sont réunis dans l'ancien couvent de Saint-Midiel ; le second reçoit les enfans nés dans le premier, et ceux qui ont été exposés. Parmi ft700 enfans qu'il élève, il en est 800 qui appartiennent à des pârens connus.
L'hospice des enfans exposés de Bielle remonte au eonmënh cernent du xiv*" siècle; dès-lors il élevait im assez grand nombre d^enfans, et dotait, en lés mariant, une partie des filles auxquelles il avait donné l'éducation. (2)
Ceux d'Ivrée, de Coni, de Mondovi, font partie des hôpitaux
- (1) Yoyes son ouvrage , ^publié à Yienne , en 1782.
(2) En 1687, la dépense de cet hospice s'élevait à 100 mille livres; an* Joùrdliui eUe est réduite à 15 mille.
H08»ICt8 tfvSfASS TROUTiSy BN ITALIE. 177
cWils. Le troisième ne reçoit que des filles et les admet à sept âins.
Celui de Yoghère date seulement de 1820. Le célèbre hôpital de Pammatone, à Génes^ affecté au irai* tement des malades, se charge aussi des enfans exposés; un conservatoire, qui en à,épenà, sert de refuge à près de BOO jeunes filles de cette classe.
1/^0 enfans trouvés sont élevés dans l'hôpital de Novare, fondé dans le ix« siècle , sous le titre de Saint-Michel (1) \ cet éta- ' blissement placé en nourrice, aussi, 800 en£ans.
La maison de la Maternité, de Chambéry, entretient plus de 500 enfans, et ne dépense, pour leur entretien, qu'une -somme de 32,000 livres.
Un règlement royal, du 15 octobre 1822, a déterminé les bases générales du service des enfans trouvés en Piémont.
La dépense de ce service est jnise à la charge du trésor de rétat et des provinces , sauf le concours des hospices et des oBuvretpieg, sur ceux de leurs revenus affectés à cette destination. L'état y contribue pour une somme fixe de 450,000 livres piémontaises. Il doit y avoir, dans chaque province, une administration spéciale pour ce genre d'hospice; Finten^ dant exerce sur eux l'inspection supérieure. Un procèsverbal détaillé doit être dressé pour chaque expositibn , et renfermer toutes les indications relatives aux enfans et à leurs familles. Indépendamment de la véture, laquelle est fournie par la province, le maximum des frais à payer aux nourrices est réglé comme il suit : :
l"* Pension mensuelle : '
1*^ année 6 livres par mois.
De la 2* à la 6« 5 Id,
Die la e"" à la 8' A Id.
De la 8*» à la 12*: 21/2 Id.
(1) n porte aujourdliiii oelui ^hôpital majeur de eharité; il sert aussi d'asile pour de pauvres infirmes et pour des femmes qui viennent y fiiire leur» cottdies.
17S SECOnDS P&ITIB. UVBB I. CBA». V.
2* Gratification' doimée à U fin de l'aïuiée , si l'eafaiit a ét bien soigné:
id.
Cette gratification est réduite à moitié, si la nourrice ne s'est pas cliargée de l'enfôut avant l'âge d'un an.
Ce règlement prescrit une vérification générale des hospices d'enbns trouyés, en Piémont, afin de fiiire renvoyer ceux qui y auraient été introduits furtivement.
Les établissemens affectés à ce service , en Piémont , siont an nombre de 29 ,
Toici quel était l'eut de iéor situation dans les deux années comparées de 1833 ei 183^ .
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