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Tout le vice de celte inatUutîon oensiAte, en eSèt, en ce qu'elle opère sur riaconuu. Portez*-y la lumière !
Amis siucères île rhumauité, repoussez sans méuagemeut, sans relàcbOi sous toutes les formes, cette fausse bienfaisance , qui, en se prodiguant à l'aveugle, n'est qu'une prime, offerte au mensonge et au vice ! N'oublies jamais que, pour faire te bien, la première condition est de savoir au moins ce qu'on fait! (4)
De rorgjanisation des bureaux d'admission.
Le succès des mesures qui viennent d'être indiquées dépend essentiellement, comme on voit ^ du mode d'organisation qui sera donné au service des admissions d'enfans. Ce service exige des instrumens sages et întelligens, une combinaison bien étudiée ,,qui concilie la vigilance avec la prudence. . .
L'examen préalable , qui constitue la condition essentielle de ce système, peut avoir lieu de trois manières différentes :
II peut avoir lieu d'abord à l'hôpital où la mère*^ vient faire ses coucbes. Là , toutes les circonstances se réunissent pour rendre cet examen facile, pour en faire retirer les fruits les plus avantageux. La mère déjà est connue; elle est sous nos yeux i elle s'y est placée elle-même; depuis plusieurs jours.
(1) MM. Terme, Montfalcon et Remaclè , dans leurs deux ouvrages déjà cîtéls, en présentant k» mèmea concluons , les ont motivées d'une manière phis cemplèteet plu» développée* Nous n'avons pas orn devoir rien cliaBiger à e^ que nous avions «crit nou»-mémeasiireetuj^t,av«qt de lot avoir liia. Nous enga* geons ceux des lecteurs <{ui çoujseryeraient (|ttel<|uiQ& doutes^ à coasuKere^deiiii écrits, si remarquables par Tétenduç des recherche^, rélcvation des vues et lai justesse des opinions. Nulle part les questions relatives aux enfans trouvés, ne pottveni être mieux étudiées. Nous avouons seulement que nous ne saurions adifiter» sur U recbercbo de la matemité, et sur Texigenee des déclarations, toute la rigueur des règles prop<Méea pwr b ^^ppiir é9 «ea «alcun^pagallM.
OBftAHiàÂ'noïc ins ivi&àvx i'amumioic. SU
nous aonuDes en commerce atec elle^ dous avons pénétré &«& dispositions ; elle s'est accoutumée à se confier aux personnes dont elle reçoit les soins; elle a compris^ dai» son malheur, ce qu'est, pour les malheureux, le ministère de la charité. Le nouveauHdé est à se&côt^s, dans ses bras peut-être. £Ue ne peut donc échapper à nos investigations i elle-même n'é-. prouve pas de difficulté sérieime à s'expliquer sur les projets qu'elle conçoit à son égard, si déjà elle en a d'arrêtés i souvent elle hésite encore, et la vue de cette petite créature qui lui doit le jour, augmente ses angoisses. Nous survéncms alors $ nous nous entretenons avec elle, — Ânnonce-t-elle la résolution d'emporter son enfant et de l'élever elle-même? tout est fini 'y nous n'avons qu'à la louer, qu*à l'encourager dans son dessein. — Estelle en suspens? nous, arrivons à son secojurs^ précisément au moment propice, au moment décisif .-^Le mo^ tif qui l'a fait hésiter est-il uniquement le défaut de ressour* ces? nous lui procurons le secours absolument indispensable, en prenant des précautions pour qu'elle n'en abuse pas.— Estce le courage qui lui manque, pour remplir ses devoirs ? nous éveillons dans son âme les sentîmens qui peuvent le lui rendre* — Craint-elle de perdre sa situation? Redoute-t-elle la sévérité de sa famille? nos démarches auprès de ses mattres ou de ses parens la préservent de ces conséquences de sa Haute i nous employons nos soins à ces négociations délicates.— *Noiis révèle-t-elle, enfin ,,dans sa situation, des cîrconslances teUet . qu'elle ne puisse réellem^t se charger de son enfant, SMt eomproinettre sa propre enislénce, celle de l'enfant lui-niéme, riM>nneur et la paix de la famille? alors, nous consentons k fûre admettre renfanià Vbospiee ; nous iNrenons des mesures telles qu'il puisse être facilement retrouvé, reconnu, rendu à la mère, lorsque^ ks eireonstances étant changées, cile viendra le redemander. — La mère annonce-f^lle; au contralrs une résolution prise d'^avance , de ne point se charger de son enfant? si ses motifs sont en effet du nombre de, ceux qui ne lui laissent pas la possibilité de remplir ses devoirs, sai» les
SSA secoubb i^artib. litee i. chap. tiii;
plus graves inconvéniens, après nous en être dûment con* vaincus, nous n'insistons pas ; nous faisons admettre l'enfant à, l'hospice. Découvrons-nous que cette mère est une personne dépravée, que pour elle l'inconduite est une habitude? nous ne' la pressons ppint d'emporter un enfant qui serait sacrifié plutôt que conservé, s'il restait auprès d'elle; nous sauvons l'enfant du plus grand péril, celui de respirer dès le berceau l'air infect de la corruption. La mère peut-elle garder son enfant, l'élever, et ne lui manque-t-il que la bonne volonté ou les ressources pécuniaires? nous lui rappelons ses devoirs ; nous lui offrons notre assistance pour la mettre en état de les remplir. C'est alors que nous essaierons, souvent avec succès, de décider d'abord là mère à donner le sein à son enfant ; nous l'y exhorterons, dans son propre intérêt. Une fois nourrice, elle ne renoncera plus à être mère. Ce ne sont point ici de vagues hypothèses; ce sont des faits positif qui &e répètent chaque jour et qu'attesteraient s'il le fallait dés témoins oculaires (1). Les 2/3 des enfans sont admis par l'effet de ces communications. On suit les traces des mères qui ont ^ gardé leurs enfans, pour s'assurer si elles sont fidèles à leurs promesses.
L'examen préalable peut avoir lieu à l'hospice même des enfans trouvés, pour lès enfans qui y sont directement apportés. Alors, tout à l'hospice, sera disposé pour inspirer et justifier la confiance des familles. La personne qui présidera à la réception des enfans, devra réunir la discrétion à la gravité du caractère ^ elle se bornera à exiger les informations les plus indispensables, elle les recevra sous le sceau du secret. Les détails ainsi recueillis ne seront point livrés aux tribu*
(1) Uauteur lui-mâmé en a été fréquemment témoin; il «e fiiit un devoir de déclarer ici que le zèle , la prudence, le discernement du magistrat qui dirige ces investigations, à la maison de -la maternité de Paris, sont dignes des plus grands éloges. Les mêmes éloges sont dus au directeur de cette maison, et aux dames surveillantes , dans la part que cbacun d^eux prend à ce difficile et déli* r^t ministère;