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Ifiiserévèle, d'iwp manière très sen^ibje, le fùénûffièfie déjà annoncé d'une manière générale pour la France ejiLîèr^. On vçit, d'un côté, le nowbre dçs admissions awtf lies déçrol trej d'un autre côté, celui des enfans existans, augmenter; ce «ai ne {i«ut s'expUquer qus par }» pfQlangAlJpg de yU) f^^'ils otMJMiiient. Oa voit la morl»lité &ur lâs «nfafii placés à la campagne s'affaiblir de plus d'un tiers. Les décès des enfens à l'hospiee même, qui, «vaut IKO^i, s'élevaient souvent à plus de 3000, sont descendus, dansles quatre dernières années, à une moyenne de 12Q0. La totalité des décès ^es enfans, tant àl'bospice qu'à la çampagw, qui, pstdant ^^ U premières années d* cette périûde, a offert une moyanaiB de 22 1/2 sur 100, est descendue, pendant les 10 dernières, à une moyenne dfi J6 et 9/10° sur 100. Il périt, par an, pr^ de lûOO enjans trouvâsdenotos, <quoiqM'iltexj|Gi£ èd9ii ej^mxrimii^às ^.
356 SECONDE PABTIB. LIVEE I. CHAP. IX.
Plusieurs départemens présentent, pendant les 10 dernières années, des améliorations non moins dignes d*intérét.
"La moyenne de la mortalité ayant été, pour la France entière, de 16 décès si^r 100 enfans trouvés, et le maximum de 38 et 7 /lOO"", on voit des départemens où la morialilé n*est que de 4 et 52/100; on en voit où la réduction a été, dans le cours de 5 années, d*un quart ou d*un cinquième.
Si, dans certaines contrées, à certaines époques, la mortalité des enfans trouvés a été vraiment eflfrayante (1), si y afc^ jourd'hui même, en France, dans un certain nombre de départemens, elle reste stationnaire, si, dans quelques-uns même, elle s*esl accrue pendant les 10 dernières années, les conséquences qu'on peut tirera Tégard des départemens de France où elle s'est considérablement réduite, n'en conservent pas moins toute leur force. Il deoâeure prouvé, par l'expérience, que les soins de l'administration peuvent obtenir des améliorations considérables, dans le régime des précautions prises pour conserver.la vie des enfans déposés dans les hospices. Ce ne sont donc pas les hospices eux-mêmes qu'il faut, accuser de l'excessive mortalité dans les établissemens où elle se produit:, c'est l'imperfection du régime qui y est en vigueur.
Ne nous flattons pas cependant de pouvoir jamais ramener
(1) D*après les rechercbes toujours si laborieuses de M. Benoiston de Gfaâteauueuf (voyez ses Considérations sur les enfans trouvés^ chapitre 6), il périssait dans la première année de leur rie, savoir :
En 1788, à St-Pétersbourg, 40 enhns trouvés sur 100
Id. à Florence 40 id. id.
1786 , à Barcelone .... 60 id. id.
17S9,àParis 80 id. îd.
1791, à Dublin...... 01 id. id.
A Rome 60 id. id.
A Madrid.., 62 id. id.
Dans le chapitre 6 ci-dessus , article 3, $-4, nous avons vu que la mortilHé •etualle des enfans trouvés à l'hospice de Madrid , est de 8, 2 sur 100»
MO&TALITÉ DES MFAITS TROUVÉS. 357
la mortalité des enfans trouvés , admis dans les hospices, au niveau de ôelle qui règne généralement parmi les autres enr fans du même âge. Un grand nombre de ces infortunés arrivent.à lliospice portant déjà la mort dans leur sein; la plupart des autres y arrivent avec une constitution fâîbîe, maladive, ou même viciée. En jetant les regards sur ces pauvres créatures, on est frappé de leur langueur, de leur pâleur, de l'altération de leurs traits. Comment en être surpris? Trop' souvent elles sont infectées par les germes des maladies qui sont la suite de la débauche; la plupart du'temps, elles se ressentent de l'indigence de leurs mères, des chagrins et des inquiétudes que celles-ci ont éprouvés pendant leur gros^ sesse, des efforts que les femmes enceintes ont fait pour dissimuler leur situation. Au moment où ils ont vu le jour, ces malheureux enfans n'ont pas reçu tous les soins qui leur sont alors si nécessaires; souvent il a fallu les transporter à une certaine distance , pour les déposer à Thospice. Les principales causes qui rendent si nombreux les décès des enfans recueillis dans nos hospices, sont donc antérieures à la présentation des enfans, étrangères à la constitution des hospices eux-mêmes.
S'il n'existait point d'hospices, ou si la porte n'en était pai ouverte aux enfiins qui réclaunent l'hospitalité, la mortalité parmi eux serait bien plus considérable encore. En se rappelant les circonstances qui leur donnent des droits à l'hospitalité, on reconnaîtra combien les' dangers qui menacent leur existence se fussent accrus, s'ils n'eussent pas trouvé un refuge. Quels soins auraient-ils obtenus? à quelles mains auraient-ils été confiés? qu'attendre, pour eux, de parens qui ne peuvent ou ne veulent pas les élever? Que l'on compare tes chances auxquelles ils eussent été exposés, avec le sort qui leur est réservé à l'hospice; on reconnaîtra combien il est heureux pour eux d'obtenir cet asile. ïls trouvent souvent leur salut à l'hospice; ils y trouvent ce qu'ils n'eussent pas trouvé ailleurs, une tendre et généreuse hospitalité. On n'a
dbtic pas été juste quand ^n a aôôuâé lu charité de dàUikr, dans ce cas, leê chanàëê de fHorl^ pouf^ lei enfanê ^u'ette prétend iêcôurir, eitëlir éëbappéë à Un éorlvaiâ fëcent) faute d*avoîr. consulté l^expériëueë pratique.
Puisqu'il ëxifele, cependant, une énorme diflérénee entré là âlortâlité des eUfàns tt^oUt^s daliâ certains hospices, difië^ rencô qui ne peut être attribuée qu'à rimperlfecilon du ré^ glmë adopté ffar quelques-uns, et à la supériorité de eeltti qui est suivi dans les autres, il est utile d'examiner les eonditiôUS auxquelles un bon régime doit satisfaire et les moyens de lui ddnfaer toute la })erfeetioil possible*
ARTICLE IL
Des so'm$ hygiéniques que réclament les cnfans trouvés , lors de leur réception
a t hospice, (l)
Ùh à déjà vu qiië la plu^ fôHè ï)rôportiôù de's décés, f^our les ènfans trouvée, est eelle i^m à lieU à l'hospice mèiUé, èi cette proportion devient bien plus remarquable encore, lorsqu'on considère que les eufansne font, en qUelquè sorte, (|M
ttavérser Phoîspice, au moment de Tadmisrion*
C- est qu'en etfet, ^ihèl que nous Venons de lé dire, les eà^ fahs eUtrènt souvent à Thoèpice presque mourant, tonjours extrêmement fatigués } les premiers jôui^ dé la vîtt sont âUssi répoqué OÙ leur ft*èle é^istenee issï lé plus menil'« cee.
Suivons é'és infbrtUttéâ dfepufe le moment de leur réceptîote, jûsquVrè* ^époque dtt sevrage; examinons leS eofadlHohlfe
<1) Le ièiAe«rii*«tt^id pas denoiiB que Ikous n^UokM ici i€f questie» giaérales d'hygiène relative! au premier âge de la yie; nous ne devons nous oo* ctqper que de celles qui touchent aux dangers particuliers qui menacent la classe d'enrans dont il s'agit , par l'etfet de leur admission k l'hospice , et lés conditions qui sont profreç à éè gfenté d'^ablisseniènt.
byg iéniques auxquelles doit satisfaire rhospitalité qui leuil est accordée^ pour les soustraire aux périls^ conditiotts nom** breuses, di£9ciles, mais que nous devons nous borner ici i indiqua rapideinent.
{j'Iioqiice nt doit être, pour l'enfant trouvé^ qu'un lien de passage. Il importe que l'enfant reçu soit, aussi prompte** ment qu'il est possible, mis en nourrice à la campagne. Néanmoins la nécessité d'attendre les nourrices, ou les moyens de transport, le retiennent assez ordinairement &8 heures, k-^p&a^ près, dans cet entrepôt; il doit y être retenu, lorsqu'il est malade, jusqu'à la gaérfson.
La situation de l'hospice même, ses dispositions intërieu-^ res, son mode de construction, ne sont donc point indifférens pour la conservation de la vie des enfans trouvés. Plaçons cet asile non pas au centré d'une ville, au milieu de rues droites et sombres, mais dans une position salubre. Que les salles soient assez grandes, assez élevées, pour que les enfans n« scxient jamais entassés, pour qu'ils respirent un air pur^ que leurs dimensions, cependant, ne soient point trop vastes; qu0 l'édifice soit disposé de manière à ce que la températora s'V maintienne égale et douce; on ne peut assez garantir du froid et de l'extrême chaleur les nouveau^iiés, surtout quand ils sont aussi débiles; les appareils de chauffage et de v/eatila« tioit seront donc organisés avec intelligence; 1^ crèche aéra aitîèrement séparée des infirmeries; l'une et les autres sér* ro»t placées au premier étage.
L'enftint arrive^ il passe d'abord à une salle d'admission oà il est examiné, réchauffé, lavé, vêtu. Il subit ensuite la visite médicale. Le médecin s'attache spécialement à r^connattre s'il ii^^est pas atteint de quelque maladie contagieuse S'il esc malade, il est porté aux inârmeries. Là, surtout, on doit éviter q«e les enfans ne soient trop rapprochés. Dans un âge aussi tendre, toutes les maladies se transmetteiU; facilement, et se eompttquent les unes par les autres, pour peu que les mala** des aoîent accumulés. UneaaUe spéciale sera réservée prar
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les ophthalmies, et disposée avec les précautions exigées par cette maladie. Il est à désirer que chaque infirmerie ne renferme pas plus de 12 ou 16 berceaux.
L'une des plus grandes diflScultés qui se présentent dans l'organisation de ce genre d'établissementi c'est celle qui concerne la manière de nourrir les nouvean^iés pendant leur s^our à l'hospice.. L'expérience a montré que l'allaitement artificiel leur est funeste, du moins dans certaines locadités; à Paris, l'essai, chaque fois qu'on^a voulu le tenter, a été désastreux. On a donc recours à des nourrices sédentaires; mais il est difficile d'en avoir de bonnes pour un semblable service; mal rétribuées, contraintes d'allaiter des enfans mala*^ des, ou de chsmger de .nourrissons chaque jour, retenues cènstamment à l'hospice, leur condition demande des saeriir ces mal compensés. C'est une heureuse idée que cdle qu'on a eue, à Vienne, de réserver, pour ce service, quelques mères admises à la maison d'accouchement .
La difficulté s'accrott encore quand Tenlbnt se trouve infecté des gennes d'une maladie née de la débauche; et comme les symptômes de cette maladie ne se produisent pas toujours dès le commencement, la nourrice s'expose toujours en donnant le sein à un enfatit qui, en retour, lui transmettra ce fléau.
Dans quelques hospices, et notamment à Paris^ on emploie, pour garantir les nourrices, des moyens mécaniques très connus des médecins ; mais, le préservatif ne donne pas toujours une sécurité complète. Ailleurs, on a eu recours à des chèvres pour remplacer les nourrices dans le cas dont nous parlons, et l'on s'en est bien trouvé. ^ '
Ce n'est pas assez de trouver, dans les personnes cbai^^ées de donner les premiers soins aux enfans, lors de leur arrivée à l'hospice, la connaissance et l'habitude de ces détails qui exigent une aptitude spéciale; il est nécessaire aussi que ces personnes soient animées d'une tendre afiéction pour renfonce, d'une bonté active et patiente à-la-fois. Les soeurs de
SOIHS BiCLAMÉS ▲ LBUA &SGB9TlO^. 361
Saint-Vinceiit de Paule réusissent au plus haut degré cea aMaditioos; la justice doit leur en être rendue. C'est un grand avautage» d'ailleurs, d'obtenir pour ce difficile service, des personnes qui s'y sont consacrées par une vocation déterminée, et gui s'y vouent pour la vie entière. Cependant les sœurs sont obligées de se faire aider par des servantes et des infirmières, auxquelles on ne peut offrir que des salaires très modiques; il importe donc de former des sujets convenablement disposés pour cet office. Nous désirerions qu'on choisit de bonne heure, parmi les élèves de l'hospice même, de jeunes filles qui seraient formées et préparées d'avance dans ce dessem.
La plus extrême propreté est une condition de rigueur dans les salles qui reçoivent les enfans, dans leurs berceaux, leurs vétemens, sur les personnes qui les approchent, sur les enfans eux-mêmes.
Maintenant, il s'agit d'envoyer les enfans en nourrice, de les envoyer skns retard. Ici, de nouvelles et gravés difficultés se présentent. Où et comment trouver ces nourrices? Commoit transporter les enfans?
L'hospice ne saurait s'en remettre au hasard pour avoir des nourrices, en se bornant à recevoir celles qui se présentent, comme on le fait en quelques endroits. Comment être certain d'en avoir le nombre nécessaire, de les obtenir au moment opportun? Quelle garantie surtout posséderait-on sur toutes les conditions que la nourrice doit iréunir? Comment savoir que la femme qui se présente est réellement celle qui se propose d'allaiter l'enfant, et non une simple entremetteuse? L'administration doit déterminer d'avance les lieux dans lesquels les nourrices seront prises, employer les moyens convenables pour faire un bon choix, faire enregistrer d'à vance les nourrices qu'elle aura acceptées, calculer, d'après l'expérience, les besoins et les ressources , pour les mettre constammmt en rapport.
Les hospices ne doivent point prendre les nourrices dans
les environs des grondes villes; d'Aillenrs, ils ne le poiirraienl pas; les prix seraient trop élevés. Ils doivent chercher les 'nourrices dans les éantons sains, dans les lieui où, par Finfinence do genre de culture dominant, lés enftens trouvent plus aisément à se rendre utiles de bonne heure. Il est cer^ tains pays qui semblent être Une sorte de patrie naturelle pour les malheureux enfbns exilés de leurs familles^ où les mœurs et les traditions les font accueillir avec plus d'empres* sèment et de bienveillance, quelquefois mém^ avec une sorte â6 reêpect, où leur présence est considérée comme un gage de la protection céleste. Heureux les hospices qui trouvent de tels pays à leur portée! Il ne faut pas craindre d'envoyé lés nouveau-nés à une plus grande distance, s'ils doivent y trouver une situation meilleure. Quelle que soit la nécessité) pour radminislration ^ d'obtenir des nourrices au prix le plus modique, elle ferait une fausse économie en les prenant parmi des indigentes. Il ne suffit pas que lu nourrice soit saine, qu'elle ait un bon lait; il faut s'enquérir aussi du pèt^ nourricier, du caractère et de la moralité de Vun et de rau«« tre, des moyens- qu'ils ont pour élever l'enfant qu'on leur confie. Pour obtenir toutes ces garantieSi Vhospice a besoin d'avoiir sur les lieux des représentans ou des agens investis de sa confiance et capables de le bien servir. Peux choses dont essentielles à éviter ! )'une) qu'il puisse «'établir quelque relation entre la tk)un4«e désignée et lu nère de Tèn^ ftinc; l'autre, que lu nourrice, supposée et désignée comme telle, ne soit qu^un préte^om, et ne remette t'enfhnt à un« antre femme; ces deux ubus se réunissent souveait, et Vm sert à favoriser l'autre.
L'Àdmfnistrution des faô^ices de là capitale a, pour cet eièt, formé des arrondissemens de placement ; elle a instimé dans chacun un préposé spécial; dans les cantons, des mé* decins concourent à ^tte opération préliminaire. Pour â»s services moins étendus et moins compliqués, lés admtnietriH tMis pe«HhtHMkt trouver deë mandutMres panni les fimeiîen-
SOINS HiÔLAMÉS A LHtffi MCfïTIOlf. 961)
nâlres ptiblte^ dés localités. Dans les comrées qui ont Tavan^ tage de posséder rutile institution deè médecins cantonnaUx, les adtninistrationé ti*ottterdnt en eui dei In^thimens tfës tittles et préparés d'avance. Si rinstittition d^nn comité de bienfaisance par canton, que notts proposerons par la snité, était réalisée, elle rendrait aussi, ce service avec un grand nombre d'atttrès«
Aprë« avoir trouvé led nourriGêâ-, dans les conditions re* qnises, il ftiudra veiller encore à ce que leà ènfans ne soient paë changée par leii fbmmeii auxquelles ils auront été confiés.
Il est Uhé Classe dé fàCteurâ ou de menéwtê, ponT em^
ployer lé titre qu'on a Tusage dé leur donner^ qui, par proffeiision, ^e ch&rgciât en beaucoup de lieu^, de servir dlntérmé** diuir^ entre lès hèspicèê è! les nOarrice^^ \\A exercent ainsi une strrté de éourtage, et enu^eprennent aussi le transport dëS^nlànsj quelquefois celui des nourrices elle^-mèmes. Leur industrie, en iàctiltant les détails du service, soulage i'adminîstratiott de quelques embarras, et, par te ttiotif, leur ebtre* mise est accueillie àVec quelque faveur. Si leur bonnètelé est îft^rôchable. Ils seront en efifet utiles; dans le cas contraire, leur' concôur» dénnera ouverture à beaucoup d'abus. En les employant on devra donc lesMeU COnnattrè ; on devra toujours
les contrôler.
ti est mieux, à tous égards, que la nourrice se présente élle^êflie à l'hospice, que sa personne y soît connue, qu^elle èniporte l'enfant, et lui donne le sein pendant la route; rettftkht jouira plus tôt de son làitv Mais il Ihudra prendre garde aux communications qu^dle pourrait avoir pendant son feéJoUr.
Nous uiâiertotts â voir êïtti^oyer ce séjour, quelque abrégé qïiH puisse éire, à munir les nourrices de bonnes instruc'lîOhS; on les entretiendrait spécialement des devoîW des firères, dé CeUl qui sont relatifs à là mission qu'elles Vont remplir. <Jue de tionseils précieux ne pourraient-elles pas
remporter dans leurs vîllagesî On doît se garantir aussi d'être trompé par ces fntermiê-
36ft sbcoudb fabtib. livrb i. chap. ix.
diaires quW désigne soos le nom de nourrices v&yageûses, et qui ne feignent de se charger du nourrisson que pour le remetire à une autre femme qui n'aurait pas été acceptée.
Les soins qu'exige le transport des enfans croissent avec la distance et avec la rigueur de la saison. Ce service .doit réunir la soretéy la célérité, les dispositions nécessaires pour préserver les enfans de la pluie, du soleil, des températures extrêmes,. et des fortes secousses : il est cependant en général assez négligé. L'administration des hospicels^de Paris, celle de toute la France à laquelle ce service présente , le plus de difficultés et oc^casionne * le plus de frais, fait construire des voitures sur un modèle donne, pour effectuer le transport des nourrices et des enfans, par coûvois réglés. Chaque convoi amène douze nourrices et les ramène avec leurs nourrissons, accompagnées d'une surveillante et, d'un conducteur. La dépense s'élève, par convoi et par jour* née de 10 lieues, à AO ou &5 fr. Mais ces voitures ne marchent qu'à petites journées. En ce moment, radmiui3tration s'occupe d'améliorer encore ce service, et particulièrement de donner plus de rapidité au voyage. La célérité du transport est un moyen d'économie ; elle facilite le choix des nourrices; ellie est salutaire à la santé dii nourrisson.
La célérité dans les transports, n'a pas seulement potir avantage d'abréger, pour les nourrices et pour les enfans, les .éprieuves et les fatigues du voyage; elle fournit aussi le moyen d'obtenir de meilleures nourrices. Beaucoup de femmes répugnent, en effet, à subir une longue absence et un voyage fatigant, pour venir chercher un nourrisson. ^ Il est préférable que le service des transports se fasse par des convois réguliers, surtout lorsque les enfans sont envoyés à de grandes distances. Alors, on place le convoi sous la direction d'une surveillante sûre et exercée. C'est ce que pratique avec avantage Tadministralion des hospices de la capitale. On prévient mieux ainsi les collusions des mères, les substilutioub de nourrices; les enfans sont mieux soignés en
SOINS MÈCJéHUkS A LKVa RÉGBPTIOIC. 365
route. Mais ce mode if est praticable que pour les hospices qui reçoivent un très grand nombre d'enfans. Lorsqu'on ne peut l'employer, le mieux est de faire un abonnement avec une entreprise de voitures publiques. Ces voitures, il est vrai, ne passent que dans un petit nombre de villages; la nourrice peut achever le voyage le plus souvent dans une demi-journée. Toutefois ces transports, surtout dans la saison rigoureuse, n'ont pas toigours lieu sans quelques préjudices pour la santé de l'enfant.
L'air vif des campagnes, par les conditions même qui le rendent pur, éprouve fortement les nouveau-nés qui ont vu le jour au 'sein des villes, et dont la constitution est faible, souvent viciée. Qu'on ne s'é(onne donc pas si un grand nombre y succombent, et s'ils succombent souvent en plus grand nombre dans les contrées les plus salubres (1) : c'est une des causes qui concourent à rendre la mortalité si forte, pendant la première année.
Pendant le cours de cette première année, l'enfant aura souvent besoin des secours des hommes de Fart; on ne sauirait même se reposer sur la nourrice du soin de le requérir; un service de santé devra être organisé, dans chaque canton, et confié à un médecin ou à un officier de santé, qui sache s'acquitter avec zèle d'une mission mal rétribuée. Ce service pourra se combiner avec ceux qui ont pour objet le traitement des malades à domicile, combinaison qui offrira pliis d'un avantage. Les hommes de Fart qui en seront chargés visiteront régulièrement les nourrices et leurs enfans, et ' tiendront registre de leurs observations.
La véture est pour les enfans d'un &ge aussi tendre, une