‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 48 sur 84 · II · texte numérisé non relu

II

Aflll SEGOICDI PAET)!!, MY^^ >• CHAP. X.

me âg mpQde ^MMon» fHtfap4p pmr les. fille» im i^ inèr^ Piaiçqt Uvr^ au désordre, Uqç <^3gr4gatioo d^boni-' mes l)j^nfaisa9s, formée, ^n I5ft$, pgf «^int iPbilippp ^ smqt Igndpe, et aui ^'attacbait à ^uvep coi^ 6Ue^ da ta ^adtictipn, Ifiur oSrit un refuge dap)» ip cop^^arvaiplrp d^»$4^li^- CathwiHft-^^M-Cordiertif de» Twinp^ l^&O, ce i^oD^ery^i-

vatoire comptait déjà 160 jeunes personnes daps «qq ^qîii. Aujourd'hui les ÇQpdiliQ»» d'admUiiou PWt çba»gp6§ j ou n'y

ado)^!. qup d^s QUp» pguvr^^ «t prpbpUnpp» Up sjRiplP iuetituteur , Jeaw-JLépaard Ceruso , recueillait

dans les rues de Rome j pendant Thiver de lfS3, le» epfaft» ç^rao.?, leur doupait Tip^truçUop, les hébergeait dan» quelques chaiphres iQuëçs à m pffetj il» le» erppioyaUau»wi nettoyer les rues, et recevait pour eux les dons des marchands en boutiques (1). Ceiip^tUpt, qu'il soutint jusqu'à sa mort , a été continué ensuite par Tadministration pontificale ^ et réuPi plus tard, dans le vaste hospice apostolique de Saint-Michel, aux jeunes enfuis dont prenait soin Thomas Odescalchl , Tun des modèles de la charité chrétienne. Là , ces enfans sont élevés par les' pères des écoles pies ; \\% »'#3(eiy3«ot à Fappraptigsa^A dé» profeuioM utile». Ug fbr- .Hiput ui^ divi»iou diatinote de cet étahliMement monumentale

Ceru»Q oommençii ausai une oeuvre semblable en feveur d^s jfUQes fllle»$ en »e déveieppaiit ella est deveaa^ le conserva^ \mfi ^ Skmter*£¥^émûi^

fin le^jOiy une dama pharitable, aidée par la duchesse de Latera, prit »Qin à »Qn tour des petite» filles qui erraient ea meidiaiiiet en oh^ntanl dans les rues de Rome. De là est né le iQûQaerviteiPedit dês mêiuUaniêê, que dota bientôt après

• tl> 1. €imittt iio l4^U doBliaH à Jeta^Léonard Otniie le tiu« de préâiçqf^f i«f<e|, f mm^ d« r«9seif WiMsi^l («qe véfiawlitteat tel eicmples de m yie, Elle a été p^l^l^e ^ Romç, en )$»4 parie f, WmW^Uwé^^ Upitt- ' pie de Rome donnait à Ceruso et à ses eufans adoptifs, par plaisanterie, le nom de lettrés, parce qu'il enseignait la grammaire.

te vice-gérant, A^canio Biyaldl (1), et qui est ^Huié prè& 4u Çolysée, dans l'ancien palais du cardinal Pio. Le$ élèves 'de ripstitut y passent le reste dç leurs jours, quand elles sont atteintes d'infirmités incurables.

Fondé en 1684, par un prêtre zélé, François Papacettii le conservatoire de la Divine Providence eP de Sainê^Pc^aol est le plus considérfible, parmi ceux de Rome qui élèvent de jeunes filless il en a renfermé jusqu'à 200*

I^a même destination a été également donnée au conservatoire de SaifU' Clément et de Saint-Creseentin, fondé par le trésorier de Clément XII, Âldiui; au conservatoire Piâ, érifé en i775j à celui des TrinitdireSf qui date du pontificat* de Fie YI 9 à celui qui, du nom de son fondateur (2), e$t appelé Borroméei à celui de YAddoloratai Le prince Baltbaaar Odeacalcbi, créateur de ce dernier, commença par conduire ieen propre palais, les pauvres petites filles qu'il rencontrait dans les rues, invoquant la pitié publique. (3)

Dans tous ces instituts, les jeunes filles sont inatimiie» et ei^cupéesaux ouvrages de leur sexe. Elles n'en sortent que poiyr se Kiarier ou prendre le voile. Souvent elles reçoivetit uoe.dot.

Un simple artisan, un maçon, pauvre et eniièreBuent IIMtré, Jean Borgi, toucbé de voir une fpule d'enfans divaguer dans les rues, contractant l'babitude de. la fainéantise et de l'iiidiscipUne , les rassembla près de son domicile. Aidé pftr quelques aumônes, illes plaça cbez des ouvrieri) il les appelait •es enfans, et, en retour, ils l'appelaient père Jean^ dVÀ eit venu le nom de Tata Gievani, dooné au. ooiiBervaioire Ae V Assomption; Borgi s'efforça de leur procurer une instrucLioB, dont il était dépourvu^ luinuéme. Le gouvernement pontiical a maintenu et doté cette institution qui, maintenant» date d'un demi-siècle (4). Aujourd'hui encore, les enfans et les adolésr

(1) Ce prélat lui légua 60,000 écus romains. . (S) Le cardinal Viulien Bovromée.

(a) Sa iai6, cet iiuititut a été transféré sur 4e monl Eiqu^ûl. (4) èlonsignor Mortchini a publié, en 1830, un mémoire inté

M4 SÈCOJfDB PART». LIVRE I. GHAP. X.

eens vont dans la ville^ tcavailter pendant Je jour, chez des ouvriers de diverses professions ; de la sort^, ils sont mieux à portée de choisir eux-mêmes celle qui leur convient. Le produit de leur travail couvre un tiers de la dépense de rétablis^ sèment; il s*ëlève jusqu'à 15 bajoques, et quelquefois au-des* sus; quand il dépasse cette limite, le surplus leur est laissé pour leur former un pécule (1). On évalue, terme moyen, à 30 ou AO écus romains environ,, par tète , ce que coftte à la maison Tentretién annuel d*une jeune élève, dans l^s conser* vatoires de cette capitale; c'est environ 45 à 50 centimes par jour. Le produit du travail couvre le reste de la dépense. 'Les enfans des deux sexes, momentanément sans asile, ceux qui vagabondent, et autres du même genre , sont admis à Naples dans l'immense hospice qui porte le' titre de Real Alhergo de Poveri,' ils y sont réunis aux orphelins; les gar- <ç<ms reçoivent une éducation militaire, et un grand nombre d'entre eux entrent ensuite dans l'armée. A tous , du reste , M donné une éducation élémentaire assez avancée ; ils apffrennent lé dessin, et sont exercés à l'apprentissage de divers métiers. Les filles sont occupées à divers gehres de travaux utiles, se marient ensuite ou se placent comme ouvrières. > L'bospice BigaUo, à Florence, a été destiné, par CosmeP', aux enfans que la misère de leurs parens laisse sans éducation; laXktia^pia de Saint-Philippe de Neri, dans la même ville, a été érigée, en 1659, pour recueillir les enfans errans dans les rues, et les arracher aux dangers qui naissent de l'oisiveté. A Fuligno, une autre Ccisa pia^ ouverte en 1800, , rend le même service aux jeunes filles.

Par les soins d'un ecclésiastique (Carlo Botto), un refuge a été institué, en 1815, à Bei^me, pour les enfans en danger

cet institut et sor son fondateur. Une notice sur le même sujet a été insérée dans le t. 8» n® 2 dvkBuiietin de la société des étâblissemens ckaritûileSf p. 162. (1) Ces détails sur les conservatoires de Home sont empruntés à TonTrage déjà cité de Monsi^or Moriehini, L'auteur a visité luinnéaie presque tons ces instituts.

IVAUJB. h^è

de se perdre ; 60 y sont élevés. L'empereur Frauçois V" a voulu encourager la fondation, honorer le fondateur, et a fait présent à celui-ci d'une médaille suspendue à une chaîne d'or.

La Casa del soccorso délie virgini, instituée à Turin dès 1695, recueille les jeunes filles pauvres de ik ans,^ ((ui ne trouveraient pas dans leurs fainilles des garanties suffisantes contre le danger de la corruption. VAlbergo regio di viriu, dans la même ville, admet 150 jeunes garçpns de familles pauvres; vaste aielier, il leur offre l'apprentissage d'une foule de métiers, et, depuis deux siècles, il est en possession de donner au Piémont, les ouvriers les plus instruits, les plus estimables et les plus habiles.

Voici maintenant une pauvre fille, qui n'avait elle-même ni parens, ni fortune, mais qui, éprouvant une tendre sympathie pour le malheur, a voulu aider ses compagnes. Huit éta]}lissemens en Piémont , servant de refuge aux jeunes fiUes de 13 à 20 ans , doivent leur naissance à la persévérance de son dévoûment. Rose Govona a opéré ce prodige , vers le milieu du siècle dernier ; de son nom, les diligentes élevés sont appelées Âosines, et répondent admirablement à ses intentions et à ses exemples, par leur ardeur pour le travail, et par leur excellente conduite. La Megia opéra délie figlie délie Jloêifte, dans la capitale, en contient 300 à eUe seule. (1)

(1 • Il faut lire dans la relation de M. Sacchi» imprimée à Miiaii, en 1886» quelle admiration lui a inspirée la visite quUl a faite de cet institut.

Yoid l'inscription placée sur la tombe de Rosa Govona ; cW Tbistoire de sa vie:

Qui giace Rosa GoiH>na Ai Mondovi , * cft€ délia gîovinezzfl dêdicataû a Ûio,

' perla di luighria «

institui ekeistA ht patria , qui e in alt/e ciUa %'ittri di ahtandûuaté fmtmàlii

M6 SECONDE PARTIE. IitTRE I. CHAP. X.

Un nrrand nombre (i'autres refuges, soit à Taritij soit dans lés antres villes du Piémont, procurent aussi dax jeunes filles, nne bonne éducationV une protection qui leur manquerait dans leurs familles; la plupart y sont élevées gratuitement; quelques-unes paient une modique pension; la pension, pour d'autres, est payée soit par le roi, soit par des bienfaiteurs paHiculiers. Dans le nombre de ces refuges , on reiâarque à Turin oelui qui porte le nom de Regia opéra délia Previ^ dentay et le Itiiiro délie Sapelline. Un refuge spécial est réservé pour les filles des militaires pauvres.

VÙpera pie Cavalli , à Carmagnole; les hospices de là ekarUddi Bène, à Bra, à Carignan, à Chieri, à Saluces; le Boy al Aller go di S. Çroce, à Villa Siellone ; V hospice Car setto, à Rivoli ;, Vhôpital des Pauvres^ à « Bielle; Vhopital Mo^l de cfiarite'y à Pignerol; la Congre'gation de charité', k Pancalieri; ^ les oeuvres Migliavacea, Isnardi, Caissotti, k Asti; le Ritiro délie figlie Pericolanti^ à Casai; YOspizio delle'fanciulle délia Providenza^ à Alba; les Ohlates de Saint-Louis^de^Gonzague, à Morû; les BarrackineSy k Mondovi; f hospice de Ceva; Yhoèpice Royal de charité, et le Ritiro délie fanciulle, à Cherasco; les Résines, à Saluces, à 'S^yî^i^nqile^ filles ^de Marie y à Chiavari; le conservatoire A*Orlandi Ferrarini, à Sarsane; la Providence^ à Nice; Thospice d'Eviafij en Savolej et d'autres encore, qui noqs échappent sans doute, répandent les mêmes bienfaits sur les

' • . > perflUrti $eryire a Dio '

€tm dvr lor0 oUime r§g9le

per cui s'impiegcmo nella pieta^ e nei laçori.

Nef suo govermQ di imni piu di trenta

, d/wh profe eostanii

dl eùmia «o/ite e d' intfinajotiezza, *

y Passo aW eUmç r^osa el di^% fibraro *

Tano Vi'itfdùlt êtâsuaQQ.

Le figUê^ gf^** <dia bén^ca madrc

Mfliii» d«ft deux sAxè^ da^s t()uto& le» partie du tùfitm^f M

aôirveiic dans dé simples commîmes tttralës. Larillé dé GéûH^ qui le diitingue tmtë tdtft^^ ^ût là mâgfiWoefiOè dé iè6 é^ blissemens, dus presque tous àlâgëftéfosltéde M» |)ltt# }||ilé<^ fret citdyeoff «Mmlre^ arec due Mf te d'orgueil^ 1# Omêet^- , toitê ttitgflh*eiiieiit appelé le £rigA0lé^ un nom dfi feâdàtmf ^ lee FUâ^hineè, fôfidéed pkr Id fMltf illé FfeKîli^ et Aùùf le Èê* jour orné de cùlMMê, riche de m»t»ree, dfttt» le plus bêitt •tte, éntotiré de Jardina ^ reftsemble plitià uii ^\§M qû'km fkôèp\ùé\ \eê ffiUippimêf V^ Médééès \&^ Inïériù4îèê; \H Sommas^ueê^ le« Sàlësiénnéè, leè Cmêenàtèirêê dé là P¥ô^ ^élenâe^ et «ept Ott huit autres êH^idfè. l^fés^oé f(r<M (;éâ établtsseiiietts êom d^tinde flux jmiftéf^ filléë^ <)é èll^ )" idiff iû^

8trttite8aiyeo80iii,afiplîqtiées* dlv0rdotfirr«^, sdtfvéïtleBS^^ . ddideiy ec qnelqnèfoie eatMertéi« pMddiii fdtif tîe «iifièf*é(l).

AlîemagDe et Suisse.

I/AIteinsgfiè éft lu StAÉ^ û'ùtt pa^fnOdtrë, pddr îéÈ éUthm (fffé^én appellent lé» otphetiruf morau^y tiirtr tiïôiits vfvé SùU Hcittide, qtté pour cetx qtu sôiit pfivëg d'ttff pêrê et d'ttttrf ttfére. Uiie elassê etitîère d'étabKsséifte*^ sp4dafnx ïéuf ésf coftsacf éej elle a reçti dans ces defniet^ féttips uù dêmàpp^wteût ^Ètt êieûAtti ^llé remplace en partSè, pdu^ éértë poftiott de fEttfOpè, Cdmitté ttou* rardnSf dëj*ïtïdf(iû^, là fodciidd 4aè rempH^&àAt lé« b^ptccfs de F rati^é tékiintAeût sm edfeiW aBàndodttés. Le docteur Hatïpt (2), le dô(ïtétrf Jd- Htifi (S), ont donné des notices snr le^ établi^âeniêns âésdûéé

' (1) Ces indications sont puisées dans l'ouvrage publié, en 1837» par le comte Petiti de Roreto, déjà cité, et dans le mémoire publié à Milan, par

(2) IBM» tm ^thmm s»» l*6i«Mi»«»eii( ^è Qttëdlhjâ)oùy%.

(3) Ses précieuses Annales pubil4èl à BëHifr, êoiH êtmdfâéS é^Hû fMâ

AOS SBGONDS PA&TIS. UTME I. GHAP» X.

aux enfans de cette classe' (1). La plupart des sociétés ou des administrations qui les dirigent, publient d'ailleurs elles-jnèr mes les statuts constitutifs des établissemîens, et les comptes annuels d^ leurs opérations.

M. Schmidlin, en traçant un tableau systématique des matsans d'éducation pour le$ enfant négliges, quî^ont été érigées dans le, royaume de Wurtemberg, avec Tesprit de mé- 4' thode qui caractérise. ses écrits, a fait de cette exposition un traité cotnplet et normal sur la nature même, les conditiims et les^règles de ces institutions, traité d'autant plus utile, qu'il est un résumé d'une longue et habile expérience. (2)

Le royaume de Wurtemberg est le premier qui ait en effet généralisé l'institution <lont nous nous occupons en ce moment, qui i'ait soumis à une organisation uniforme, régulière, d'après un plan d'ensemble. Elle en est redevable à cette généreuse société de bienfaisance dont on ne peut assez louer les travaux, qui, dans ^es vues élevées sur le régime des secours, public^ a considéré Téducation des enfans pauvres, comme le préservatif le plus efficace contre l'indigence et la mendicité, et qui, par sa propre constitution et ses correspondances, a pu imprimer une heureuse harmonie aux établissemens disséminés dans le pays pour les conduire an même but. Adoptées par le gouvernement, avec la juste con^ fiancé qu'elle en obtient toiyours, les propositions de la société ont été promptemenlt réalisées et couronnées du succès.

Nous ne croyons donc pouvoir mieux faire pour donner à connaître la forme que cette institution a prise en Allemagne et pour en offrir «un modèle digne d'être étudié, que de re-i produire une rapide et fidèle esquisse de la création que M. Schmidlin a si bien décrite. (3)

(1) Verwahrlosie Kinder, tel est' le nom qu'ils reçoivent en AUemagiMi»

(2) Die OrtS' und Bezirks-Erziekungsfueuser fiir 'wwakrtoste Kmder im Kn^fûgreiche WOrtemb^rg. Stutigard, 1828.

(3) L'aofeqr a visité lui-même, en 1833, 1835 «t 1837* un «ertain nmnhw

*^ ALtMMA^rXt BT SUISSE. 409

Les premières maisons d'éducation fondées dans cette Toe remoiitent à l'année 1820. C'est eu 1823 que le système a été généralisé, et déjà en 1832 , on comptait 16 établissemens répartis dans les principaux cercles, savoir :

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