SECONDE PARTIE. LIVRE I. CHAP. I
en obtiennent un résultat non moins favorable. Celle qui continue à Londres Tœuvre des enfans trouvés , s'occupe spécialement de pourvoir aux soins des enfans nouveaunés (1). Les sociétés d^ charité maternelle de Londres, en cherchant à encourager Tallaitement des enfans par leurs, propres mères , pident aussi les mères, qui ne peuvent remplir ce devoir, à élever leurs enfans par l'allaitement artificiel pu par des nourrices. Elles 'veillent sur ce premier âge de la vie , pour l'entourer de la protection qui lui est si nécessair^gt que les parens sont trop souvent hors d'état de leur donner.
M. le comte Petiti de Roreto a tracé, dans une formule aussi exacte que concise, les règles qui doivent présider à ce genre de bienfaits, m On ne doit, dit-il , y admettre que les enfahs qui se trouvent dans l'un des quatre cas suivans :
«1"* Que des obstacles physiques empêchent la mère de les nourrir;
(( 2^ Que la mère soit morte à la suite de ses couches , ou pendant l'allaitement;
<c 3** Que les parens soient hors d'état de payer une nourrice ;
ce U^ Que l'enfant soit resté orphelin et sans ressources. ' .« Les faits doivent être convenablement vériûés et certifiés.
<c Le secours ne doit pas excéder la portion des frais de la nourriture, que les parens sont hors d'état d'acquitter, ni se prolonger au-delà des nécessités qui l'ont native.
<c Enfin^ la distribution de ce genre de secours pouvant donner lieu à des abus, par les faveurs accordées aux cliens des administrateurs, le gouvernement doit intervenir pour exercer à leur égard une sage surveillance. » (2)
Nous pensons^ cependant, qu'il serait trop rigoureux de
(1) jVoyez Uigbmore :0n the public charities in andnear Lottdon, 1810. »— ArrivabeDe : Di varie société, in London, ,1828» {Mige 6.
(2) , Saggio siU buon governo délia mendicità, etCéi j^ÎA» 1837i tome 1**^1
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restreindre aux deux premières hypothèses, les cas ou la mèi^ ne peut allaiter elle-même. Ainsi que nous Tavons déjà fait remarquer, une ouvrière, une servante, sont souvent empêchées de remplir cet office par les circonstances impérieuses de leur situation. Ce serait mal assister la mère, que 4e la forcer à perdre les moyens de gagner sa vie. Une fille mère peut en être empêchée par la nécessité de laisser ignorer sa faute, et c'est encore un secours bien entendu que celui qui Faide à la voiler, s'il Taide en même temps à éviter une nouvelle séduction, et par là peut-être les plus graves désordres avec les suites qu'ils entrahiènt.