II. M
frttîtsi lorsqii'bii là voit cesser àl'âge dèxlî ou 13 ans, c'est-àdirë t)rëeiséiiieDt pendant là période de temps la plus favorable pour le développement du caractère et de la raison. L'ëducatiob de Tadolësbence où se fait-elle ? Quels en sotlt les ihstruiùens? Croit-on que des levons données, jusqu'à 12 ou IS ans, dataâ une école, soient le noviciat dé la vie humaine; qu'elles préparent les ëli^vës âiix sérieuses épireUvés qui les attehdent plus tard ? Que savent-ils à cet âge? En les supposant IhStHlit^ , avec quelle rapidité ii'oùblieront-ils pas cb <tu'llâ but àjppi'is ? bn siuppôsânt qu'ils âieht tontrûcté de bonnes dispositions ; comment se^ont-ëlleâ eiercées , maintenues , préservées contre Ifeè mautai^ bkemfiles et Ibsitafi^ tes iniluences qui bientôt les attendent ? Est-ce là une éducation tiigne dé ce nom ? unejducatiba^qui porte des fruits^U; râbles?
Il esta jt*egretler qiie, dans là pliipat^i des états catholiques, l'initiation religieuse des enfans paraisse, en quelque manière, complétée à Tâge de 12 ou 13 ans, et quelquefois plus tôt. Les pareus, dans leur ignorance €t leur insouciance, en prennent prétexte pour retirer, dès cet âge, A leurs enfans toute alimentation de rame. Qn redouta il est vrai, qu'en retardant l'admission des enfans aui sacremens de Féglise , les parens empressés de lesemployer aux occupations productives ^ ne négligent de leur faire achever l'éducation religieuse. Mais l'exemple des états protesians prouve qu'on peut conc.lier le {Hrefnier aj^rentissage des métiers , avec une continaatioa d'instructions religieuses^ et cettd combinaison oflre, sotts plusieurs rapports , des avantages considérables.
D6 ^rin^uffisanee ^68 éèûloa
Quelque rapide qu'ait été, dans ces derniers temps; la multiplication des écoles populaires , leur nombre est loiâ
INStTFflSANCÊ DES ÉCOLES. kiZ
"encore de suffire aux besoins des familles, surtout en certaines contrées.
A Rome même, où près de 400 écoles sont ouvertes, pour iine population de 140,000 habitans, les deux quartiers dii Transtevere et du Borgo, qui eh renferment à eut iseuls pluis de 25,000, et qui presque exclusivement habités par la classe inférieure, auraient plus particulièrement besoin d^écoles gratuites, n'en comptent qu'un fort petit nombre, et Ton se plaint de voir un foule denfans privés d'instruction. (1)
En France, on doit l'avouer, les espérances qu'a dû faire concevoir la loi du 28 mai 1833 sont encore loin d'être remplies. 5663 communes ne possédaient point encore d'écoles âla 6n de 1837. On calcule que les 7 douzièmes seulement dès enfans en âge d'aller aux écoles , les fréquentaient à la même époque. Comme cette proportion diffère singulièreînènt d'une région à l'autre , il en est où l'instruction popur laire ne profite encore qu^à une très faible minorité 5 comme lès garçons et les filles qui suivent les écoles sont dans le rapport de 11 à 8, la moyenne pour les filles n'est guère au dessus de 5il2". (2)
C'est avec douleur qu'on voit même un grand nombre de conseils municipaux se refuser à accomplir le vœu de la loi, à profiter des moyens qu'elle a mis à leur disposition , et (Quelquefois témoigner d'une manière expresse ce singulier dédain. On en voit dont les membres eux-mêmes ne sachant ni lire, ni écrire, jugent ces deux arts fort superflus. On a trop espéré, parmi npus^ du concours de l'administration municipale dans les campagnes,; l'expérience montre, ce qu'od eût pu prévoir , que les localités ^ où le besoin d'instruction élémentaire se fait le plus vivement sentir, sont précisément
(1) Voyez l'ouvrage précité de mohsignor Horichîni, préface, p. xxxii;
t^) Voyez la statistique des écoles primaires^ nouyellement publiée par lé ministère de rinstruction publique, et le rapport fait à la Chambre des députés, en 18d8» pair M. GilloD, sur le budget de ce ministère.
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celles où Tes conseils municipaux se montrent le moins empressés à le satisfaire. C'est que Téducation municipale ellemême (si on nous permet cette expression) manque encore dans une portion de nos campagnes. L'esprit qui préside aux choix, celui qui guide les fonctionnaires élus, y est encore .trop dominé par les intérêts matériels , par les considérations privées , trop étranger aux sages inspirations du bien public* La salutaire influence de nos institutions , développant avec le temps Fesprit public, sur loiite l'étendue du territoire , répandra sans doute des dispositions plus favorables ; mais on ne peut trop se persuader que les institutions libérales n'agissent avec fruit que sur des populations assez éclairées pour être capable de les comprendre et d'en ressentir l'influence. En attendant, la haute adnoîinistration est appelée à for-* mer dans nos campagnes cette éducation municipale qui y manque trop souvent encore, par l'exercice assidu d'une tutelle bienveillante , par de sages , directions. Le gouvernement saps doute ne doit pas se lasser dans ses eflbrts pour éclairer les municipalités rurales, sur les avantages d'upe institution , qui^ seconde le travail , ,en améliorant les mœurs. Mais c'est aux principaux propriétaires, aux personnes influentes par leur position (1) , c'est aux ministres des cultes qu'il est réservé de combattre cette indifférence, d'en triomphier insensiblement par la puissance de la conviction; ils y réussiront d'autant mieux, qu'ils sauront mieux encore concerter leurs eflbrts. Toutefois, le gouvernement n'hésitera pas, sans doute, eh présence d'une incurie obstinée de la part des administrations municipales, à user de l'autorité que la loi lui a conférée, pour les contraindre à ériger et à entretenir des écoles communales. Combien d'autres dépenses purement matérielles et bien moins indispensables, la
(1) Les souscriptions des bienfaiteurs privés fournissent en Angleterre une part considérable des fonds nécessaires à la création des écoles. En 1834, -26,173 liv. sterl. ont été ainû offerts pour la création de 160 écoles nouvelles, qui devaient coûter 48,265 liv., et recevoir plus de 30,000 enfans.
IKSUFFISANGA DBS ÉCOLES. * ASS
loi du 8 juillet 1837 nVt-elie pas classées aussi parmi les dépenses obligatoires?
L'illustre Romagnosi (1) a dit avec raison que c'est pour les gouvernèmens non pas seulement un droit , mais un devoir d'exiger que tous les habitans du pays reçoivent une culture élëmentaire, et de pourvoir à ce que ce but soit atteint» parce qu'il y a ici non pas seulement un intérêt individuel ^miais un intérêt social du premier ordre.
ce Chose certaine », disent des écrivains étrangers, dont on n'aurait pas attendu cette déclaration, puisqu'ils appartiennent à un pays où le gouvernement n'a exercé jusqu'à ce jour aucune action sur l'éducation populaire (2) , <c chose certaine « dans tous les états où le gouvernement n'a pas pris l'initiacc tive en faveur du pauvre, partout où une loi impérieuse ce n'a pas mis l'instruction à sa portée , il est resté ignorant et <c privé des consolations et des ressources qu'offre l'éducation, ce Parcourez, continuent-ils , les annales de tous les peuples; ce |i'importe sous quelle latitude ils se trouvent placés , sous « quelle loi politique ils vivent, vous verrez que partout où €c le système de l'instruction primaire est large et bien ence tendu , c'est au gouvernement qu'il faut attribuer ce bience fait. Aux Etats-Unis, la première maison qui s'élève au ce sein d'une bourgade doit être l'école; partout les progrès de ce l'instruction sont en raison directe du degré de siollicitude « du législateur. »
Sans adopter cette assertion, d'une manière aussi absolue, et sans méconnaître tout ce qui, dans les progrès récens qu'a obtenus l'éducation populaire , est dû aux associations bienfaisantes, au zèle et à la générosité des simples particuliers, nous trouvons dans les souvenirs. historiqties qui viennent d'être retracés, le motif de faire aussi une juste et large p(art à l'ac-
(1) Annali di statistica, MiJau^ t. xxxvii, p. 31.
(2) Les auleurs du WestmUuter'Reviesv el ilu Gliambers magazine (voyez h Même britannique, lévrier, 1838; p. 229).
Ifi^ SECONDE PARTIE. UVRB I. ÇHAp. XI.
tioD éclairée et libérale des gouveroepiens. Leur iateryention est toujours uiile pour provoquer encourager, guider, régu- Ifiriser l'œuvrej elle devient souvent nécessaire pour suppléer 4 lUndlfférence des corporations. Les moyens de persuasion , }prsqu'ils peuvent réussir , sont préférables sans doute pour atteindre au but ; ils produisept alors de meilleurs résultats. ])Iais, lorsqu'ils ont été épuisés en vain, lorsque Tigi^oranço conserve assez d'empire pour faire obstinément repousser Tiii-' ^truclion offerte, il est ^lors non-seulement dans le droit, mais dans le devoir du gouvernement , d'intervenir avec rautqrité qui lui appartient, et de rendre expressément obligatoire pour l^s communes, un service public qui , certes , n'est pas moins indispensable que l'existence des marchés de subsistance et gilis l'entre tieq de la voie publique.
Nous cherchons même en vain quel serait l'argumeal; plausible qu'on pourrait opposer à l'intervention de la loi, pour imposer aux familles l'obligation d'envoyer les eufjpms f^x écoles publiques, lorsque l'instruction n'est pas donnée à ces enfans d^ns leur propre demeure. Bévoquerait-op ^n doute le droit du législateur? ou bien supposerait-op .qu'un tel sujet pe serait pas digne de sa sollicitude? S'il existç quelques légistes dont les étroites idées ne considèrent l'œur vro des lois que comme une matière aux procédures judipiaires, et la puissance des lois que comme une règle destiaéj^ à terminer les contestations civiles, ou à établir des sanction^ .pén^lies contre les délits piatériels, nous comprenons qu'il puissent s'étonner de voir invoquer les lois pour protéger l'intérêt des mœurs publiques. Mais quiconque envisage les loi$ relativement à leur véritable but, et les conçoit dans leur vraie dignité, ne leur refusera pas la mission d'être les gr^][)ds ipstrumei^s de l'éducation sociale, d'exiger pour les mœurs» pour l'ordre public, pour les intérêts de la civilisation, les plus sûres garanties? Eh quoi 2 elles exigent bien des études déterminées, des épreuves d'instruction pour une foule de carrières celles ne pourraient en exiger popr radpiis^iojï .^u
gein de la société^ des citoyens auxquels elles accordent \Si^\ ge droits? Elles prescrivent bien au père de famille de log^f, de nourrir, ety^tir son enfant; elles ne pourraient lui Qrdpnner de lui procurer les alimens de la vie intellectuelle et morale?
Souvent, au reste , il faut le reconnaître , des circonstances locales opposent des obstacles réels à rétablissemQn| ^es écoles. Ai;isi , des hameaux détachés sont trop f^ail-: vres, ont trop peu d'habitans, pour entretenir une école ^ çux seuls; ils sonMrop élolgnés'd'dn village, pourpoi^vcfir y envoyer chaque jour de petits enfans ; ils en sopt séparéi^ par de§ bois, des ruisseaux^ Il y a, daqs l^s pays de montagnes, de^ communes pauvres qui ont Sf peine 2 ou 300 habitans, et qu| ne peuvent faire la dépensé nécessaire. Cependant ces |ï*%| cultes ne sont pas insurmontables. Le respectable abbé Gaulr « tier, qui a si justement obtenu le titre de bienfaiteur 4e Fenr fance, avait imaginé un procédé éconopiique et sjmple i^q^^ i ^nsejgner à lire et à écrire aux enfans , dans les tiapiefifi)^ ^ détachés où Ton ne peut réunir assez d'élèyes pouf* fqr^fi^i* une classe proprement dite (1). On a essayé avec ^uçç^s une
. $prte d'écoles ambulantes, tenues daqs rhabitatjon mén^e ^6^ parens qui sont,' alors, tour-à-tour admis à cet hoqnei|f; la Suisse a vu avec attendrissement la fille de Tun de sps p}|4ç illustres citoyens (2) se dévouer pour remplir i sous pettf (prme,les pénibles fonctions d'^iûstllutrice: fin Alle9iag|;i.^, lorsqu'pn hameau renferme trop peu d'b^bitan^, z ^rpp p^u
* de ressources pouif entretenir une école çt se trpuve çep^r 4^nt trop éloignp de Técole voisine ppur y enyoyer ^e^ Qpfefds avec facilité, un proviseur (3) de l'école yoisine yi^Rt y donqer des leçops deux ou trois fois, ps^r semaine. lJ|ie instîr
(1) Ce procédé, qui consistait essentiellement dans un appareil conteou dans une 'boite portative, a été 4aiia»Iç ^mps essayé avec succèà aux environs de Paris ; on eut le tort de . ne pas continuer q^ ea^s» « ^ « ,
(2) m"* de Fellenbcrg.
(3) (i'eçL ie litre (|uç port^ le iws'-maitre ou suppléant.
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tutioo de frères, formée depuis quelques années dans le département de la Loire (1), en attachant deux frères à l'école principale où ils habitent ensemble, détache au besoin Fun d'eux pour aller, pendant le jour, distribuer le pain de l'instruction dans les communes des environs. ,
On voit avec peine que le nombre des écoles de filles est, du moins en France, fort inférieur à celui des écoles de gar- * çons, ^t aussi que le nombre des jeunes filles qui fréquentent les écoles est beaucoup plus fjtible. On le comprendrait si les mères elles-mêmes étaient assez instruites et avaient assez de loisir pour élever leurs filles dès le berceau; car l'intérieur de la famille est la véritable école pour les enfans de ce sexe, lorsqu'ils peuvent y recevoir les leçons nécessaires $ lia vie domestique est leur élément. Mais telle n'est point la ^ situation des mères pauvres. L'administration publique a r jusqu'à ce jour Attaché, beaucoup moins d'importance à l'é- ' ducation des fille;» qu'à celle des garçons ; souvent les lois » n'ont daigné s'occuper que de la seconde ; long-temps, il n'a , existé, pour la première, ni règlement, ni dispensa tions, ni encouragemens ; à peine savait-on sous quelle autorité publique, leur régime était placé. Sans les établissemens qu'ont spontanément érigé les congrégations charitables des sœurs, les filles pauvres, en France, fussent restées jusqu'à ce jour dans un abandon presque complet. Cependant, l'éducation desjeu^ nés filles est, à quelques égards, plus importante encore que celle des jeunes garçons ; du moins ses effets agi§^nt d'une manière plus sensible et plus durable sur les mœurs populaires. La mère de famille est destinée par la providence à exercer, dans le sanctuaire domestique, une sorte de ministère moral, par son langage, par ses exemples et ses soins; elle doit commencer complètement l'éducation de ses enfans ; elle est l'institutrice naturelle du premier âge ; elle a reçu, avec la puissance ^es^ aÇectiqi^s, le moyeîi d'épurer les caractères.
(l)Les Petits-Frères de Marie, dont le chef-lieu est à Sainl-Chaumont.
IlfSUFFISAJfCK DES tCOLES. 489
Les vices et les égaremens des femmes deviennent au contraire pins contagieux. Rien n'est plus propre à améliorer les mœurs populaires que de relevé;*^ par uûe éducation bien entendue, la dignité de la femme et sa considération, en épurant, en ennoblissant Tinfluence qu'elle exerce dans les fa-v milles qui appartiennent aux classes laborieuses. Les femmes des cla'sses aisées reconnaissent ici, pour elles, un noble service que leur demande la société humaine. Il leur appartient de seconder la création d'écoles élémentaires où puissent être adifiises les filles pauvres, de les encourager , de présider à leur direction, d'en prendre le patronage.
En Allemagne et dans une portion de la Suisse, les deux sexes suivent en commun les mêmes écoles; le magister dirige et instruit à-la-fois les garçons et les filles ; les femmes «ont même formellement excliues des fonctions de l'enseignement élémentaire. Les instituteurs se cï<ip|ent«n droit d'exercer un privilège exclusif; ils allèguent quelquefois que les femmes sont incapables d'enseigner. C'est une erreur déplorable; c'est une grande faute. Les femmes seules sont, au contraire, vraiment capables d'élever les jeunes filles ; seules elles peuvent bien les connaître et s'en faire entendre. Il y a plus : les femmes sont même plus habiles pour élever les enfans des deux sexes, dans un âge encore tendre. Elles savent mieux aimer ; la bonté leur donne un merveilleux pouvoir pour enseigner et se faire obéir ; elles ont plus de patience ; elles descendent mieux aux détails^ Une jeune fille envoyée dans une école de garçons, sous un instituteur, apprend des leçons, mais ne reçoit -pas l'éducation « Elle n'apprend pas ce qui convient le mieux'à son sexe.
|?9' ncon^ç F^i^tÇ- H^ l'. Cfi^P. XI.
De la nature et da degré de l'iiistr«]ctioji^écessaire aux enfans des familles
' pauvres.
,Pn se forme générs^lement une idée trop étroite, à nôtres avis 4h moins, de retendue de nnstruction réelle qui convient 9UX enfaps des familles pauvres. Ces enfans doivent acquérir 1^1^ q^alités et les connaissances qui les mettront en état de lutter contre la pauvreté. L'enseignement de la lecture, de récriture et de 1 arithmétique ne leur prête encore qii*un instrument qui, par lui-même, n'améliore pas leur situation d'une manière sensible. Nous desirons donc qu'à l'enseignement des signes se joigne aussi 4'enséignement deg chose9. Il est une foule de notions élémeptaires, d^ns le domaine des sciences naturelles, de la technologie^ de l'hygiène, de l'écopomiQ domestique, de la géographie, de l'histoire, qui, nonseiil^Oient poufrstient être facilement misçs à la pprtée de ce^ ^i)fans, pi^i^ qui' deviendraient pour eux aussi iqtéressantes qu'utiles. Le choix doit se mesurer sur Tapplicatiou qu'ils en pourront f^îre dans la suite, en exerçant les professions laborieuses îiuxquelles \\^ sont appelés. Lorsque l'enseignefuent pst dirigé vers un tel bi^t) lorsqu'il est renfermé dans de fpUjss |jm|tes, pn u*a point à prai^içire qu'il fasse naître de§ préteptipns aipb|tieuses, qu'il donne de fausses |46es ; i) apr Pf euflr^ 3H cQptr2(jre aux pqijyre^ à goûter plus de conteufpjïfpnt (J?ns leur ét^f, à trouver plu? 4'attrait daus Ip travail^ à ^ retirer Plus de fruits. Leur existence en deviendra pli^s l}pnorable et plus avantageuse tqut ensemble, sans, pesspr ^éW modeste. L'expérience en fournit des témoignages irrécusables. ^
Cet enseignement des choses est d'autant plus nécessaire aux enfans pauvres, qu'ils ont peu de moyens d'étudier par eux-mêmes, de se procurer des livres, et, il faut l'ajouter, qu'il existe même, surtout dans notre langue, peu de livres
élémentaires véritablemept conveuablei^ pour eux, sur les })fanches d'instruction qui leur seraient le plus précieuses. < Il faut même prévoir que le cercle" de Vinçtruction réelle nécessaire aux classes laborieuses jde la société doit s'étispdre de jour en jour. Les révolutions importantes que subit Tin- ^ustrie en Europe appellent Tintelligence humaine à preqdre une part plus considéra))le dans le travail. Elles promettent 4 l'ouvrier în|^tri( jt mie çarrjèrp plus fructueuse ; mais ellps Cûodamneut k une plus grande misère l'ouvrier ignorant qui Sprajt réduit au rôle de simple agefit mécanique. . Les écoles élémentaires de la Hollande , 4'uii6 partie de rAUemagpe ei |le la Suisse ont donné à rinstruction desfsnfani^ (les familles pai^vres un développemient fort éten4u, supérieur ^ c^lui que reçoivent en d'autres contrées les enfans des £(asse$ moyenfies ; et les élèves §ortis de leur sein g^ montent généralement labqq^if^ , patient , appliqués ^ leur$ der Yoirs, satisfaits de leur sort.
A reps^gnement de pe$ notions éjérnenfaires dpvi*?!^^!^ se joipdr^, constamment pt partout^ celui du dessin linéaire comme un^ éducation de l'œil, comme une préparation ^ l'art d*o))secver, cQmme un apprentissage aux travaux industriels; celui du c)iant, comme une dépendance de Féducatipn inorale; et des exercices gyninastiques bien pquçus » pomme un istément i^ssentiel de l'éducation physique.
On a, dans ces derniers temçs, proposé d'explure 4e la jspbèjRe des exercices , dans les écoles élémentaires, rei)isei«gnement de la porale et celui de la religîoif (1). Si cet enj»eignement ne devait consister qu'en une exposition absif aite« théorique^ a^ide, sentencieuse des dogmes et des préceptes, s'il fallait faire monter en quelque sqrte l'instituteui^ en jcbaire,, pour le charger de faire, sur pes graves sujets, un
(1<) Yoyez spécialement la pétition présentée par M. Cochin à la Charnière des députés en 1831, et l'écrit publié en février 1835, à Nancy, par M. Coliurd de Martigny, sous le titre : Coup-d'œil sur fétat de Vînstruçtion puhUque en France, p. 17.