‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 61 sur 84 · CHOIX DÉS INSTITUTEURS · texte numérisé non relu

CHOIX DÉS INSTITUTEURS

de nous laisser entratoer un instant à retracer ces images. Cet exemple montre toute la puissance que peut renfermer l'art de réjouir Tenfance, s'il était conçu par le génie de la bonté. Nous aimerions à voir partout que l'abord de l'école offrît un aspect riant , que son intérieur fût toujours disposé avec .un ordre parfait , et orné même avec une simplicité élégante. Là du moins l'enfant du pauvre ne verra que des objets qui peuvent lui inspirer de la sérénité ; il respirera un air pur ; il verra régner la propreté sur les vêtemens , la décence dans les mailières.

Du choix des instituteurs pour les écoles populaires..

Sous ces.divers rapports et sous d'autres encore, l'éducation populaire est essentiellement soumise à l'influence personnelle des instituteurs. Qu'ils comprennent toute la grandeur .de leur mission I qu'ils aient le zèle et la capacité nécessaires pour la remplir î qu'à cet effet rien ne soit négligé pour relever la dignité de leur existence , pour leur inspirer les sentimens que leurs fonctions réclament, pour leur conférer l'instruction, avec l'aptitude et l'habileté nécessaires! l'Âllepaiagne estredevable ïson excellente institution des séminaires pour les maîtres d' école, de& résultats qu'elle a obtenus dans l'édupation populaire. Déjà , vers le commencement du siècle dernier , Franke avait fondé , avec son Pœdagogium , un autre établissement destiné à l'éducation des mattrçs. Son exemple fut suivi par Steinmetz, près de Magdebourg ; par Gellarius, à Halle: parGesner, àGœltingue.Cesétablissemens, il estvraî^ formaient surtout des professeurs pour l'enseignement supérieur ; mais Hecker les appliqua bientôt à former de simples maîtres d'école, et Frédéric-le-Grand, vers 1762, en fit le noviciat obligé pour les fonctions d'instituteurs:. Leijoyen Kindermann de Schulstein , et l'évêque de Felbiger (îotèrent la Bo-

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