II
S63 SECOKDB FAETIB. LITAK.1. C9At. XII.
un reyenu annuel. Les arts et métiers soni enseignés dans ces instituts aux enfans des deux sexes, de manière à former des ouvriers et des ouvrières d*élite. On voit même quelquefois, en Italie, de petites communes dotées d'écoles industrielles : c'est ainsi, par exemple,qu^à villa Stellane^ dans la province de Turin , le royal Alhergo di S, Croce fait enseigner Tart du tissage aux enfans pauvres de la localité.
Les ouvfoirs pour les fliles sont plus spécialement encore multipliés dans toute l'étendue de l'Italie.
La plupart des essais tentés, en France, pour réunir les jeunes garçons dans les écoles d'industrie, ont échoué. Tel a été, en particulier, le sort de Técole que les administrateurs du bureau de bienfaisance du lO"" arrondissement avaient fon^ dée en 1802, et qui cependant était dirigée par des administrateurs pleins de zèle, et organisée en ateliers sous des maîtres lia)3iles (1). Tel a été encore le sort de celle qui s'éleva, environ vingt ans plus tard, par les soins d'un ecclésiastique, et où les enfans étaient spécialement instruits dans l'art de la reliure (2). Les pertes considérables que ces écoles ont occasionëes aux fondateurs sont causé leur chute. (3)
Nous aimons à rappeler que plus tard, en 1828 et en 1829, M. Gpchin (/() , par une combinaison aussi heureuse que nouvelle, avait réuni à la salle d'asile et à l'école élémentaire^ qu'il a érigées, rue Saint-Hippolyte, à Paris, dans le 12' arrondissement (c'est-à-dire dans le quartier de la capitale auquel
(1) Elle était établie rue des Saints- Pières, M. Mathieu de Montmorency était i'un des fondateurs, et. y a sacrifié de fortes sommes.
(2) M. l'abbé Ganilh^ rue de l'Ouest, 1 1' arrondissement,
(3) C'est précisément parce que ce genre d'établissemeus n'a pu encore réussir en France que nous avons cru devoir nous y arrête avec quelques détails ; nous espérous que , par. ce motif, nos lecteurs excuseront l'étendue dé cet article. '
(4) Alors maire du 12^ arrondissement de Paris, aujourd'hui membre de la chambre des députés^ du conseil général du département de la Seiqe et de celui d«s hospices.
BÉTBLOPPBMEITT HBS ÉCOLSS B'iITBVSTIUE.
cette institution pouvait être le plus utile), une école d'indus^ trie qui était comme la continuation des deux autres institua tions. Ces établissemens ont été adoptés par la ville de Paris, qui a modifié la forme de l'enseignement industriel, et a fiiit établir des cours de dessin et de modelage.
Les cours de l'association industrielle , à Paris, offrent aut élèves adolescens une instruction technique d'un degré asses élevé et propre à perfectionner la pratique des arts utiles.
On trouve aussi, dans les départemens, quelques établissemens qui se proposent pour but l'éducation industrielle des enfans pauvres. C'es^ ainsi , par exemple, qu'on voit, à Bou^ logne^ur-Mer, un atelier fondé par, des personnes cheu'itiiblés, où 150 à 180 enfans sont occupés à fabriquer des filets pour la pèche, combinaison qui au mérite marqué de la convenance locale joint l'avantage d'employer les enfans à un travail lucratif et utile à leur santé. (1)
On aime surtout à citer l'exemple d'un établissement récent, qu| mériterait de servir de modèle, celui qu'a fondé la société industrielle de Nantes. L'école d'apprentis, érigée par cette association, est destinée à élever des enfans pauvres, pour en former des ouvriers instruits. Cent élèves environ y sont admis ; ils se dirigent vers des professions diverses , cependant le plus grand nombre se destine à pelles de menuisier, de mécanicien, de serrurier ; ils reçoivent à l'école, outre l'instruction gratuite, du pain , des vétemens des encouragemens et des secours pécuniaires au besoin (2). L'organisation de cette école différera quelques égardi^, de celle des écoles d'in-
(1) D'abord, il est vrai, les directeurs de cet atelier avaient exdusiTenietit considéré Tintérèl du travail manuel pour les enfans» It ne leur aviient anéme laissé aucun loisir pour Téducation intellectuelle ; mais cette. erreur a été réparée, et les enfaus sont pendant' quelques heures envoyés à l'école.
(2) Voyez VAlmanach de la Société industrielle de Nantes, pour Taii^ née 1837. Nous aurons bientôt occasion d'exposer, avec plus d*étendueet sous un point de vue plus général^ les créations de cette société qui nous offriront des exemples nouveaux et dignes d'étude.