BBPBOCVE3 FAITS AUX FOUTS- DE- PIÉTÉ
poar prévenir ces vols et ces soustractions frauduleuses amtqnefc les entreprises privées de prêt sur gages donneraient ■ne extrême faveur, qne les monts-de-piété sont institués; leurs réglemens ont multiplié les précautions pour prévenir ce désordre.
Si les monts-de-piété agissent en diverses manières sur les mœurs populaires, ils deviennent aussi, réciproquement, des instrumens d'indication sur l'état de ces mêmes mœurs. On a signalé le rapport qui existe entre leurs opérations, et les plaisirs populaires, les loteries, les jeux. Cependant, |es influences qu'on serait fende à admettre n'ont pas autant d'étendue qu'on le suppose.
On voit avec regret qu'à Paris, les dépôts faits le lundi sont beaucoup plus considérables que ceux des autres jours de la semaine, parce que la bourse du pauvre a été épuisée le di»manche, el surtout parce qu'à Paris, les ouvriers ont contracté la funeste habitude de chômer le lundi et quelquefois même le mardi.
Cependant, l'un de nos savans les plus distingués a été conduit par ses recherches (1), à découvrir qu'en France, aux époques des grandes fêtes, les engagemens d'effets au mont-de-piété diminuent, les retraits augmentent, et il l'attribue à ces nouvelles occasions de travail que les ouvriers trouvent dans le mouvement que les fêtes donnent aux consommations. Il a montré également, par la comparaison qu'il a établie entre les années qui ont précédé, en France, la suppression de la loterie et les années qui l'ont suivis, que celte suppression n'a pas diminué le nombre des engagemens aux monts-de-piété , et il explique judicieusement ce phénomène, en remarquant que diverses circonstances ont pu, à la seconde époque, amener une gêne dans la situation des clas-
(I) H. le Baron Dnpia, dans du rapport fait à la chambre des pairs, le. 32 février 1838, anr la pétition d'un Jubilant de Lyon (roir le Moniteur du Ï3 fi-Trier). J