J.SSUBÀHCES EM ÏBAKCE ET ES ALLE MA GITE
qu'ils ont engagé à mettre en réserve pour l'avenir, qu'ils ont capitalisées et fait fructifier, ont singulièrement secondé, en Angleterre, l'esprit d'économie, et de prévoyance; ils ont contribué par là indirectement à multiplier aussi les ëociétéi amicale».
Cependant, ils ont quelquefois servi, et surtout dans les derniers temps, d'aliment à une passion désordonnée pour les entreprises par actions, pour les combinaisons aléatoires ; ils ont fait éciore des plans bizarres de toutes sortes, qui, malgré leur extravagance, n'ont pas manqué de trouver des dopes. II a fallu faire revivre un ancien bill, passé sons Georges I", il y a près d'un siècle , pour arrêter le cours de ce désordre.
F.liblistemens d'assurances sur la vie, en France et en Allemagne.
On a souvent cité la célèbre ordonnance de la marine , rendue en 1681 , comme ayant prohibé en France les assurances sur la vie ; mais cette disposition de l'ordonnance n'avait en vue que l'assurance des personnes contre les risques de mer ; elle ne se référait aucunement à cette espèce de contrat qu'on a appelé improprement depuis : attwrance noria nie, et qui était inconnu à cette époque,. tel que nous Tenons de l'exposer. Aussi , deux arrêts du conseil autorisèrent-ils, en 1787 et 17&8, une compagnie d'assurances sur la lie, formée à Paris, et dont Clavière parait avoir été l'auteur : ils loi attribuèrent, d'après la législation du temps, un privilège qui disparut par la loi du 17 frimaire an n. Toutes compagnies et associations financières demeurèrent même interdites jusqu'au 80 brumaire an iv. Depuis 1819 seulement, quelques compagnies, autorisées par le gouvernement, ont successivement essayé, à Paris, d'établir des assurances
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sur la vie, d'après le type des sociétés des entrepreneurs anglais. Elles n'ont réussi qu'avec peine et lenteur à faire com ■ -.. prendre ou goûter ce genre de placemèns. Il faut pen s'en étonner. Les évèrremens qui se sont succédés en France depuis près d'un demi-siècle n'ont pas été propres à favoriser l'esprit de prévoyance. La mobilité qa'ifs ont imprimée aux: existences , les vicissitudes auxquelles ils ont soumis les destinées des hommes les plus utiles , ont affaibli la confiance en Pavenir, et les mœurs dominantes ont donné un grand empire aux jouissances du présent. On voit avec regret que les assurances sur la vie ont jusqu'à ce jour peu pénétre* .sortout dans les classes laborieuses (1). Une compagnie t£a*surancet mutuelle», autorisée en 1820, avait en assez de confiance en ses calculs pour vouloir garantir à ses abonnés le remboursement certain d'une somme déterminée, d'après l'accumulation des intérêts ; mais elle se fût compromise par un tel engagement, et elle a dû se borner à promettre la répartition, entre ses souscripteurs, des produits qu'elle aura
(1) La coiupaguie1 à'Asmrtwces générâtes, formée à Par», en Wtu'd'une ordonnance royale du 22 décembre 1810, a compris, dans les trois branches distinctes qu'elle embrasse , les assurance! sur la sic humaine. Elle offre aux assuré* des combinaisons 1res variées.
Pvorune assumes de 100 francs payable au décès de Faasuré , elle perçait uaa>frâut«ju varia minuit lige de l'assuré^ savoir, par exensple:
Si l'assurance est .temporaire,
Four 1 an. Pour «V ans. Pane lftaan. LW. ét«*a«'*'lflDS--- »*»€. It»«. ■'.««.
Si rtaurance est pour toute la vi
Moyennant le versement d'une prime annuelle de 100 fr., elle promet on. ■ capital ou une rente payable après le décès de L'assuré, comme à la veuve, aux
ASBTJEAHE** KIT FHiI»«8 HT XIT ÀlMWASSE. 180
recueillis (i). H ne parait pas qu'elle ah réalisé- tes plans.
Les assurances sur h vie devaient obtenir et ont obterra: en effet beaucoup plus de succès dans le nord de l'Europe et en Allemagne ; il s'en était formé une à Hambourg dès 1778 (!); cette institution s'y est répandue et pernsetronnée de jonr en jonr , principalement dans le nord et dam tes viflen de commerce.
la compagnie néerlandaise e^Ainsterdam , autorisée le 1" septembre 1828, possède un capital de 500,000 florins et • présente une extrême variété de combinaisons ; cette comp»- gnîe et celle qui existe à Bruxelles, asswentanssi contre les dangers des voyages maritimes de long cours:; la prime varie' ' suivant le lien de destination.
ns,et qui variait attirant l'âge de l'assuré, et »né. Par exemple :