‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 4 sur 132 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

l'une des plus hautes illustrations religieuse» et charitable», prit rang parmi les fondateurs de cet établissement $ il Je rç^ cueillit à Home dans sou propre palais; il en rédigea li les réglemens, revus et modifiésjdepuis, eu 1767.

article rv.

Développement de! institution des monWde-piété, en Europe.

Le mont-de-piété de Borne prit bientôt une très grande extension, et se combina avec d'autres genres d'établissemens. D'une part, des congrégations religieuses s'y associèrent, pour pratiquer des œuvres de piété et de charité; d'un autre côté, Sixte Y y réunit la caisse publique des dépôts et consignations judiciaires; l'établissement acquit de la sorte des capitaux et un crédit qui lui permirent de faire l'office d'une banque de prêt, même pour des sommes considérables j le gouvernement romain et les princes étrangers y recouru' rent plus d'une fois.

A l'origine, le mont-de-piété de Rome exigeait un léger intérêt, dans les temps de prospérité; les prêts au-dessous de 50 écus romains étaient entièrement gratuits, et la durée dtt ,:'■■ '} prêt était portée jusqu'à 18 mois. L'expérience fit reconnaître que l'institution manquai t son but, en prêtant des sommes aussi fortes; ta limite a été progressivement baissée; aujourd'hui les prêts d'un écu romain et au-dessous sont seuls reçu» et " renouvelés sans aucune rétribution. Une remise de 5 p. 0/0 à l'année est exigée pour ceux d'une valeur supérieure. Les , gages apportés à l'établissement s'élèvent quelquefois jusqu'à mille, et le montant des sommes prêtées jusqu'à 2 ou 3009 écus; ils croissent en octobre et pendant le carnaval, et diminuent à Noël et dans le mois d'août; le capital circulant

Page 1