CHAPITRE II
Les divers systèmes qui viennent d'être rappelés dans l'article précédent, combinent une organisation nouvelle du
OHGÀHISÀTIOH BU TRAVAIL. 289
travail, avec une constitation nouvelle de la société, et la chose devait être ainsi, en raison de l'étroite connexion qui existe entre la propriété et le travail.
Mais, en rejetant toute constitution nouvelle et artificielle de la propriété, comme contraire aux intérêts de la production', en invoquant le libre essor du régime naturel de la propriété,' comme le plus puissant encouragement au travail, loin de repousser une sage et tutélaire organisation du travail lui-même , nous la sollicitons , et nous espérons en voir ressortir un précieux moyen de seconder, avec la meilleure distribution de la société, le plus haut degré de bien-être pour la classe laborieuse. . .
De la sorte , loin de détruire la propriété, sous le vain espoir de favoriser le travail , on encouragera le travail par le respect même qui sera assuré à la propriété ; le travail , en rendant la propriété plus productive, participera luimême plus abondamment à ses avantages.
De la nêceuilé présente d'une organisation pour le travail.
Une foute de circonstances nouvelles se réunissent ponr solliciter une organisation du travail au sein de la société actuelle; mille voix s'élèvent pour la réclamer; la situation générale de la société en fait sentir le besoin; elle devient de jour en jour plus urgente; les périls s'annoncent, les nuages s'amoncellent , l'orage gronde , et plus on tarde , plus on s'expose à voir éclater par la violence quelques décbiremens funestes , au lieu des améliorations que la sagesse etla justiee seraient encore à temps d'introduire.
Parmi ces circonstances se montre, au premier rang, l'affranchissement obtenu par l'industrie elle-même.
Lorsqu'une première émancipation du travail eut Heu par m. 19