‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 69 sur 132 · SECONDE FAATIE. LIVRE III. CHAP · texte numérisé non relu

SECONDE FAATIE. LIVRE III. CHAP

Des travailleurs employés MM services publics.

Ce que l'administration publique recommanderait, par la voie de simples conseils, aux chefs des grandes manufactures, en respectant leur indépendance; elle peut, sans violer aucun droit, l'établir elle-même, dans les ateliers formés pour les divers services publics. En améliorant ainsi le sort des ouvriers qui travaillent pour elle, elle recueillera elle-même plusieurs avantages. Elle donnera l'exemple des mesures dont elle aura reconnu et annoncé Igjnérite. Un tel exemple sera un enseignement vivant, et son influence ne saurait manquer d'être efficace. La sphère des travaux de tous genres exécutés pour le compte de l'état, des provinces, des communes, des établisse mens publics, immense déjà par ellemême, tend à s'étendre chaque jour par les progrès de la civilisation, de la richesse publique, et des bonnes doctrines administratives. Combien de milliers de familles laborieuses ' verraient ainsi améliorer leor sort ! et qu'il serait digne des gouvernemens éclairés de témoigner pour elles une semblable sollicitude ! Par des mesures aussi paternelles, ils s'assureraient leur gratitude et leur confiance.

Il y a cependant une distinction à faire entre les travaux exécutés par voie de régie, et ceux qni sont donnés à l'entreprise par la voie des enchères. L'administration publique est plus libre de tracer, dans l'exécution des premiers, les règles qu'elle juge les plus salutaires pour la condition de ses ouvriers. Eue a cependant qnelque ascendant sur les entrepreneurs qu'elle emploie; il lui est facile de les associer à ses vues, par la conviction, dans les dispositions qu'elle ne jugerait pas à propos de leur prescrire.

Il y a une autre distinction à établir entre les ateliers, permanens, et ceux qui n'ont qu'une activité passagère. Les rè-

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