BIC0ND2 ÏAMTB. LITRE III. CHAP. IV
triotîsmo! Pourquoi n'y fait-on pas revivre l'image des grands hommes? Pourquoi ne saisit-on pas cette occasion, pour distribuer de hautes récompenses! Pourquoi ne célèbre-, t-on pas ' mieux les présens que le ciel verse sur la terre? Pourquoi laisse-t-on aux seuls bateleurs le soin de faire les frais de Ces réunions populaires? Que le pouvoir ne nous en est-il donné un jour, un seul jour! Que d'occasions favorables nous saisirions pour instituer des fêtes semblables! Que de moyens de les anime/ et de les embellir! Nous voudrions, dans chaque village, leur donner un caractère tout nouveau, qui exciterait l'admiration et les transports, sans entraîner de grandes dépenses. Ou sèmerait dés vertus, en répandant le contente- ment. Il ne faut pas que la vie du pauvre reste trop monotone et trop terne; l'ennui le dégoûterait du travail, ouïe pousse-__ rait à la recherche des émotions désordonnées. Ne négligeons rien pour faire descendre sur sa destinée quelques rayons de bonheur. '
On va se récrier : on va accuser ces vues d'être empruntées à uni idéal plus voisin de l'utopie que de la réalité; à tous les plans d'amélioration s'oppose une objection commode pour les esprits paresseux et les cœurs froids : « Tout cela, dit-on, est fort beau, mais impraticable ». Maïs, à ces tranquilles et aveugles partisans des idées stagnantes, qui considèrent toutes vues d'amélioration morale dans les classes laborieuses, comme un pur rêve , nous devons un sérieux avertissement! Eh quoi! ne voient-ils donc. pas comment changent les élémens matériels de la condition du pauvre? quand de toutes parts- l'industrie prend un essor prodigieux, quand l'aisance générale augmente avec rapidité, quand une émulation ardente elt partout excitée, s'il ne s'opère, dans les habitudes de la classe laborieuse, une amélioration, qui prépare un progrès marqué dans les mœurs, ces bienfaits Beront en partie perdus; en partie, ils se transformeront en poisons; la société ne remplira pas la carrière d'avancement, qui s'ouvrait devant elle; elle verra au contraire surgir de