‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 137 sur 450 · HOLLANDE ET BELGIQUE · texte numérisé non relu

HOLLANDE ET BELGIQUE

était placée sous une direction militaire : elle fabriquait essentiellement les fournitures destinées aux troupes. L’administration de l’institut des pauvres concourait seulement par ses subventions à la dépense de la nourriture, des vêtemens etdes récompenses pour les indigens travailleurs.

La maison fournissait aussi de l’ouvrage à domicile; des familles malheureuses y venaient prendre des matières premières, du lin, de la laine, de la toile, et y rapportaient les produits qu’elles avaient confectionnés.

Le capital employé à cette création fut porté de 150 mille florins à 250 mille. On voit par les comptes des cinq premières années, que la dépense, pour ces cinq années réunies, s’élève à 51 mille florins [î], et que les bénéfices surpassèrent la somme de IG mille (lorins par année [2].

Mais les ressources de l’institut des pauvres, dont la maison d’industrie recevait l’appui, diminuèrent pendant le cours des dix années suivantes, par l’effet des circonstances [3]. Le nombre des malheureux et leurs besoins furent augmentés par les ravages de la guerre. La maison de travail formée en 1789, fut réduite, transformée en un atelier de filature beaucoup plus restreint et surtout occupé par des femmes; la constitution militaire que Rumpfort lui avait donnée disparut. En 1804, la maison de travail reprit un nouveau développement, comme une forme nouvelle; elle continue de subsister aujourd’hui sous une direction semblable à celle qui est adoptée dans les autres villes de l’Allemagne.

Hollande et Belgique.

En 1827, on comptait en Hollande 26 maisons

de travail, la plupart formées par les soins des administrations municipales et dirigées par des commissions tirées de leur sein. Elles sont aujourd’hui au nombre de 30, et réparties comme il suit :

Dans la Hollande. . .

Dans la Hollande méridionale Dans celle de Gueldre .

Dans celle de Zélande. .

Dans celle d’Over-Yssel.

Dans celle de Groningue.

Dans la Frise

Elles occupent environ 6000 individus, dont plus de 1000 sont logés et nourris.

A un petit nombre d’exceptions près, les travailleurs ne sont pas logés dans les établissemens ; mais on leur fournit des alimens et quelques autres objets de consommation.

Les travaux consistent principalement à peigner, filer, soit la laine, soit le lin, soit le chanvre destiné aux toiles à voile ou autres, à défaire de vieux câbles, à coudre, à tricoter. On tisse de grosses toiles d’emballage; on filoche des gants; on confectionne des vêtemens, des nattes, des couvertures, etc.

La totalité des salaires payés aux indigens dans ces 26 maisons, s’élève au-delà de 134 mille florins par an.

Les salaires des travailleurs varient de 7 11. à 46 par an , suivant le genre de leur travail , leur habileté relative, et par conséquent aussi suivant leur âge et leur sexe. Le terme moyen est de 22 11. 79.

Le produit du travail s’élève, dans la totalité de ces élablissemens, à environ, fl. 233,000

La totalité des dépenses à. . 11. 351,000

Chaque individu nourri et logé dans ces établissemens , leur coûte , par an , 2 11. 54 , 92 ;

[1] Dans cette somme figuraient quelques secours aux voyageurs indigens.

[2] Essais de Rumpfort, 1. c.

[3] Le déficit de 11,445 flor que signale M.Ie pasteur Naville [de la Chante légale, tome 1, pag. 272), n’est pas, comme il le suppose, spécialement relatif au mécompte éprouve dans la maison de travail; il appartient au compte général de l’institut des pauvres pendant les quatre années 1796, 1 /97, 1798, 1 /99. 11 convient de remarquer que le capital de cet institut, qui était à l’origine, en 1796, de fl. 29,900 seulement, était porté, en 1806, à fl. 90,500, malgré près de 50 mille fl. de perte (Voy. Abandlunq ueber Armen-JFesen in München, 1814). Voicilemontant des subventions versées par l’institut des pauvres

de Munich , à la maison d’industrie, pour nourriture, vêtemens, récompenses, et encouragemens des travailleurs, depuis la fondation jusqu’en 1807 :

13,011 flor.

La dépense annuelle de l’institut des pauvres s’élevait de 50 à 70 mille fl.

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