TROISIÈME PARTIE. LIVRE I. CHAP. II
certaines retenues sont faites sur les salaires, pour le logement cl la nourriture, évaluésàll fl. environ par année.
Indépendamment de ces maisons, 3 autres réunissent le caractère d’hospices et , recevant les indigens à demeure ; occupent aussi des travailleurs. La plus importante est celle d’Amslerdam , qui renferme près de 600 , et distribue environ 3600 11. de salaires; sa dépense s’élève au-delà de 44 mille florins par an.
L’établissement de Zwoll est à-la- fois un atelier de travail à l’entreprise , et une école d’éducation et d’apprentissage..
En 1827, la Belgique possédait aussi 6 maisons de travail situées, une à Louvain , une à Gand , une à Anvers , une à Mali nés, une à Ostende , une à Alveringhem. Les quatre premières occupaient 1917 indigens, elles dépensaient , savoir :
En matières premières. . .fl. 42,558 37 1 En salaires 71,266 20 )
Le produit du travail s’élevait à
fl. 11 3,824 57
Les deux dernières étaient beaucoup moins considérables; elles n’employaient ensemble que 278 indigens, elles dépensaient :
En matières premières
En salaires
fl. 1,173 1 930 )
fl. 2,108
Le produit du travail était seulement de. . . 2,103
Un arrêté du roi Léopold, du 29 août 1833, a de nouveau recommandé ces établissemens. Ils continuent à prospérer et se perfectionner de jour en jour. On a introduit à Gand la fabrication de la dentelle, la confection des souliers, la menuiserie; àOstende, la dentelle; à Anvers, la fabrication des tapis de poils de vache et de laine, des étoffes de crin, des nattes en poils, des tricots pour bonnets de nuit , des chaussons de laine, etc. [i].
ffro rk lionses d’Angleterre; origine de ces établissemens; leur régime jusqu’en 1834.
Les maisons de travail ont, en Angleterre,
un caractère particulier. Elles servent à-la-fois d’ateliers libres pour les indigens qui viennent y chercher de l’occupation pendant le jour; d’hospices locaux pour les vieillards, les infirmes, lesenfans; de maisons de secours pour l’assistance à domicile; les dispensaires; et même d’hôpitaux pour les malades. Dans la plupart d’entre elles , les pauvres sont nourris, vêtus, logés.
Elles sont répandues sur toute la surface de la Grande-Bretagne; leur régime, comme leurs dimensions , varient suivant les localités. Elles sont souvent établies par paroisses; quelquefois plusieurs paroisses se réunissent pour en former et en entretenir une en commun.
Ce système d’institutions a été la conséquence du célèbre statut d’Élisabeth. Le statut 43e avait, comme on sait, posé en principe, que le secours ne pouvait être donné aux valides , que sous la condition et sous la forme du travail. Divers moyens furent employés pour satisfaire à cette règle fondamentale : la maison de travail parut généralement le plus direct , le plus simple. Elle devenait d’ailleurs le centre naturel de tous les genres d’assistance. Sir John Masson Good donne de ces ateliers une description peu favorable. <c Fort peu de districts, dit-il, dans le « grand nombre , ont eu assez de bienveillance « ou de sagesse, pour construire exprès des « bâtimens conformes à cette destination. On a u donc réuni de la manière la plus maladroite <c et la plus grossière, dans les villages , deux <c ou trois misérables cabanes contiguës. Dans <c les villes , on a affecté au même service quelle ques maisons abandonnées , quelques vieux <c monastères tombant en ruines, qui présen- « tent un spectacle de détresse plus hideux en- <c core. Révolté dece tableau d’horreur, l’homme u bienfaisant craint de s’en approcher. Les afu faires de ces maisons se conduisent au loin »c avec une folle extravagance. Ceux même qui <i connaissent les maux dont elles sont le théâ- <t tre,et qui pourraient les soulager, pensent <c qu’ils sont trop nombreux et trop compliqués « pour qu’on puisse les faire cesser [2].
L’idée que s’en forma le vénérable Howard , dans la visite attentive qu’il fit d’un grand nombre de ces établissemens, ne fut guère plus
[t] Voy. le Voyage en Hollande et en Belgique que vient de publier à Paris, M. Ramon de la Sagra, tome 1er, p. 157; tome 2, p. 130 et suiv.
[2] Voy. la Dissertation de sir Masson Good, sur les moyens les plus avantageux pour entretenir et employer les pauvres dans les maisons de travail. Sect. 11.