‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 152 sur 450 · LIVRE I. CH AP. IL · texte numérisé non relu

LIVRE I. CH AP. IL

« par I indolence, l’imprévoyance ou le vice ; les « secours qu’ils obtiennent ne servent qu’à les “ entretenir dans ces déplorables habitudes. Le «t travail doit donc être la condition inséparable <t de l’assistance, et les portes de la maison où il « est offert doivent être ouvertes à tous, pourvu « qu’ils n’y trouvent pas une existence plus comte mode que celle qui est acquise par les travailtt leurs indépendans. A peine 5 ou 6 valides, <( prétendus indigens, acceptent le bienfait, lors- «t que ainsi, pour eux, il devient une épreuve [6]. « Les maisons de travail bien réglées deviennent « le remède à la fausse pauvreté, servent à la <t démasquer. Leur séjour, confortable pour les <t malheureux atteints d’une vraie infortune, est «( au contraire intolérable pour les êtres vicieux, « dont il réprime les penchans [7]. Aussi, des « paroisses où de semblables établissemens ont « été formés d’après un bon régime, sont-elles <( aujourd’hui délivrées du fléau du paupérisme ;

« dans d’autres, le nombre des indigens a été tt sensiblement réduit, et leurs mœurs se sont « notablement améliorées [8]. »

En examinant les craintes fréquemment exprimées sur les funestes conséquences que peuvent entraîner de nombreuses réunions d’indigens valides, dans les maisons de travail, les commissaires royaux se sont trouvés conduits à penser que ces conséquences peuvent être prévenues parune bonne classification, et ils se sont confirmés dans cette opinion par l’exemple des paroisses où le système a été réalisé. *t Un bon u régime, disent-ils, fait disparaître l’influence <t des mauvais exemples et la contagion des «t mauvais penchans, auxquelles une réunion <c nombreuse serait par elle-même favorable. Le (t témoignage des faits montre que les désordres «t ne s’y introduisent que par l’inexpérience ou <r l’incapacité de ceux qui gouvernent. On en « voit la preuve dans quelques maisons de trait vail de la métropole où règne un bon régime; u et telle est la puissance d’un régime semblable,

» que, même dans des établissemens de Londres u où l’on réunit des personnes déjà corrompues <t par le vice , on parvient à les réformer [9]. » On remédie aux inconvéniens, par la distinc-

[1] Recherches sur les pauvres, Recherche^ , chap. [4] Voy. en particulier William Davis. Hints to phi-

3, sect. 6, chap. 4. lanthropists . Bath, 1821.

[2] Esquisse d’un ouvrage en faveur des pauvres. [5] Voy. le rapport présenté au roi d’Angleterre , Livre 11, chap. 3, sect. 1. chap. 4, sect. 3 et 4, chap. 8. pages 201, 314, etc. —[6] Ibid., pages 204 , 235.

[3] Dissertation sur les moyens d’employer les pau - [7] Ibid., page 231 .—[8] Ibid., page 35.

vres dans les maisons de travctil. Sect. 1. [9] Voy. le même rapport, pages 308. 300.

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