‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 185 sur 450 · LIVRE I. Cil AP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE I. Cil AP. IV

les ateliers de valides vigoureux et agiles, ont été peu dispendieux. La journée gagnée réellement s’est maintenue dans les limites de 1 fr. 50 à 2 fr. 50. La dépense, journée moyenne, a été de 50 centimes, représentant le secours ajouté à la valeur de l’ouvrage.

Par une secondemesure non moins judicieuse, on a dirigé, avec des secours de route, sur les départemens voisins où ils devaient trouver de l’ouvrage , ;les compagnons venus du dehors, et particulièrement des campagnes, pour entrer dans les fabriques lyonnaises.

Enfin , des secours en nature ont été distribués aux victimes de la crise industrielle, qui ne pouvaient être soulagées autrement. Desprêts gratuits ont été avancés à plusieurs, et les ont mis en état de traverser la crise. Une somme de 126,000 fr. fournie par des dons particuliers , a suffi pour faire les fonds d’une opération si utile [2]. Peut-on faire plus de bien à moins de frais ?

Ce qu’il y a de plus admirable dans cette opération , ce sont ses résultats moraux et économiques.

« Partout les ouvriers se sont fait remarquer par leur bonne volonté, leur sage conduite, leur reconnaissance.

« Les travaux ont été créés d’abord, supprimés ensuite, sans qu’aucune réclamation se soit élevée , ni dans l’intérêt du commerce , ni dans l’intérêt des ouvriers. »

Un grand et difficile problème s’est trouvé ainsi pleinement résolu.

L 'Institution de prévoyance a atteint son but: donner du travail à tous ceux qui manquaient d’ouvrage et qui pouvaient se rendre utiles.

«t Elle a montré à la population d’une grande cité, les efforts et les succès de la bienfaisance publique , en présence de malheurs considérables et de grands dangers.

u Elle a prouvé qu’il est possible de suppléer, pour les hommes valides, au chômage des ateliers industriels.

« Elle a offert à l’administration, les moyens de discerner le mauvais vouloir, de la vraie infortune ; de réprimer avec sagesse une misère parasite qui, dans des temps de calamité, vient détourner à son profit les bienfaits destinés au malheur seul.

[2] 11 n’est pas besoin de dire que les membres delà famille royale y ont concouru avec leur libéralité accoutumée.

Page 1