‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 197 sur 450 · LIVRE I. CHAP. V · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAP. V

pulsés de 1 Espagne, 90 mille d’entre eux offrirent à la France de venir occuper et fertiliser les landes de la Gascogne; la France eut le tort de reluser cette offre qui eut peuplé une région improductive de colons industrieux et vigoureux. Plus tard divers projets de colonisation ont été conçus pour cette même contrée. La loi promulguée le 1er juin 1854 , et les opérations entreprises par la compagnie en faveur de laquelle elle a été rendue , semblent promettre qu’avec la création des moyens de transport et l’écoulement des produits, une production nouvelle prendra naissance sur ce sol abandonné, et que des bras s’offriront pour la faire éclore [i].

Lorsque les familles infortunées que la France avait transportées en Acadie , abandonnèrent celte colonie, transférée à une puissance étrangère, le Poitou en recueillit les débris, el pendant quelque temps, les Acadiens formèrent à leur tour dans cette province, une nouvelle colonie, à laquelle, avec l’hospitalité, étaient accordés quelques encouragemens ou dédommagemens; cependant en peu de temps elle s’est réduite et presque éteinte.

On voit quelquefois en France , des compagnies ou de riches propriétaires, appeler, fixer, réunir sur un territoire, un nombre plus ou moins considérable de colons , pour exécuter des entreprises de dessèchement , de défrichement ou de grandes améliorations agricoles.

On pourrait rappeler encore les colonies formées par Frédéric-le-Grand , dans la Haute-Silésie, dont une partie a été destinée à réparer les dévastations de la guerre, et dont il a pris soin lui -même de retracer l'histoire; celle de Phalzdorf dans l’ancien duché de Clèvcs; celle que l’électeur de Bavière institua dans le Donabruck, pour opérer le dessèchement des marais. Pie vi , en essayant vers la fin du siècle dernier, de faire mettre en culture les environs de Corneto, se proposa aussi d’assainir ce fertile territoire, en y rétablissant des habitations.

Les colonies religieuses, les colonies militaires, les colonies économiques; ces trois premiers systèmes, exécutés en divers pays, à diverses époques , n’étaient point encore , comme on voit, des institutions de secours publics directement destinées à offrir des moyens d’existence aux pauvres. Loin d’être des hospi-

cette grande entreprise, l’auteur de l’ouvrage sur Les colonies agricoles et leurs avantages.

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