‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 21 sur 450 · SOCIÉTAIRES · texte numérisé non relu

SOCIÉTAIRES

Toutes. — États divers. [5]

Typographes et professions analogues [6]

Graveurs, lithographes et professions analogues [6]. . .

Artistes de divers genres

Orfèvres, bijoutiers, joailliers et arts analogues [6]. . .

Ouvriers en porcelaine

Menuisiers, ébénistes et ouvriers en bois [ô]

Mécaniciens

Ouvriers en papiers peints

Tanneurs, mégissiers et autres ouvriers sur le cuir. .

Gordonniers, bottiers

Ouvriers en soie

Tapissiers

Tisseurs en couverture

Bonnetiers

Chapeliers [7]

Perruquiers [8]

Bouchers

Boulangers

Employés à la marée

Ouvriers sur le cuivre, le bronze, lampistes, etc. [8]. .

Ouvriers en bâtimens, de tout genre [8]

Marbriers

Arquebusiers

Emballeurs, brossiers

Ouvriers sur les ports, portefaix, forts de la halle et professions analogues

Cohers ,

Ouvrières en voiture

Caissiers et garçons de caisse

SECONDE PARTIE. LIVRE IL CIIAP. II

On est frappé de voir, par ce tableau, que les professions qui fournissent le plus grand nombre de membres à ces sociétés (proportion gardée au nombre des individus exerçant une profession déterminée), sont celles où il règne le plus d’instruction ; les imprimeurs y occupent Je premier rang. Les professions qui au contraire leur donnent proportionnellement un plus petit nombre d’associés, sont précisément celles qui figurent en première ligne sur le tableau des indigens. Il n’existe point, à Paris, de sociétés pour les tailleurs, ni pour les journaliers. Cette observation concorde avec celles que vont nous suggérer les caisses d’épargnes , dans l’un des chapitres suivans.

On voit avec intérêt, dans le nombre, 6 sociétés de prévoyance mutuelle fondées par des Israélites. 11 en est une, digne d’un intérêt particulier, qui est de pure bienfaisance [i].

On remarque aussi qu’il en est deux qui se composent exclusivement de femmes: l’une, sans distinction de professions, qui compte 48 membres; l’autre, pour les arts graphiques , dont le nombre est inconnu.

Il est pénible, mais utile, de signaler les symptômes qui annoncent l’imperfection dont est empreinte la constitution de ces sociétés; 52 d’entre elles se sont dissoutes dans ces derniers temps, et 5 dans la seule année 1857. 21 n’ont plus fourni de renseignemens depuis 1829, et ont peut-être subi le même sort.

La plupart de ces sociétés s’étant formées spontanément, n’ont pu s’inspirer que par leurs bonnes intentions, et n’ont pu consulter ni le calcul, ni l’expérience. Aucune loi, aucun actedu gouvernement ne sont venus leur assurer une protection, leur donner des règles ou des garanties. L’administration locale s’est seule informée de leur existence, pour les autoriser, pour les seconder trop faiblement sans doute. On ne saurait donc s’étonner que d’abord elles aient procédé suivant des modes très-dilïérens, qu’elles se soient donné des constitutions imparfaites. La société philanthropique, du moment où elle a pu entrer en correspondance avec elles, les a averties, les a aidées, dans la réformation de leurs plans. En provoquant la formation de sociétés nouvelles, elle leur a offert des directions sagement méditées. Elle a désigné l’un de ses

[1] Elle porte le nom des Israélites amis du travail.

[2] Voyez le programme publié par la Société philanthropique de Paris pour un prix proposé, sur les hases et

membres pour communiquer en son nom avec elles. Les sociétés de prévoyance qui veulent jouir de cet honorable patronage remettent chaque année leur état de situation à la société philanthropique ; elles lui proposent leurs doutes ; elles recourent à elle dans leur embarras. Toutefois, dans cette correspondance, librement et inégalement suivie, on a acquis la conviction que le défaut d’expérience et de calculs a généralement entraîné ces sociétés à des concessions qu’il leur a été ou qu’il leur sera impossible d’accomplir [2].

Les avocats du barreau de Paris ont offert à la société philanthropique de donner gratuitement leurs avis sur les litiges qui s’élèveraient dans le sein des associations de prévoyance, et de les terminer ainsi par la voie de l’arbitrage; de jeunes jurisconsultes se sont acquittés de ce paisible ministère, avec un zèle, une sagessse qui ont été dignement récompensés par le succès. Ces conseils sont trop souvent nécessaires, à cause de l’imperfection des statuts, qui laissent les droits dans l’incertitude , ou qui donnent ouverture à la fraude.

Les rétributions acquittées par les sociétaires sont généralement mensuelles , et roulent entre 1 fr. et 2 fr 50 c. par mois ; un droit d’admission est aussi payé à l’entrée.

La plupart de ces sociétés ont des capitaux placés. 48 d’entre elles possèdent aussi de 4 à 10 mille francs ; 40, de 10 à 20 mille fr. ; 16, de 20 à 50 mille ; six de 50 à 40 mille fr. ; et 5 audelà de 40 mille.

Les secours garantis sont , dans toutes ces sociétés, destinés à la maladie et à la vieillesse. Dans un grand nombre, ils s’étendent aussi à la veuve et aux orphelins.

Le secours, en cas de maladie , est de 1 fr. 50 c. à 2 fr. 50 c. par jour , ou de 2 à 9 fr. par semaine; il est ordinairement limité, dans sa durée, à 5 mois ; les pensions aux vieillards et aux infirmes , s’élèvent de 180 à 500 fr. par an ; les vieillards y sont ordinairement admis à l’âge de 65 ans. Les secours alloués à la veuve et aux orphelins se proportionnent à la durée du séjour qu’a fait dans la société le membre défunt.

On a soin de ne point laisser participer au secours, le sociétaire malade ou blessé par suite

les conditions d’associations applicables aux sociétés de secours mutuels et de prévoyance sous la date du 27 février 1835.

Page 1