LIVRE IL CIIAP. I
vent un secours de route pour s’en retourner chez eux.
Pour inscrire un indigent, on exige avant tout, pour l’individu seul , qu’il soit âgé de 60 ans au moins ;
Et au-dessous de cet âge, pour le veuf ou la veuve, qu’ils aient au moins deux enfans;
Pour les mariés , qu’ils aient au moins trois enfans en bas âge.
On admet aussi les orphelins et les enfans abandonnés; mais le nombre des enfans assistés ne peut excéder plus de 2600, pour la ville entière.
L’admission est prononcée par la députation du collège des pauvres, sur l’avis et le rapport du curateur. Ce rapport doit offrir, dans le plus grand détail et sur un modèle tracé, le tableau de toutes les circonstances qui se rattachent à la situation de l’indigent et de sa famille, aux ressources qu’il possède ou qu’il peut se procurer, comme aux divers besoins qu’ii éprouve [îj.
L’assistance des malades se compose de deux élémens distincts : le traitement de la maladie, le secours nécessaire à d’autres besoins à l’occasion de la maladie. Elle peut être accordée, sous le premier rapport seulement, aux personnes qui ne sont point inscrites au tableau des indigens , lorsqu’elles sont l’appui de leurs familles ou dépourvues de toute aide; mais, dans une famille, elle ne peut être accordée qu’au chef, à moins de cas qui exigeraient une exception spéciale. Les alimens indispensables au malade lui sont délivrés sur l’ordonnance du médecin , mais ne sont donnés qu’à lui seul.
La police des pauvres est l’un des principaux objets des attributions et de la sollicitude de l’institut de Hambourg; les curateurs ne sont pas seulement chargés d’une inspection spéciale; ils exercent une autorité légale sur les indigens. Ils provoquent, près du magistrat compétent, la correction de ceux qui se livrent au désordre. La correction consiste en une mise en surveillance, ou même en une détention simple ou rigoureuse ; ceux qui auraient surpris la bienfaisance publique sont poursuivis et contraints à restitution.
L’institut s’applique surtout à réformer et améliorer les mœurs de la classe indigente, par
ces plaintes, le plus souvent, ne sont qu’un vain prétexte allégué pour dissimuler la fainéantise ou quelques désordres.