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ment les lorces qui peuvent encore lui rester; les secours ne sont accordés que sous cette condition, et pour le supplément qu’il est absolument hors td état de se procurer. Les indigens admis aux secours permauens, doivent justifier tous les trois mois de leur situation. Les indigens secourus ^doivent, à moins que l’état de leur santé ne s’y oppose, remplir assidûment les pratiques du culte religieux. Il est interdit aux indigens de fréquenter les cabarets, les brasseries [4], les réunions de plaisirs. S’ils manquent à ces obligations, s’ils oublient le respect qu’ils doivent à leurs patrons, ils peuvent être punis d’un à quatorze jours de prison, et en cas de récidive, par des châtimens corporels. Ils ne peuvent se marier, qu’autant qu’ils prouvent les moyens qu’ils ont d’entretenir leur famille. S’ils recueillent un héritage, ou obtiennent un bien quelconque" excédant' leurs plus indispensables besoins, ils sont tenus de restituer jusqu’à concurrence de l’excédant, le montant ou la valeur des secours qu’ils ont reçus.
Parmi les fondations bienfaisantes dont la direction se rattache à l’administration des pauvres, dans la ville de Weimar, celle qui est due au conseiller Meyer occupe le premier rang. Elle a pour but spécial de faire soigner et traiter à domicile les malades indigens. Les intérêts d’un capital de 34,000 thalers [5] y sont appliqués. Pendant les deux premières années de sa mise en activité, 318 malades ont reçu ce genre d’assistance [6], et sur ce nombre 221 ont été guéris; 28 ont succombé; 39 sont restés en traitement. On fournil au malade non-seulement les médicamens, les bains et les soins du médecin et du chirurgien, mais aussi les soins d’une garde-malade, les alimens, les boissons, le linge, les vêtemens, le coucher, le chauffage, l’éclairage , et même quelquefois le paiement du loyer, en tout ou en partie, lorsque ces secours lui sont absolument nécessaires [7].
A cette fondation se lie l’institution d’un
[1] De 16 c. à 2 fr. 60 c.
[2] Environ 77 fr. 80 c.
[5] Environ 27 fr. 30 c.
[4] On sait que les brasseries sont en Allemagne des espèces de tavernes où la bière se débite.
[5] Environ 132,000 fr.
[6] Ce chiffre désigne le nombre des cas de maladie; un même individu peut avoir été plusieurs fois malade.
[7] On a dépensé pour les 318 malades, pendant le cours de deux années, savoir :
1° Pour traitement de la maladie, honoraires du médecin et du chirurgien. . .
Garde-malade
Médicamens
Bandages, appareils, bains.
277 th. 19 gros 7 den.
Total 1,420 01 00
Ou environ 4 thalers et i/apar chaque malade (environ 17 fr. 30 c.).