ASSISTANCE A DOMICILE. WURTEMBERG
choix de garde-malades recevant un modique traitement annuel , et contractant l’obligation de servir les malades indigens.
Cette fondation est placée sous la protection et la surveillance spéciale d’une auguste et bienfaisante princesse.
D’autres fondations ont suivi cet exemple, étendu ce bienfait; d’autres ont préparé des secours aux mères de famille indigentes, pour leurs couches; d’autres ont eu pour objet d’environner les pauvres honteux d’une juste et spéciale sollicitude; il en est qui ont servi à établir des ateliers de filature ou des fourneaux de soupe. La portion de soupe sans viande, revient à 15 deniers; celle de viande, à 11 [i]. Les pauvres ont la faculté de prendre leurs repas dans l’établissement lui-même [2].
Le grand-duché de Weimar possède aussi une institution qui lui est toute spéciale, et qui embrasse tout l’ensemble de son territoire : l'institut patriotique des dames , fondé en 1817. Son directoire central est placé dans la capitale; elle est présidée par une princesse qui donne elle-même L’exemple d’une charité aussi active qu’éclairée. Elle reçoit les dons des personnes des deux sexes ; mais les dames seules y exercent le ministère de la bienfaisance, pour la distribution des secours. On a sagement pourvu à maintenir, entre cet institut et l’administration des ètablissemens publics de bienfaisance, l’harmonie désirable. L’institut ne doit se considérer que comme un auxiliaire destiné à suppléer seulement à l’insuffisance des secours qu’offrent ces ètablissemens; les sociétés dont ils se composent entretiennent donc avec leur administration des rapports de confiance et de déférence. Chaque société embrasse dans ses opérations, l’assistance des vieillards et des personnes incapables de travail, celle des malades, les secours urgens que réclament les personnes atteintes par quelque accident, tels qu’un in-
cendie, une maladie contagieuse ; elles cherchent à exciter et à diriger utilement l’activité
des indigens capables de travailler. Mais leur principal objet est de procurer une bonne éducation aux jeunes filles délaissées. Surtout elles répandent les influences des sentimens chrétiens, dans toute la sphère qu’elles embrassent [s].
En 1834, le diretoire central de l’institut encaissa et employa environ 5100 thalers; les sociétés de dames répandues dans les 7 districts, entretinrent 3440 jeunes filles dans les écoles d’industrie, 100 dans l’exercice de diverses professions, 522 à la filature, 131 dans l’établissement de surveillance, et donnèrent du travail à 100 adultes [4].
Royaume (le Wurtembeig.
Depuis plusieurs siècles, il existait dans cette contrée, comme dans les autres portions de l’Allemagne, une foule de fondations pieuses et charitables, affectées à diverses destinations, dispersées sur les divers points, sous différentes dénominations. Dans le moindre village, on trouve au moins un fonds spécial provenant de cette source, et destiné aux secours publics. Il en existe plusieurs dans les villes [s]. Une partie desbienset revenus formant la dotation des églises et des chapelles, était elle-même réservée, dès les temps anciens, pour un semblable emploi. Un grand nombre de sociétés ou d’établisscmens avaient aussi leurs revenus propres provenant de souscriptions ou d’autres origines.
Dans l’application de ces ressources, on ne s’attachait guère qu’à répondre aux sollicitations de la misère; on attendait qu’elle fût arrivée aux nécessités les plus pressantes; on ne connaissait que l’assistance directe : l’aumône
2° Pour les secours accessoires :
Alimens et boissons. . . .
55Glh. Igrosllden
Vétemens et coucher. . .
Chauffage et éclairage. . .
Loyers
Total
Ou environ 2 thalers et 10 gros par malade , ce qui porte à une moyenne d’environ 7 thalers, les frais pour chacun d’eux.
[t] 7 et 14 cent.
[-2] Ces renseignemens sont puisés dans des notes manuscrites, dont l’auteur est redevable à l’obligeance du gouvernement grand-ducal.
[3] Voyez les statuts imprimés à Weimar, en 1817.
[4] L’auteur regrette vivement que des considérations impérieuses, nées d’une délicatesse et d’une modestie qu’il doit respecter, lui interdisent de donner sur une institution aussi digne d’intérêt et de respect, tous les détails qu’on a bien voulu lui confier.
[5] Voyez Schmidlin : Allgemeiner umriss des J Vu rtembergischen A rmen-Jï resens. 183 0.