‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 291 sur 450 · LIVRE IL C11AP. II · texte numérisé non relu

LIVRE IL C11AP. II

rend presque intolérable ; on s’assure mieux de la réalité du décès, et l’on prévient ainsi le danger des morts apparentes et des inhumations anticipées.

Les frais de la sépulture des indigensforment, en Italie et en Allemagne, un article notable de dépense dans les secours a domicile ; mais on n’a point lieu de les regretter. De tels soins ont un effet toujours salutaire. La classe déshéritée des faveurs de la fortune, voit qu’elle n’est pas exclue de la grande famille humaine ; elle se sent relevée à ses propres yeux.

En France, l’administration municipale est chargée de pourvoir à ce que les indigens reçoivent une sépulture décente. Puisse-t-elle s’en acquitter toujours avec l’attention convenable!

Des pauvres honteux.

De la sépulture des indigens.

Bénie soit cette messagère céleste qui, après avoir témoigné au pauvre une prédilection spéciale, lui avoir apporté de douces consolations pendant le cours de sa vie, vient encore doucir ses derniers momens, et faire luire sur son lit de mort l’aurore de l’immortalité! Si tout le reste manque au malheureux, la religion ne lui manque jamais; elle recueillie son dernier soupir, et répand sur son humble cercueil le parfum de la prière! Par ses soins pieux, elle protège la dignité de la nature humaine, au bord de la tombe. Suivons ses inspirations et ses exemples ! Que la dépouille mortelle du pauvre soit entourée du respect qui est dû au malheur ; alors encore , rappelons-nous qu’il est notre frère !

On a érigé dans une grande partie de l’Allemagne, des salles mortuaires, où les personnes décédées restent, pendant quelques heures, en dépôt; on peut y entourer leurs dépouilles de plus d’égards; on soulage les familles pauvres d’un spectacle que l’exiguïté de leur logement

Il est une classe de pauvres qui a des droits particuliers à notre respect, à notre sympathie; pauvres qui siégeaient hier au milieu de nous, dont peut-être demain quelques-uns des nôtres partageront le sort ; pauvres qui ne viennent point nous solliciter, mais qui se dérobent à nos regards; dont les malheurs sont un secret, et en sont d’autant plus cruels. En présence de cette classe d’infortunés, disparaissent toutes les règles générales qui viennent d’être établies; on ne saurait ni leur appliquer le même mode de secours, ni les renfermer dans les mêmes limites, ni prendre avec eux les mêmes précautions. Tout ici est exceptionnel. Ce qui importe, c’est de découvrir les malheureux qui appartiennent à cette classe, d’obtenir leur confiance, de ménager leur douleur, de couvrir le malheur et le bienfait du voile de la discrétion, et de faire accepter l’assistance, par les égards de la délicatesse.

Un tel genre de secours, on le sent, ne peut guère être régi par des formules ; il doit trouver un guide dans les inspirations d’une bienveillance éclairée. Néanmoins quelques recommandations sont suggérées par l’expérience: ici encore, des pièges sont quelquefois tendus à la bonté.

dres; on en compte cinq au moins dans les possessions conquête.— [î] Elle se compose de 72 chefs de garde, 24 britanniques , dix en Russie , plusieurs en Allemagne , ecclésiastiques, 115 novices laïques, 180 stracciafogli , dans les Etats-Unis; il y en avait une à Alger avant la et d’un nombre indéfini de volontaires.

Page 1