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DE LA RÉHABILITATION DES INDIGENS

au contraire, perpétuer dans une classe entière de la société, les habitudes de l’indigence? De grâce, ne faisons pas le bien à demi ! évitons, sans doute, la prodigalité; mais gardons-nous a,ussi d’une parcimonie mal entendue! La dépense, quelque modique qu’elle soit, est faite en pure perte, dès qu’elle manque son but. La réhabilitation de l’indigent est comme l’affranchissement de l’esclave, comme la rédemption du captif. C’est une œuvre grande, belle, digne de

la vraie charité. Elle suppose, il est vrai, des conditions nombreuses, dont plusieurs sont plus à la portée de la charité privée, que de la bienfaisance publique; elle exige quelquefois une étendue de libéralité à laquelle la bienfaisance publique répugne, dans les règles qui lui sont imposées. Ce n’est pas une raison pour y renoncer ; c’est seulement une raison de plus pour que la bienfaisance publique recherche et obtienne l’alliance de la charité individuelle.

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