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spéciales, dans les hôpitaux spéciaux et séparés, obtiennent des soins plus complets, et un traitement plus favorable. Leur réunion dans un meme etablissement peut donner lieu à des confusions fâcheuses , elle expose certaines classes de malades à être plus négligées, lorsque leurs infirmités sont jugées moins graves, ou sont accompagnées de circonstances peu propres à intéresser [2].
Le choix entre ces deux systèmes dépendra de 1 étendue totale de l’établissement, et par conséquent de la population des villes. Là où cette population exige l’existence simultanée de plusieurs hôpitaux, il sera mieux d’affecter à chacun une destination distincte , et de les diviser par les spécialités. Là où sans excéder les proportions convenables, on pourra réunir les diverses classes de malades, on s’attachera du moins à isoler les salles , en séparant les services.
Considérées sous le rapport des convenances locales, la multiplication et la dissémination des hôpitaux, en mettant le secours à la portée de ceux qui en ont besoin, sont surtout utiles pour certains cas de maladies aiguës , d’accidens graves , lorsque le malade ne peut être transporté sans dangers. Mais, celte utilité s’affaiblit à mesure que les moyens de transport se perfectionnent, que les distances s’abrègent. II est facile d’ailleurs d’avoir pour des cas rares et exceptionnels, une simple infirmerie tenue dans un bourg , sans faire les frais d’un établissement monté avec des services habituels. Sous ce rapport, le nombre et la situation des hôpitaux proprement dits, doivent répondre à la force et à l’agglomération de la population réunie sur un territoire donné, de manière à ce qu’ils soient constamment occupés par un nombre suffisant de malades soit payans, soit gratuits.
II reste à déterminer quel peut être le minimum ouïe maximum de malades traités à-la-fois dans le même asile. Dans un petit hôpital, chaque malade est plus facilement l’objet d’une
moire, pages 598, 405, etc.) — [2] « Les hôpitaux spé- «ciaux,dit Coste, sont plus favorables à la guérison « de leurs malades respectifs, que 11e peuvent rétro « même ceux où les divers départemens sont réunis,
« mais dans le même bâtiment. » Dictionn.des sc. méd., tome xxi, article Hôpital, page 440. La séparation absolue des maladies médicales et des cas chirurgicaux, est, à nos yeux, beaucoup plus essentielle qu'on ne le suppose communément.