‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 322 sur 450 · LIVRE 111. CIIAP. IL · texte numérisé non relu

LIVRE 111. CIIAP. IL

de porte qui s’ouvre et se ferme à volonté. Lorsque le malade est appelé à subir une opération, lorsqu’il vient à mourir, et dans toutes les occasions ou il convient, soit de le déplacer, soit de le dérober à la vue de ses compagnons de souffrances, le lit, porté sur des roulettes, est retiré par cette ouverture dans un corridor contigu . et de la conduit au lieu opportun , sans que les voisins s’en aperçoivent; un rideau suspendü au plafond sert de voile pour cette opération.

Chaque détail a ici son importance, en tant qu’il peut contribuer au bien-être moral et physique du malade, au bon ordre de l’établissement, à la facilité et à l’économie du service. Aucun de ceux qui servent à entretenir la propieté la plus parfaite, à respecter la décence, à prévenir les accidens, à soustraire aux regards les objets hideux ou dégoùtans, à maintenir le calme, ne sauraient être négligés. L’ameublement qui accompagne chaque lit, celui qui est commun aux malades, le linge, les ustensiles, se régleront sur ce principe [1].

On doit éviter d’établir les salles de malades, au rez-de-chaussée des édifices; il est reconnu que lorsque plusieurs étages , superposés reçoivent à-la-fois des malades , les salles des étages supérieurs deviennent progressivement moins salubres , par l’effet de l’ascension des vapeurs méphitiques.

Le feu , l’air , l’eau , sont , avec la propreté, les grands moyens d’assainissement pour les salles de malades [2]. Les appareils de chauffage et le choix des combustibles, les moyens de ventilation : la quantité des eaux, les réservoirs, fontaines et conduites qui les reçoivent , ne sauraient donc être assez soignés et perfectionnés. Les dispositions relatives à ces trois conditions varient suivant les climats, suivant les saisons.

L’humidité n’est pas moins funeste aux malades, que l’excès du froid ou delà chaleur; elle est plus difficile à prévenir et à corriger.

La ventilation qui s’opère par les portes et les croisées des salles, ne saurait suffire; elle ne peut d’ailleurs se renouveler assez constam-

de servir de fourneaux pour les tisanes et autres préparations ; comme encore la forme donnée, dans ce dernier hôpital , aux ciels de lit qui se lèvent ou s’abaissent à volonté. — [2] On n’a recours aux appareils de désinfection, que dans les salles où ne règne pas une ventilation suffisante. Mais on les emploie partout avec avantage pour désinfecter les vétemens de malades atteints de maladies contagieuses ou couverts de vermine.

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