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DU TRAITEMENT MÉDICAL

nient. On emploie donc avec avantage des ventilateurs : les uns qui agissent horizontalement, à l’aide de soupiraux pratiqués dans la partie inférieure des murs de la salle; les autres qui agissent par une direction perpendiculaire, à l’aide de soupiraux placés dans les parquets et les plafonds.

Hœbcrl a traité avec la plus grande étendue, le sujet de l’assainissement des hôpitaux. 11 est remonté aux principes élémentaires , distinguant les différentes altérations que l’air peut éprouver , examinant tour-à-tour les divers modes et les divers procédés de désinfection, en discutant le mérite ; il a décrit les ventilateurs établis par ses soins dans l’hôpital Maximilien de Munich.

La lumière du jour, les rayons du soleil sont aussi des bienfaits précieux pour le malade, des moyens de salubrité , en même temps qu’ils sont favorables au service. En aérant les salles , on ne négligera donc rien pour les éclairer.

Les dessertes doivent être placées à la portée de chaque salle.

Les départemens doivent être séparés des salles, et quelquefois même être situés dans les bâtimens distincts.

Les serviteurs doivent être en partie logés à portée des salles de malades , en partie dans les départemens.

Les dessertes doivent suffire pour que les salles de malades, entièrement libres, ne contiennent jamais que les objets actuellement nécessaires au service, et ne soient employées à aucun travail ou préparation qui puisse incommoder le malade ; elles doivent être disposées d’ailleurs de manière à satisfaire à toutes les conditions d’une propreté parfaite , de la célérité et de l’ordre dans le service. Il n’est besoin de multiplier les dessertes, que dans les hôpitaux de quelque étendue. Les salles de 12 à 20 lits n’exigent que des annexes fort bornées. Les mêmes dessertes peuvent , en partie du moins, être communes aux salles voisines [i]. Dans tous les cas, elles ne doivent point être adossées aux salles de malades, ni en gêner les issues , ni mettre obstacle, soit à la circulation de l’air, soit à l’accès de la lumière.

Les cuisines, la pharmacie, la lingerie demandent à être placées au centre de l’établisse-

[î] Il importe surtout d’éloigner des salles de malades, des promenoirs, les pièces qui servent soit à laver le linge, soit à l’étendre pour le faire chauffer.

ment, pour simplifier le service des salles. La chapelle doit être également située de manière à ce que l’accès en soit facile pour tous les malades. La situation des bains est soumise à une condition analogue.

Plusieurs des autres services demandent , au contraire, à être établis aux extrémités. La buanderie sera éloignée; le magasin de bois sera isolé; le dépôt des morts sera placé à l’écart, voilé aux regards.

Dans les villes qui renferment à-la-fois plusieurs asiles hospitaliers, un département commun peut subvenir pour tous aux services de la boulangerie, de la cave, de la pharmacie; et c’est en effet ce qui a été pratiqué à Paris , à Bordeaux , avec un notable avantage.

Lorsque les établissemcns hospitaliers sont placés à une certaine proximité les uns des autres, quelques-uns de ces services peuvent leur être communs.

On ne saurait enfin donner trop d’attention, dans la construction d’un hôpital, à l’écoulement des eaux pluviales, comme aux moyens d’évacuer toutes les eaux ménagères , toutes celles qui entraînent avec elles des immondices. Les égouts seront disposés à recueillir toutes ces eaux , à les conduire par des voies souterraines, à leur procurer une issue prompte et facile. A Bamberg , on a dérivé avec bonheurun bras de la Regnitz qui, traversant l’établissement, alimente les bains, les divers services. Dans le bel hôpital Richelieu, à Bordeaux, on emploie avec succès pour le même effet la chasse provenant d’une machine à vapeur, en sorte que le même appareil apporte les eaux utiles et délivre de celles qui incommodent.

Du service des malades.

Du traitement médical.

Avec quel religieux respect , avec quelle émotion profonde on entre dans ces asiles où sont , hélas ! accumulées tant de douleurs , où la mort promène sa faux d’une manière si redoutable, où tant d’existences utiles viennent invoquer une protection contre le danger qui les

menace ! Quelle tendre sollicitude n’inspire pas la destinée d’un si grand nombre de nos frères, pour lesquels la souffrance, la crainte, l’affliction viennent se joindre aux maux de la pauvreté ! Quels vœux ne formons-nous pas pour leur salut et pour l’adoucissement de leurs peines ! Heureux celui qui peut se dévouer pour une œuvre si belle !

0 est aux hommes de Part sans doute qu’appartient d’abord la première part de la touchante mission qui doit accomplir ces vœux. Puissent -ils toujours y apporter les lumières et l’expérience nécessaires! Puissent -ils y apporter aussi les dispositions qui les rendront vraiment dignes d’un aussi noble ministère !

Plusieurs administrations hospitalières se sont imposé la règle de faire dépendre d’un concours la désignation des hommes de l’art chargés du traitement des malades. Elles ont eu en cela le motit, très-louable sans doute, de se défendre elles-mêmes contre les choix de faveur, contre les sollicitations, contre les mécontentemens, contre les accusations mêmes injustes ; elles ont voulu aussi obtenir les garanties les plus certaines de la capacité des sujets. Ces scrupules sont a nos yeux du moins, mal entendus, exagérés. Ils sont en partie le fruit des tristes préjugés répandus depuis quelque temps, qui assiègent d’une aveugle défiance tous les actes de l’administration publique. Souvent imparfaite, trompeuse même, lorsqu’il s’agit seulement de reconnaître les candidats les plus capables, relativement aux connaissances théoriques, la voie du concours le devient bien plus encore, quand il s’agit de constater l’habileté pratique. Comment mettre au concours le zèle, la charité et les vertus qui sont exigés d’un médecin des pauvres ? L’estime, les sympathies des bienfaiteurs des pauvres ne sont-elles pas des jugemens plus sûrs que ceux qui reposent sur les formes académiques ?

Le service des hôpitaux, quelque faible qu’en soit la rétribution , fût-il même rempli gratuitement, offre deux grands avantages aux hommes de l’art, il devient pour eux une école : ils y puisent l’instruction la plus précieuse', celle de l’expérience; il devient aussi pour eux un titre de recommandation aux yeux du public;

! »] Nous avons vu avec satisfaction des hôpitaux de villes moyennes, dont les médecins faisaient deux visites ; l’une Je matin , l’autre le soir.

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