TROISIÈME PARTIE. LIVRE 111. CHAI», y
Pour les hommes Pour les femmes
| Réputés curables à 1 sur)
Moyenne des deux sexes : 1 sur 2,50 [i]
Les 9 années suivantes, de 1821 à 1835, ont donné les résultats suivans :
Guérisons : 1 sur
Hommes. Femmes. Moyenne.
Malades réputés curables. . 3,10 2,92 2,98 [2]
Sur ce nombre, près de la moitié des guérisons a eu lieu dans les trois premiers mois de l’admission; environ 8,70 sur 100 dans la première année ; près de 8 sur 100 pendant le cours de la seconde, et seulement 5 sur 100 pendant les années subséquentes. Mais, chose remarquable, on trouve encore quelques guérisons après la 10e, la 20e et même après la 30e année.
La durée moyenne du séjour des malades guéiis<i été de dix mois et treize jours; mais, pour les hommes, elle n’a été que de 7 mois et 13jours; tandis que, pour les femmes, elle a été de 10 mois 20 jours.
La proportion des rechutes, dans ces deux hospices , et pendant le même temps, comparées aux admissions annuelles, est :
Pour les hommes, de. . 1 sur 14 Pour les femmes, de. . 1 sur 17 Pour les deux sexes. . . 1 sur 15 [3]
A Rouen [4], les guérisons ont été en 1833 et 1834 :
Pour les hommes, de. . 1 sur 4,30
Pour les femmes , de. . 1 sur 3,10 Pour les deux sexes, de 1 sur 3,70
La moitié des guérisons est également obtenue pendant les trois premiers mois du traitement; 1 / 6e seulement après la lre année. Mais, en 1835, le rapport des guérisons s’est élevé dans cet asile à un sur 2,30 [5].
Les récidives constatées par ce dernier sont :
Pour les hommes, de. i. \ sur G Pour les femmes, de. . 1 sur 4 3/10 Pour les deux sexes, de l sur 4 3/20
A l’inverse des hospices de Paris, elles seraient à Rouen plus fréquentes chez les femmes; par un autre contraste, les femmes aliénées admises chaque année sont moins nombreuses à Rouen, que les hommes ; tandis qu’à Paris elles sont cri beaucoup plus grand nombre [6].
A l’hospice de Saint-Lazare, à Marseille, d’après les relevés dressés pour les dix années de 1824 à 1834, le nombre des femmes admises estsupérieur à celui des hommes, de 18 pour 100. ou de près d un cinquième. Le nombre des guérisons, chez les femmes, est supérieur de 20
pour 100, à celui des guérisons parmi les hommes.
La durée moyenne du séjour à Saint-Lazare est pour les malades réputés curables :
Pour les hommes, de. . 5 mois 13 jours.
Pour les femmes , de. . 6 3
Pour les deux sexes, de 5 26 [7]
A l’hospice de Bordeaux, le rapport moyen des guérisons est évalué au quart de celui des malades.
A l’hospice de l’Antiquaille de Lyon , on ne tient compte que des sorties ; elles présentent pendant 5 ans, pour résultat moyen dans leur rapport avec les admissions , savoir :
Pour les hommes, d’une sortie sur 1,65 Pour les femmes, — 1,75
Pour les deux sexes, — 1,70 [s],
A l’hospice de Saint-Venant, d’après un relevé de dix années, antérieures à 1837, on obtient :
Malades en traitem. Admiss. annuelles.
Pour les hommes sur. 32 23
Pour les femmes. . . 27 18
Total. 59 41
A l’hospice de Saint-Dizier, le nombre es guérisons est :
[1] Ces rapports sont ceux du nombre des admissions à celui des guérisons.
[2] Compte-rendu du service des aliénés des hospices de Paris , en 1835, tableau n° 5, p. 22 et 23.
[3] Ibid, tableaux nos 9 et 10.
[4] Notice statistique sur l’asile des aliénés établi à Rouen, par M. le docteur de Boutteville, 1835, p. 22.
[5] Rapport présenté au conseil général sur le service de l’asile des aliénés , en 1835 , par M. le docteur Par.
ehappe. — [6] Les recherches très-étendues faites sur
ce sujet par M. le docteur Esquirol , en Europe et aux »
Etats-Unis, l’ont porté à conclure que le rapport général des hommes aux femmes est de 37 à 38.
[7] Documens statistiques sur les hôpitaux de Marseille, etc., 1836, in-fol. p. 75.
[s] Voyez les comptes administratifs publiés annuellement, depuis 1831, par l’administration de cet établissement.