LEGISLATION DES CAPITULAIRES
des pauvres doivent être jugées avec une équité et une diligence toutes particulières [1].
Avec le régime féodal cesse toute législation sur les pauvres, parce qu’avec lui disparaît toute autorité centrale , toute administration générale.
Le lien que la féodalité établit entre le seigneur et son homme , engage au premier les services du second; au second, et en retour, la
Sub Dei defensione et nostro mondebardo pacem habeant. 4* Capitulaire de l’an 806, cap. 3. — Recueil des
protection du premier. C’est encore un patronage, mais un patronage acheté par la dépendance. Chaque jour les hommes libres, mais pauvres, se réfugient sous son abri, abdiquent, par la recommandation, une partie de leur liberté. Le valide est sert ; l’invalide est recueilli dans les asiles que la piété a fondés et qu’administre le clergé. Le seigneur prend la place de la commune; il en exerce les droits, il en prend les charges.
Capitulaires, lib, vi, cap. 247. — [i] 4e Capitulaire de l’an 806, cap. 3, etc., etc.