‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 40 sur 450 · CAISSES D’ÉPARGNES EN ALLEMAGNE, ETC · texte numérisé non relu

CAISSES D’ÉPARGNES EN ALLEMAGNE, ETC

l’Angleterre. On loue les procédés de détail qui composent le mécanisme de leurs opérations; cependant, ils ne fournissent point de moyens qui garantissent une balance exacte des comptes, et ils se contentent presque toujours d’une approximation.

Cette institution devait naturellement réussir en Angleterre où le système des banques et des caisses déplacement a pris un si grand essor, où les inconvénicns nés de la taxe des pauvres se sont fait si vivement sentir, où l’étude des moyens propres à prévenir et à soulager l’indigence a excité tant de méditations et de recherches.

Le gouvernement anglais a suggéré aux législateurs de ses colonies l’adoption de cette institution, comme l’un des moyens d’améliorer aussi le sort des esclaves, et l’a répandue dans ses nombreuses et vastes possessions du dehors.

Indépendamment de la caisse d’épargnes fondée à Vienne en 1819, qui compte en ce moment 05,921 déposans et 18,542,101 florins reçus en dépôt, la capitale de l’Autriche possède en outre un institut général de prévoyance [2], qui compte 00,210 déposans, et 5,885,202 florins de dépôts. Les fonds confiés à la première sont placés : partie, en actions de la banque? en effets publics ; partie, sur hypothèque; partie, en escomptes sur lettres de change; partie, en avance sur dépôts d’effets publies ; partie enfin , en immeubles formant la dotation de celte caisse.

Il y a en outre , dans les états autrichiens, des caisses d’épargnes, à Prague, Inspruck, Laybach. La première avait en dépôt, à la fin de 1855, 5,770,045 11/12 de florins d’empire.

Le royaume de Bavière , en 1857, ne possédait pas moins de 05 caisses d’épargnes réparties comme il suit :

Développement des caisses d’épargnes en Allemagne et dans le nord de l’Europe.

Le rapide essor que l’institution des caisses d’épargnes a pris en Allemagne 11’est pas moins digne d’attention, ne cause pas moins desurprise. Il est généralement peu connu ; mais bientôt, le public sera à portée de l’apprécier , grâce à l’ouvrage que publie, en ce moment, un ancien homme d’état, un écrivain aussi justement considéré pour le mérite que pour l’étendue de ses laborieuses recherches [1]. Bornons-nous à indiquer ici les principaux traits de cet intéressant phénomène: quelques-uns de ces établissemens offrent des conditions particulières qui méritent d’être étudiées.

Cet écrivain a constaté qu’il existe en ce moment, dans les états faisant partie de la confédération germanique , 257 caisses d’épargnes.

Le montant des sommes déposées se répartit ainsi qu’il suit en les comparant à la population:

Provinces au-

trichiennes . 37,200,000 n.d’emp.

2,216 fl. 7/12

Etats non

mixtes. . . . 23,920,736 5/10

par / habi-

Provinces

j tans.

prussiennes. 8,172,799 4/5

Total. . .69,293,536 3/10

Moyenne.

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