‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 41 sur 450 · CERCLES. NOMBRE DE CAISSES · texte numérisé non relu

CERCLES. NOMBRE DE CAISSES

De l’Isère 9

Du Bas-Danube 2

Du Haut-Danube Il

Du Regen g

De la Rezat 16

Du Haut-Mein 5

Du Bas-Mein 7

Rive gauche du Rhin 5

Au premier octobre 1835, l’actif de toutes ces caisses

s’élevait à une somme de 5,585,539 fl.

Leur passif, ou montant des dépôts, déduction faite des remboursemens , à. . . 5,503,634 fl.

Excédant au profit de la caisse. . . . 81,905 fl.

Cet actif a été placé savoir :

\ la caisse d’amortissement, intérêts

3 */2 P- 0/0 3,723,421 fl.

Sur hypothèques 699,579 fl.

Prêts constitués sur des communes ou des corporations 1,162,539 fl.

5,585,539 fl.

(.elle de Nuremberg, la plus ancienne, date de 1821.

Celle de Munich, fondée en 1825 , comptait,

[1] M. de Malchus, ancien ministre des finances du royaume de Wurtemberg.— L’auteur du présent écrit lui

est redevable des indications dont il présente ici le sommaire. — [2] AUgcmcine versorgungs-anstalt, en 1824.

SECONDE PARTIE. LIVRE II. CIIAP. IV

en 1825, 11,229 déposans, el le montant des dépôts s’élevait à 2,057,153 florins et 1/2.

Les plus importantes ensuite étaient celles de Nuremberg , Augsbourg , Anspach, Landshut.

53 caisses d’épargnes existent dans le royaume de Wurtemberg, savoir :

Stuttgard

Cercle de la Forêt-Noire. .

Du Yagst

Du Danube

Du Neckar

Bailliage du Riedlinger.

Le montant des dépôts, dans ces caisses réunies, s’élève à 4,866,529 florins et 59 kr.

L’une des deux caisses de Stultgard est un établissement public, et son action s’étend dans tout le royaume par l’organe d’agens institués dans les bailliages; fondée en 1818, elle est la plus ancienne de ce royaume [ij. L’autre est une entreprise privée.

Le plus grand nombre des caisses existant dans les provinces ont été instituées par les bailliages ( Amis corporations) qui contiennent cha-

[1] Elle a été fondée parla reine Catherine de Wurtemberg, qui a porté sur le trône une sollicitude si active et si éclairée pour les intérêts du malheur, et qui n’a pas manqué une occasion d'attacher son nom aux fondations généreuses. Les statuts de ce bel établissement ont été complétés et perfectionnés le 17 septembrel831. Son organisation offre quelques particularités qui demandent à être signalées. Il se lie à la société générale de bienfaisance qui , comme nous avons eu occasion de le dire, est le centre de toutes les grandes opérations philanthropiques dans ce pays ; il est secondé par elle. La caisse d’épargnes de Stuttgard reçoit deux sortes de dépôts : ceux qui sont apportés par des personnes de la classe malaisée ; ceux qui sont remis par des bienfaiteurs en faveur des personnes de la classe ci-dessus indiquée qu’ils veulent en faire jouir. Dans la classe malaisée on comprend non-seulement les individus qui travaillent pour un salaire journalier ou hebdomadaire ou ceux qui ne retirent qu’un faible produit de leur labeur; mais aussi les domestiques et les militaires qui touchent une solde journalière.

La caisse reçoit depuis un florin jusqu’à 50 ; elle n’accorde l’intérêt intégral que jusqu’à concurrence de lüü florins pour le dépôt appartenant à une seule personne. L’intérêt est, en ce moment, fixé à quatre pour cent. 11 commence au 1" du mois qui suit le dépôt. II se capitalise après trois ans. 11 est réglé à un taux

cun de 20 à 30 mille habitons, et leur action est restreinte au bailliage dont elles portent le nom.

11 en est 11 qui ont été fondées par des communes.

6 doivent leur naissance à des associations philanthropiques.

Ces caisses placent généralement sur hypothèques d’une valeur double de la somme prêtée.

Quelques-unes placent même en prêts sur gages faits à de petits cultivateurs et artisans, sous la garantie de deux habitons bien famés. Elles font ainsi l’office de monts-de-piété et de caisses d’épargnes en même temps.

Le grand-duché de Bade possède 10 caisses d’épargnes. Les dépôts s’élèvent à 777,817 florins et 2/3.

Les dépôts de la caisse d’épargnes municipale de Carlsruhe, de celles de Manheim, de Heidelberg, constituent la principale dotation des monts-de-piété ou lombards établis dans ces trois villes; en cas d’excédant, leurs fonds sont employés à l’amortissement des dettes municipales. Ceux de la caisse de Fribourg sont placés à la caisse municipale. Ceux de la caisse d’épar-

plus faible pour les sommes qui excèdent 100 florins.

Les remboursemens ont lieu quatorze jours après la demande.

L’établissement est dirigé par un collège de douze administrateurs nommés par le roi , sur une liste triple de candidats présentée par le collège lui-même. La direction centrale de la société de bienfaisance contrôle leur gestion, participe à la surveillance et à l’audition des comptes, publie les résultats annuels des opérations et sert d’intermédiaire entre l’administration de la caisse et l’autorité royale.

Le nombre des déposans , ayant un compte à la fin de 1832, dans la caisse de Stuttgard , était de 25,397, et les sommes déposées s’élevaient à 1,024,964 florins 4 kreutzers. Pendant le courant de la même année, la caisse avait reçu 193,783 florins de 5,954 déposans. Son capital libre est de 33,579 flor. 7 kr. Les maisons d’éducation, les écoles d’industrie ont aussi dans ce royaume , leurs petites caisses d’épaignes spéciales pour les élèves et employés. Lne société particulière s’est aussi instituée à Stuttgard, en 1827, pour former, au profit de personnes qui ne sont point dans le cas de prendre part à la caisse générale , un fonds commun de prévoyance pour les cas de malheur. Elle était composée, en 1830, de 84 personnes, versant un conlingent annuel de 4529 florins, et son capital était à cette époque de 11,575 florins.

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