MOUVEMENT DE LA POPULATION
breuses. Toutefois, ces deux remarques ne sau- rapports qu’elles semblent indiquer sc modiraient s’appliquer d’une manière absolue. Les tient d’après le climat, les mœurs, le degré
nach du bureau des longitudes ), les départemens de France peuvent être distribués en deux catégories, suivantque la densité de la population surpasse la moyenne de la France entière (60,288), ou lui est inférieure; et en comparant cette densité spécifique au progrès plus ou moins rapide de la population dans les mêmes départemens, on trouve les résultats suivans :
Première classe. Départemens où la densité de population est la plus forte.
Accroissemens de la population de 1801 dl839.
Noms des Départemens.
Nomn. a nan.
p. hect. c.
acc. pa 100 h.
Seine.
Nord.
Rhône.
Seine-Inférieure.
Bas-Rhin.
Vaucluse.
Haut-Rhin.
Pas-de-Calais.
Somme.
Manche.
Calvados.
Côtes-du-Nord.
Ille-et-Vilaine.
Loire.
Seine-et-Oise.
Finistère.
Puy-de-Dôme.
Sarthe.
Aisne.
Orne.
Oise.
Eure.
Mayenne.
Saône (Haute-)
Vosges.
Haute-Garonne.
Loire-Inférieure.
Moselle.
Deuxième classe. Densité moyenne.
Meurthe.
Lot-et-Garonne.
Isère.
Maine-et-Loire.
Morbihan.
Tarn-et-Garonne.
. inc.
Charente-Inférieure.
Jura.
Ardèche.
Charente.
Noms des Départemens.
Nomb. d’hab.
p. hect. c.
Acc. par 100 b.
Saône-et-Loire.
Bouches-du-Rhône.
Gard.
Tarn.
Ain.
Crt
oc
oc
Haute-Loire.
Basses-Pyrénées.
Ardennes.
Hérault.
Seine-et-Marne.
Lot.
53,907 R. inc.
Dordogne.
Meuse.
Gironde.
Haute-Vienne.
Doubs.
Hautes-Pyrénées.
Corrèze.
Vendée.
Deux-Sèvres.
Yonne.
Gers.
Arriége.
Indre-et-Loire.
Troisième classe. Densité
la plus faible
Eure-et-Loir.
Creuse.
Loiret.
Cantal.
Drôme.
Var.
Côte-d’Or.
Nièvre.
Aude.
Marne.
Vienne.
Aveyron.
Aube.
Allier.
Haute-Marne.
Loir-et-Cher.
Pyrénées-Orientales.
Indre.
Cher.
Landes.
Lozère.
Hautes-Alpes.
Basses-Alpes.
Corse.
Moyenne de la France entière.
SECONDE PARTIE. LIVRE 111. CHAI». 1
d’aisance et d’industrie. La densité de la population ne saurait être mesurée sans doute, d’après la seule superficie géométrique du territoire; il convient d’avoir égard en même temps à la fécondité du sol; mais le sol, à son tour, invoque la pré scnce de l’homme, pour acquérir toute sa force productive ; il devient d’autant plus fertile, qu’il est plus habité. Voyez ces vastes régions de l’Asie et de l’Afrique, jadis couvertes d’abondantes moissons, aujourd’hui transformées en déserts stériles depuis que la race humaine s’en est retirée! près de nous, la Sicile, une portion même de l’Italie, en partie dépouillées de cette richesse agricole dont la nature se plaisait à les doter, depuis qu’elles ont moins d’habitans à nourrir! les sables s’amoncèlent, les eaux deviennent stagnantes; des exhalaisons pestilentielles corrompent l’air, les animaux domestiques disparaissent; tout meurt. Que l’homme se montre de nouveau dans sa demeure, et tout se ranime! la population s’agglomère, et le travail combiné par l’association des forces acquiert une puissance nouvelle; les arts auxiliaires viennent seconder les efforts du cultivateur; du sein
de la terre sortent des trésors inconnus. Si, descendant des hautes considérations morales qui se rattachent à la présence d’une population nombreuse, on entre dans ces vues matérielles dont l’économie politique est de nos jours trop exclusivement préoccupée, on ne peut s’empêcher de reconnaître que la population, telle qu’elle est ici conçue, est un véritable capital, le plus précieux des capitaux, pour un pays. De vils troupeaux ne forment-ils pas un capital, ne sont-ils pas une des richesses nationales? Si les babitans étaient des esclaves, n’auraient-ils pas une valeur immense? leur valeur s’évanouiraitelle donc parce qu’ils sont libres? ne représentet-elle pas ce que chacun d’eux a coûté , ce que chacun d’eux peut produire? et que ne peuvent pas produire les hommes réunis en société? et quel autre capital obtiendrait, sans leur concours, une puissance productive?
Ici même, et sous le rapport matériel, les dons de l’intelligence et de la volonté composent, pour l’être humain, l’élément le plus essentiel de la valeur ou du capital qu’il représente; car, c’est par son intelligence et sa volonté, qu’il
D’où l’on voit qu’en France, l’accroissement de la population, est loin d’étre généralement en raison de la densité, mais obéit encore à plusieurs autres circonstances.
Appliquons les mêmes rapprochemcns à l’Angleterre.
Première classe. Comtés où la densité de la population est la plus forte.
Mouvement de la population sur 100 habitons.
Par mille c. Mariages. Naissances. Décès. Accroissem.
Middlesex.
Lancaster.
Surrey.
Worwick. .
York, est.
Stattford.
Kent. . .
GO
Si
Gloucester.
Chester.
Worcester.
Hersford. .
Deuxième classe
Nottingham.
Leicester. .
Sommerset.
Derby. . .
Densité moyenne.
Durham. . .
Par mille c
Cornwall. . .
Essex. . . .
Oxford. . .
Buckingham.
Bedford. . .
Suffolk. . .
Berks. . . .
Southampton.
Devon. . .
Norfolk. . .
Wilt. . . •
Northampton.
Sussex. . •
Mariages. Naissances. Décès. Accroissem.
Trois le
me
classe Densité
la plus faible .
Salop
York, ouest. . .
Dorset. • • •
Monmouth. . .
Cambridge. . .
Huntingdon.
Ruttland. . . .
Heresford. . .
Northumberland.
Cumberland.
Lincoln. . . .
York, nord. . .
Westmoreland. .