‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 65 sur 450 · LI VRE III. CH AP. I · texte numérisé non relu

LI VRE III. CH AP. I

« précipiter dans les villes; par là vous protège- << i ez la moralité du peuple ». Les réglemens sur le domicile se lient étroitement, dans ce système, à ceux qui subordonnent à certaines conditions les mariages, l’exercice des professions industrielles. La liberté absolue laissée à chacun, de s’établir où il veut, de se marier quand il lui plaît, d’embrasser le métier qui lui convient, est signalée comme une indépendance funeste, qui multiplie les indigens , et à laquelle la sagesse de l’autorité municipale doit apporter des limites [2].

Que l’administration des secours publics ait le droit de refuser l’assistance à des indigens étrangers qui se présentent dans une commune, uniquement pour y obtenir des libéralités qu’ils ne pourraient espérer 'a leur domicile; qu’il soit quelquefois sage, nécessaire même d’user de ce droit ; que l’autorité municipale repousse de son territoire les vagabonds et les gens sans aveu ; que la police soumette les malfaiteurs libérés, après l’expiation de leur peine, à une surveillance assidue, et leur interdise de séjourner dans certaines localités où leur présence deviendrait dangereuse; nous l’admettrons sans doute : il n’est rien dans ces mesures qui n’obtienne l’assentiment des bons esprits. Mais là se bornent et les exigences de l’ordre social , et l’intérêt de la bienfaisance publique. La liberté de choisir son séjour est une faculté naturelle, qui ne saurait être restreinte dans de plus étroites limites; l’hospitalité ne saurait être déniée à celui qui ne porte préjudice à personne; l’homme de travail doit être le maître de choisir sa résidence , et de la fixer où il pourra exercer son industrie avec le plus d’avantage. Loin d’atteindre le but qu’on se propose, en parquant ainsi les habitans du pays dans des résidences fixes, par une répartition forcée et artificielle de la population, on arrêterait le développement des causes qui contribuent à la prospérité générale et au bien-être des classes laborieuses. Il est naturel que la population disséminée sur un territoire, éprouve quelques déplacemcns , ou simplement momentanés , ou durables. Une partie des habitans quitte les lieux qui leur offrent peu de ressources, pour se porter sur les points où se manifeste une plus grande

y rage est l’un de ceux qui ont concouru pour le prix proposé en 1834, par V Académie rotjale des connaissances utiles à Erfurt.

[-] 1b., pag. 41, 42.

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