DU PATRONAGE INDUSTRIEL
aux dotations des sociétés de secours mutuels; 4°àformer une réservequi, dans les crises industrielles, offrirait un premier moyen d’assister les travailleurs les plus malheureux ; 5° à décerner des encouragemens et des récompenses.
L’institution du patronage industriel, telle qu’elle vient d’être conçue, se lierait à celle des comités de placement, à celle des syndicats qui ont été également proposés ci-devant. Elle se lierait aux institutions déjà existantes qui viennent d’être signalées, telles qu’en France, les chambres consultatives des arts et manufactures, les comices agricoles, les sociétés industrielles, les cours d’application des sciences aux arts, etc,, qui ont pour but le progrès de l’industrie et l’instruction des ouvriers. Elle
pourrait se lier encore à celle des caisses d’épargnes^ celle des monts-de-piété, en supposant du moins que l’organisation des monts-de-piété fût elle-même modifiée de manière à être plus utile. Les fonds destinés à alimenter la caisse de l’institution du patronage , comme ceux qui serviraient aux assurances pour les besoins des ouvriers dans la vieillesse, la maladie, et pour ceux de leurs veuves et de leurs enfans, seraient déposés au mont-de-piété, et y fructifieraient en attendant leur emploi.
Enfin , l’institution de patronage serait, pour le gouvernement lui-même, une lumière précieuse. Elle l’éclairerait sur les intérêts des classes laborieuses et sur les moyens d’en améliorer le sort.
SECONDE PARTIE. LIVRE III. CIIAP. III