‹ De la bienfaisance publiqueChapitre 85 sur 450 · ÉCONOMIE DOMESTIQUE APPLIQUÉE AUX OUVRIERS · texte numérisé non relu

ÉCONOMIE DOMESTIQUE APPLIQUÉE AUX OUVRIERS

exemple suffît pour faire apercevoir tout ce qu’on pourrait attendre d’un semblable genre d’établissemens, en les garantissant par une sage surveillance. L’art de l’architecture, en con-

cevant le plan d’édifices deslinés à 1 habitation de la classe ouvrière, pourrait y taire entrer des dispositions favorables à la communauté de certains services [1].

[t] M. le baron de Morogues a évalué, comme il suit, la dépense nécessaire, dans les grandes villes de France, à une famille d’ouvriers, composée du chef, de sa femme et de trois enfans, ou de deux enfans et d’un vieillard.

1° Nourriture.

Pain, un demi-kit. par personne, pour 5 personnes, pendant 365 jours :

912 kil. à 32 cent, et 1/2

Viande, œufs, fromage, légumes ou assaisonnemens, sel compris, à 50 cent.

par jour, pour 5 individus

Boissons fermentées à 25 cent, par jour, pour la famille

Total. . .

2° Logement.

Habitation. . . .

fr. 50

Feu et lumière. . .

Impositionsdirectes.

Renouvellement et

entretien du mo-

bilier

fr. 296 40 c.

fr. 570 15 c.

fr. 130

3° Vêtemens.

Habits et linge, pour

le chef, à raison

de

fr. 50 v

Pour la femme.

Pour 3 enfans. . .

Dépenses imprévues

, usten-

siles, tabac, etc 19 85

Total. . . fr. 860 [*]

Le même auteur modifie, comme il suit, ces évaluations, pour une famille d’ouvriers de la campagne,

composée de la même manière :

1° Nourriture.

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