LIVRE III. CU AP. III
sources le lui permettent. Mais l’économie do mestique a aussi son rôle à remplir , en lui procurant les objets de consommation en meilleure qualité et à un prix plus modéré. Ainsi se combinent les deux branches qui composent , pour l’homme de travail , un bon régime de vie. L’une ménage ses finances , l’autre ses forces ; elles s’aident mutuellement l’une l’autre.
Un bon manuel d’hygiène populaire mis à la portée de la classe ouvrière serait pour elle un bienfait précieux [1] , surtout si elle consentait à le lire et à en profiter. Les notions de cette hygiène devraient être enseignées aux instituteurs primaires dans les écoles normales ; et les instituteurs , à leur tour , devraient y puiser d’utiles recommandations pour leurs élèves [2]. C’est surtout dans les écoles ouvertes aux adolescens et aux adultes , que ces recommandations seraient mieux placées , parce qu’elles seraient mieux comprises et plus immédiatement appliquées. Mais il sera toujours difficile de changer les habitudes prises ; il faut encore recourir à d’autres moyens pour éclairer sur leurs vrais intérêts les personnes de la classe laborieuse : il faut que les chefs des grandes manufactures s’en occupent, que leurs épouses s’associent à leurs efforts. Il dépendrait d’eux de donner au moins dans leurs ateliers l’exemple de précautions salutaires, d’engager leurs ouvriers à suivre un bon régime de vie. Enfin, les institutions de patronage que nous avons proposées à la fin du chapitre précédent, en feraient un des objets de leur sollicitude , et auraient plusieurs moyens de concourir au succès.
[1] Un foi t bon manuel a été composé dans ce but, domestique , de madame Celnart et la Pharmacie po~ par M. Saucerotte, sous le titre de Conseils sur la pulaire se recommandent pour les soins relatifs aux santé, etc., et couronné par la Société pour l’instruc- cas de maladie. — [2] M. Orfila a publié pour les écoles lion élémentaire, Paris, 1827. Nous lui avons emprunté primaires, des Préceptes d’ Hygiène, que son nom seul ici autant qu’il nous a été possible. La Garde-malade recommande assez. Paris, 183b'.