LA RÉPUBLIQUE DE 1848 ET LA DISSOLUTION
connaît la fameuse maxime « Enrichissez-vous », que le lien obstiné du suffrage censitaire avait mise en vogue ant le gouvernement de Juillet. La république de 1848 t contre ce système électoral, et la constitution du 4 nore vint proclamer rétablissement définitif du suffrage
universel que le décret du 5 mars, rendu par le go\ ment provisoire, avait déjà organisé.
Avec une base d'élections aussi large, la dissolu pouvait manquer de devenir véritablement une consi nationale. Malheureusement, la constitution de 1818, < bien des points reproduit celle de 1791, était fondée el sur un principe qui constitue la négation même du ( dissolution. La séparation des pouvoirs, disait Part, lî première condition d'un gouvernement libre, et Tart. ( dait, comme corollaire de cette déclaration de princi « toute mesure par laquelle le président de la Républi sont rassemblée nationale..., est un crime de haute tra
Il est à remarquer que la dissolution fut refusée au exécutif, pour ainsi dire sans discussion. J ai lu tous lei qui ont précédé le vote de la constitution de 1848, et j' taté, non sans quelque étonnement, que pas un ora s'était levé pour demander que le chef du pouvoir exé investi du droit de dissoudre l'assemblée nationale. En che, les partisans de la suprématie du pouvoir légis firent pas défaut, et Félix Pyat était d'accord avec la r de rassemblée, quand il disait : o Dans une républiqu a plus qu'un droit, le droit du peuple, qu'un roi, le même représenté par une assemblée élue, l'assemblé nale. Cette assemblée doit donc être souveraine, co peuple qu'elle représente; elle résume tous les pouvoi règne et gouverne par la grâce du peuple, elle est comme l'ancienne monarchie et peut dire aussi : l'Et moi... Le pouvoir législatif doit donc dominer compl( le pouvoir exécutif, sous peine d'avoir deux têtes en i que, c'est-à-dire, toutes les luttes, tous les conflits » (
(*) Moniteur universel^ octobre-décembre 1848, p. 2723.
s de 1848 qui s'inspirèrent beaucoup de la 791 , ont-ils rejeté la dissolution par esprit m? Je ne le crois pas, et je pense que labolution dans la constitution de 1848 peut autres motifs. D'abord, chacun se rappelait^ ge Louis-Philippe avait fait de cette instituil s'en était servi pour procurer à son gouajorité docile.
'assemblée nationale, en majorité anticésaque la dissolution ne fût une arme contre le et ne favorisât rétablissement d'une dicta-
ition, qui est en somme un appel au peuple, ;tituants de 1848 une méfiance que les vio* par le peuple pendant les journées de juillet t légitimer.
\ raisons, la dissolution ne fut pas admise, I la république fut ainsi privé du seul moyen les conflits entre les deux organes de l'Etat, le 1848 avaient cru, comme ceux de 1791, soigneusement la sphère d'influence de cha- , ils éviteraient les conflits; les événements s s'étaient trompés. Les conflits devinrent nme ils étaient insolubles légalement, on jrens violents. Ce fut l'exécutif, avec un chef nant, qui l'emporta sur le législatif, par le décembre 1851 que l'admission de la dissostitution de 1848 aurait très probablement