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différents; car. tandis que Thompson prétend que l’atrophie de l'organe est la règle, qu'Harrisson la considère comme possible, Guyon et Albarran affirment avoir toujours rencontré une hypertrophie plus ou moins marquée; c'est cette opinion que l’on peut prendre comme règle, et c'est, en effet, une prostate grosse que l'on rencontre dans la très grande majorité des cas. Le toucher rectal donne des renseignements très précis sur la sensibilité, le volume et la consistance de la glande. La sensibilité à la pression est toujours augmentée ; dans la plupart des cas même, l'extrémité du doigt qui appuye sur l'organe y détermine une véritable douleur qui, tantôt reste localisée au point exact où s'exerce la pression, tantôt se fait sentir dans toute la glande, se propage le long de la verge et s'irradie jusqu’au gland: ordinairement cette douleur n'est pas très intense; lorsque parfois, une pression même modérée du doigt est intolérable, on est presque en droit de conclure qu'on se trouve en présence, non pas de phénomènes chroniques, mais subaigus. | L'augmentation de volume est extrèmement variable; tantôt considérable, tantôt à peine marquée; portant souvent uniformément sur la glande entière, n'intéressant parfois qu'un seul lobe, et même une partie d’un lobe. Montagnon(1)examinant 70 prostatiques a trouvé :
Le lobe gauche hypertrophié:...... 20 fois w droit A ele dede 315 5 moyen PR NRA DO AS
La glande entière » RAR EE as
(1) MONTAGNON, Loco:ci,
Chez les malades que nous avons soignés, nous avons ” trouvé :
Le lobe gauche hypertrophié....... 5 fois » droit D LS MUR ASS 5 »
ba glandeéntières "rt real 6 :»
Ces chiffres n’ont pas une importance capitale; nous les donnons seulement pour montrer que souvent l’hypertrophie est localisée, et pourrait passer inaperçue à un examen superficiel.
Quant à la consistance, elle est également variable; c'est, ou bien une glande régulièrement tendue et molle au toucher, ou bien une prostate peu hypertrophiée, où le doigt sent un ou plusieurs noyaux indurés très douloureux à la pression; cette dernière forme qui semble correspondre à l’envahissement surtout du tissu interstitiel est celle que nous avons rencontrée le plus fréquemment.
Lorsque le doigt a recueilli ces sensations que nous venons de décrire, on peut affirmer une prostatite, sans crainte de se tromper, les autres signes ayant au contraire besoin d’être discutés.