‹ De la Blennorragie Chronique De la ProstateChapitre 7 sur 24 · LEE · texte numérisé non relu

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et se rapporter à deux chefs : l’urétrite chronique d’une part, la congestion de la prostate, de l’autre.

Chez tous les malades, en effet, porteurs de lésions prostatiques on trouve un certain degré d’urétrite chronique postérieure; c’est le chemin tout naturel suivi par l'infection pour atteindre la prostate: et si, au moment où survient l’urétrite postérieure, la prostate se trouve être en état de moindre résistance, la prostatite chronique ne tarde pas à s'installer: ce qui, au début n'était que congestion devient rapidement inflammation.

Il devient dès lors nécessaire que nous indiquions quelles causes peuvent engendrer et l’urétrite chronique postérieure et la congestion de la prostate. Nous poserons pour ainsi dire, de cette façon, les bases du traitement prophylactique de l'affection dont nous indiquerons plus loin le traitement curatif.

L’urétrite postérieure est loin d’être rare, même au début de la blennorragie.

Eraud (1) dit même que l’urétrite postérieure est la règle dans toutes blennorragies, au moins à un moment donné de leur évolution.

Colombini (2) établit la statistique suivante : il note l’extension de la blennorragie à l’urètre postérieur :

Dans la 1"° semaine dans 39,7 pour 100 des cas

» ge » 62,15 »

(1) ErauDp. — De l'urétrite post. simple ou compliquée. Zyon

médical, 1885.

(2) D'P. CoromBnt. — Morgagni. 1897, n° 7.

PAL A EEE PP ECM TPE : i ñ # 20 y Li

Ces urétrites sont souvent produites par des défauts de traitement, des écarts de régime et plus souvent encore par un traitement mal dirigé, par des injections intempestives, en particulier.

Cette idée à laquelle on semble beaucoup se rattacher aujourd'hui n’est cependant pas nouvelle. Civiale (1) avait déjà fait remarquer que « beaucoup de malades qui éprouvent des désordres de la prostate et des organes génito-urinaires voisins du col vésical, avaient fait usage d’injections irritantes dont les effets sur la prostate se prononçaient quelquefois d’une façon immédiate. »

Puis la méthode des injections est devenue à la mode, et, comme toujours, on est allé dans cette voie beaucoup trop loin ; de sorte qu'aujourd'hui une réaction très importante se fait et qu'on revient un peu aux méthodes anciennes, rejetant surtout les injections du début.

C'est ainsi que Finger (2) qui a « comparé les résultats que donne le traitement par les injections pratiquées dès le début à ceux donnés par les injections tardives, rejette absolument la première manière d'agir. »

Dans le même sens, Montagnon (3) a vu dans plusieurs de ses observations que des injections faites prématurément où mal ont joué un rôle manifeste dans l'irritation des parties profondes.

A côté des injections prématurées, les rétrécisse-

(1) CiviALE. — Traité des maladies génito-urimaires, t. I, pe 329. (2) FINGER. -— Thèse de Witanof, Paris, 1806. (3) MONTAGNON. — Loco citato.

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