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Le cinquième jour,on fait un lavage l’après-midi — parce qu’on peut déjà commencer à espacer un peu plus les lavages — mais pas encore de vingt-quatre heures. C’est pourquoi le sixième jour on fait encore deux lavages. — Il faut être prévenu que la guérison est plus difficile à obtenir que pour la période chronique — et, pour peu que la réaction séreuse n’ait pas été parfaite, continuer les lavages — jusqu’à douze ou quatorze. — On peut faire les deux derniers — à 1/500 pour l’uréthre ant. - et à 1/1 000 pour l’uréthre post. Il faudrait même faire deux ou trois lavages à deux jours d’intervalle, si l’on avait entrepris la période aiguë d’augment. Et encore ne
serait-on pas assuré d’une guérison parfaite.
Reste maintenant à décrire le traitement abortil qui difière fort peu du précédent — et qui est plus facile en ce sens que la guérison est plus assurée. Si l'on a la chance de commencer le traitement à cette période où il ya surtout des cellules épithéliales dans l'écoulement qui est peu purulent; si le méat quoique rouge ne présente aucun gonflement, on
peut assurer une guérison facile.
Comme à cette période, la maladie fait rapide-
ment des progrès vers une période de moins en
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moins répressible, il faut commencer le traitement à l’heure même où le malade vient consulter :
Donc à l’heure de la première visite :
Matin 8h. Après midi, 2h. Soir, 8h.
Premier jour ire nee 4000 PILE A R/ 4000 Deuxiènierjouri: 11/3000 14.552. Tan eee 11/4000 Troisième jour, 1/2000.,. .7..... es ciee 2epiély 4000 Quatrièmerjour re Pen, NARODON A ER ir nee Cinquiemejour.Mi/20008 MIE 1 AEr/4000 Sixième jour: INR MOI /20000 SE NRC See Septième jour... HAN Teen Rare SA RCE TUE TA : ae : CURAANC AO EE Se Huituème jour Et tire Cine UP POST UITM O0 LAS
Quelle que soit la période à laquelle on a traité le malade, une fois la série de lavages finie, on lui conseille de continuer à obturer son meat, et surtout de l’examiner avec grand soin. Si la guérison est parfaite, il ne voit rien, et il se borne à revenir au bout de huit jours, où on lui fait un lavage de l’urèthre antérieur avec une solution de nitrate d’argent à un deux millième. (Réaction de Neisser).
Si dans le léger écoulement il y a quelques gonocoques, on fera encore quelques lavages au perman-
ganate.
— Mais souvent, surtout après un traitement de la période aiguë, il n’en est pas ainsi, et le malade deux ou trois jours après la cessation des lavages, voit une légère goutte blanchätreapparaître au meat. On lui a donné le conseil de revenir aussitôt, et sans perdre un instant, après avoir recueilli la goutte pour Pexaminer, on fait un lavage au permanganate à un millième, pendant deux ou trois jours.
Si au lieu de revenir de suite,le malade leurré d’un vain espoir, a attendu quelques jours, 1l voit la maladie revêtir une forme très aiguë, et lorsqu'il se présente de nouveau, 1l est trop tard pour commencer des lavages ; 1l faut le mettre aux émollients et aux antiphlogistiques. Je reviendrai dans un instant sur ce sujet.
Mais enfin le malade n’a rien vu, il n’y avait pas de gonocoques après la réaction de Neisser ; tout n’est pas fini,etil faut donner au malade des conseils qu’il devra suivre sous peine de voir son urèthre s’infecter secondairement, ce qui je dois le dire arrive assez souvent par la négligence des malades.
On lui recommandera donc de continuer d’obturer son meat pendant encore une semaine où deux, et de se laver une ou deux fois par jour avec une solution de sublimé à un quatre millième.
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On lui déconseillera le coït pendant une quinzaine au moins, et mieux un mois :et on lui recommandera, s'il voit une femme, de faire ensuite une sérieuse désinfection du gland et du méat avec la même solution que précédemment. Et même il vaudrait mieux coïiter en condom.
Si le malade suit ces instructions, il obtiendra une guérison parfaite et durable, et verra son canal dans un état aussi avantageux qu'avant toute maladie.
Mais souvent le malade oublie ou néglige ces précautions, et peu de temps après avoir cessé le traitement, il revient avec une goutte jaunâtre,
avouant un coît au moins. Le plus souvent pour ne pas dire toujours, il n’y a dans l'écoulement que des microbes secondaires, recueillis dans le vagin, - visité, et quelques lavages, (souvent un seul) au sublimé de un vingt millième à un dix milième, guérissent cette réinfection.
Voilà pour les cas ordinaires. Mais ce ne sent pas toujours des malades dans ces conditions qui se présentent à la consultation. J'ai parlé au commencement d’écoulements sans gonocoques, et d’écoulements mixtes. Or, contre des microbes autres que le gonocoque, le permanganate est notablement
inférieur aux autres antiseptiques, et notamment au
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sublimé ; il favorise même les infections uréthrales secondaires, par la réaction séreuse qu’il produit, et qui est pour les différentes bactéries et microcoques un excellent milieu de culture, à l'inverse de ce qu’il
est pour le gonocoque.
Si donc un malade se présente avec un écoulement à bactéries, la chose est toute simple, et il faut
le traiter par le sublimé.
Mais si l'écoulement est mixte, s’il y a par exemple une cystite a staphylocoques en même temps qu’une uréthrite à gonocoques, il est indiqué d’agir sur la cystite tout aussi bien que sur l’uréthrite. Or dans ce cas, M. Janet a retiré de grands avantages de l’union médicamenteuse du sublimé et du permanganate. Ces deux médicaments mis en présence dans une solution, ne se nuisent aucunement et si le sublimé subit une décomposition partielle, ce n’est qu’au bout de plusieurs jours, ou rien n’est plus facile que de faire le mélange au moment même du lavage. On obtient ainsi rapidement la guérison de la cystite et de lurèthrite secondaire; quant au gonocoque il ne souffre aucunement de cette association médi-
camenteuse. Il y a donc tout avantage.
ORCHITE-KPIDIDYMITE. — Cette complication constitue-t-elle une contre-indication au traitement, Cela dépend. Tout à fait au début de l'affection, mon ami Tixeron a obtenu la résolution dans plusieurs cas, par la guérison de l’uréthrite. J’ai moi-même commencé un traitement chez un malade sentant de la pesanteur dans son testicule droit,et éprouvant du côté du cordon, de la sensibilité au toucher, et j’ai guéri la blennorrhagie sans que ces symptômes se soient accentués. Dès le second jour du traitement, le malade qui portait un suspensoir, ne sentait plus rien, Cependant je ne saurais tirer de conclusion d’un fait isolé.
A la période aiguë, quand le malade doit rester au lit, il est clair que ce serait une mauvaise thérapeutique, celle qui le forcerait à se venir faire laver, et M. Janet n’a jamais entrepris de traitements dans ces conditions. Maisila vu des épididymites subaiguës céder beaucoup plus vite sous l'influence des lavages uréthraux.
C’est donc dans tous les cas,loin d’être une contre-
indication au traitement.
RÉTRÉCISSEMENTS. — Tout dépend ici du ca-
libre du canal. Tant qu’un rétrécissement laisse pisser
ia librement le malade, il n’y a aucun inconvénient possible à faire des lavages.
Une chose dont il faut bien se garder, lorsqu'un malade se dit affecté de rétrécissement, c’est de l’examiner avec une sonde à boule, Il suffit du jet d'urine pour nous renseigner. Si donc le jet d’urine nous apprend que le retrécissement est fin, qu’il cause une rétention partielle, et nous montre une urine coulant difficilement, il est contre-indiqué de faire des lavages, car le permanganate entré ne sortirait plus ou très difficilement. On courrait aussi le ‘risque de voir l’æœdème permanganatique du canal en obstruer complètement la lumière, et mettre ainsi le malade dans l'impossibilité d’uriner.
Il faudrait donc ici faire le lavage à la sonde, si le canal en permet l'introduction, ou, dans le cas contraire, mettre le malade au santal, et profiter de
cette période de calme relatif pour le dilater !
HYPERTROPHIE DE LA PROSTATE. — Il y a toujours dans ces cas, ou presque toujours au moins, une rétention partielle sinon totale de l’urine. Cette rétention contre-indique le lavage sans sonde de la vessie, pour deux raisons. D'abord le liquide ne sor-
tirait pas ; ensuite ces malades, ayant fort peu de
CPE notions sur la tension de leur vessie, seraient par là même exposés à des accidents du fait même de la pression. De tous points donc, il vaut mieux faire les lavages avec la sonde, en lavant d’abord et en vidant la vessie, puis le canal au moment où on retire la sonde.
De plus les prostatiques sont toujours en imminence d'infection vésicale, et cette irritation permanganatique pourrait être le grain de sable qui ferait pencher la balance A ce point de vue il vaut mieux ne pas employer le permanganate chez ces vieillards, et user des moyens ordinaires,le santal par exemple, en petites doses, et les laisser guérir tran-
quillement.
DANGERS DU PERMANGANATE. — Si le permanganate peut donner des résultats admirables, il n’est pas sans danger dans des mains inkabiles ou inexpérimentées ; et l’on a vu de ce fait résulter des complications telles qu’abcès périuréthraux, hémorrhagies abondantes, infections vésicales et épididymites. Ces complications sont survenues dans le cours du traitement par le médecin ou par le malade : lui-mêre,etrelèvent de causes qu’on peut facilement
éviter. Ces causes sont :
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1° Lavages avec des solutions trop fortes ;
2° Lavages trop rapprochés ;
3° Lavages incomplets ;
4° Commencer les lavages après avoir amendé les symptômes trop aigus de la blennorrhagie par Île santal. :
Dans le premier cas, on a vu survenir des hémorrhagies, des rétentions durables, et on a abouti à un
insuccès complet du traitement.
Les lavages trop rapprochés agissent d’unemanière identique.
Le lavage incomplet de l’urèthre antérieur seul, par exemple, dans un cas d’uréthrite totale, présente un assez grave danger. C’est ce qui fit rejeter le traitement antiseptique, il y a quelques années, par le professeur Fournier et par M. Mauriac, alors qu'on ne faisait que des lavages antérieurs. En eflet sous l'influence de ces lavages, l’uréthrite semble céder, mais à peine les a-t-on interrompus,que dans certains cas, la maladie reprend avec une virulance extrême, et qu’on observe souvent des complications telles que l’orchite, la coupérite, la vésiculite et des abcès périuréthraux. 11 ne faut donc jamais abandonner le
lavage à mi-chemin, et se dire qu’on réussira mieux
L'on le lendemain. Si l'on ne peut passer, il faut employer la cocaïne et même la sonde.
Mais si les lavages avec des solutions trop concentrées sont dangereuses, on a aussi vu de l'infection vésicale survenir chez un malade qui employait une solution non titrée,mais à peineteintée pour se donner lui-même des lavages. Cette solution avait repoussé dans la vessie des microbes qu’elle n’était pas assez antiseptique pour combattre.
Souvent dans la période très aiguë de la maladie, un malade veut calmer la douleur et l’inflammation par le santal. Si alors on veut profiter de cette subacuité artificielle pour commencer les lavages, on voit, dès que le malade cesse le santal, les gonocoques pulluler sous les lavages, et la maladie prendre une gravité exceptionnelle. Je ne saurais dire sous quelle influence un tel effet se produit, car lorsqu'on commence les lavages en temps voulu, certains médecins ont employé le santal de concert avec le permanganate, et s’en sont bien trouvés. [1 n’y a de fait aucun inconvénient à en agir ainsi, ni avantage non plus je crois, si ce n’est pourtant qu’on a cru observer
+ 5 moins de douleurs durant et après les lavages.